dimanche 11 février 2018

Artémis - Andy WEIR

Titre : Artémis
Titre original : Artemis
Auteur : Andy Weir
Édition : Bragelonne (thriller)
Date de parution : 17 janvier 2018
Nombre de pages : 336
Genre : Science-fiction, suspense
Décor : La Lune
Lu en : Février 2018

6/10

Quatrième de couverture : Jasmine Bashara, dite Jazz, une jeune femme d’origine saoudienne, vit sur Artémis depuis l’âge de six ans. Elle connaît la cité lunaire comme sa poche : ses cinq bulles où se répartissent toutes les classes sociales, du plus riche au plus misérable, ses lois si particulières – et pas seulement gravitationnelles – et sa corruption. La vie sur Artémis est rude quand on n’est pas un riche touriste ou un milliardaire. Jazz rêve d’une vie meilleure, et son job de porteuse (elle livre à domicile les denrées légales et de contrebande importées de Terre) ne lui promet guère d’évolution. Une chose est sûre : elle ne compte pas dormir toute sa vie dans un « cercueil », ces couchettes ultra réduites où se serrent les pauvres.

Quand un de ses riches clients lui propose un job risqué, elle ne peut pas refuser : c’est un défi bien payé. Mais elle ne se doute pas qu’elle prend part à une conspiration politique dont le but est de renverser le pouvoir sur Artémis, et de prendre le contrôle des 2000 âmes qui vivent sur la Lune...


Mon avis : J’ai déjà lu Seul sur Mars de cet auteur, que j’avais beaucoup aimé. Là, dans ce nouveau roman, on se rend sur la Lune. Artémis est une ville qui s’est construite sur la Lune. Cinq sortes de grosses bulles accueillent les habitants et les nombreux touristes venus découvrir le site d’alunissage d’Armstrong.

J’ai beaucoup aimé découvrir la vie sur la Lune comme l’imagine l’auteur, il y a d’ailleurs, pour mon plus grand bonheur, plus de détails de la planète que dans Seul sur Mars. On se laisse prendre au jeu, on suis Jazz, une jeune femme qui tente de réussir son test pour pouvoir devenir maître en sortie de la bulle pour accompagner les touristes et gagner rapidement de l’argent. Son besoin d’argent la mène sur des pistes quelque peu glissantes, et elle va se retrouver dans une drôle de situation. C’est là que l’histoire devient intéressante, quand elle devient malgré elle vandale, puis la cible de ceux qui ont été touchés. Elle doit se cacher pour sauver sa vie. Mais où se cacher sur la Lune ?

La pseudo-course-poursuite sur la Lune est très intéressante, j’ai apprécié ces moments. Malgré tout, j’ai trouvé le tout un peu long à démarrer, certains éléments un peu trop « fuck yeah M’urica !  » et j’ai eu l’impression d’être beaucoup moins impliquée dans l’histoire que dans Seul sur Mars. En gros, j’ai passé un assez bon moment, mais ça manquait un peu de sel et ce qui est vraiment intéressant tarde vraiment à venir. En plus, je suis vraiment étonnée d’avoir trouvé un certain nombre de fautes d’orthographe ou mauvaises frappes... Pour un livre publié par une maison d’édition aussi grande, c’est un peu moche, il faut se l’avouer. Peut-être qu’il aurait fallu laisser un peu plus de temps au traducteur pour lui permettre de rendre un meilleur travail, aucune idée, mais c’est un peu laid.

Pour conclure : pas mal, mais aurait pu mieux faire vu ce que l’auteur est capable d’offrir, au vu de son premier roman.

Pas mal mais aurait pu mieux faire.

samedi 10 février 2018

Indé Panda, volume 5 (février 2018) - COLLECTIF

Titre : Indé Panda, volume 3 (mai 2017)
Auteur : Solenne Hernandez, Zia Odet, Céline Saint Charle, Isabelle Piraux, Bouffanges, Balthazar Tropp, Jeanne Sélène, Renaud Ehrengardt, Serenya Howell et Éric Simard.
Édition : Numérique disponible gratuitement et légalement, voir ici
Date de parution : Février 2018
Nombre de pages : 90 environ
Genre : Nouvelles
Lu en : Février 2018

Notes données ci-dessous, encore un très bon numéro !

Quatrième de couverture : Aimez-vous sentir le vent sur votre visage ?
Un mot doux a-t-il déjà fait basculer votre vie ?
Un motif idéal pour un meurtre ? Et pour plusieurs ?
Et si la Faim avait une voix ?
Prêt à vivre une journée de lycée ?
Non, les contes ne finissent pas toujours bien. Vous en doutez ?
Croyez-vous en la magie ?
Joueur ? Joueuse ? Quelle sera votre ultime mise ?
Une petite soif de sang ?
L'amour prend-il fin un jour ?

Avec ce cinquième opus de L'Indé Panda, nos auteurs sélectionnés se proposent de répondre à toutes ces questions. De récits fantastiques en dystopie, du genre policier au contemporain, nous vous proposons également un détour par un conte et une histoire dont vous êtes le héros !

Entre les cinq plumes « habituées » de notre webzine et les cinq nouvelles, nul doute que ce numéro de L'Indé Panda vous réserve de belles surprises...


Mon avis : Encore un très très bon numéro ! L'Indé Panda, toujours au top ! :)

Je vais tenter de vous donner un avis succint de chaque nouvelle, mais globalement, c'est du chipotage, parce que j'ai apprécié tout le recueil !

Et la brise sur sa joue – Solenne Hernandez – Très bon ♥
Et voici la nouvelle qui a donné naissance à la magnifique couverture de ce numéro. On y appréciera un monde futuriste, dans lequel les gens portent des masques, pour préserver leur identité. Une jeune femme nous laisse entrevoir son quotidien, ses interrogations, ses espoirs. Une jolie prise de conscience et une belle métaphore qui peut s'appliquer à tous ceux qui, comme Aglae, portent un masque.

1918, la dernière lettre – Zia Odet – Superbe ♥♥♥
Une lettre écrite par un soldat en 1918 va changer la vie d'une personne, mais dans quelle mesure ? Le lecteur replonge quelques instants dans la Première Guerre mondiale et ses horreurs, mais une étrange lettre vient troubler encore plus cette sombre période. J'ai adoré cette nouvelle. Elle est efficace, a un but, est bien écrite, originale... Rien à redire, j'ai passé un très bon moment avec cette nouvelle, qui m'a fait me rappeler qu'il y a ceux qui partent et ceux qui restent, mais dans quel état...

Légende moderne – Céline Saint-Charle - très bon ♥
Une nouvelle policière, UNE NOUVELLE POLICIÈRE ! Ah, ça me fait plaisir, si vous saviez ! En plus, le genre ne se prête pas toujours au format de la nouvelle, c'est dur de planter le décor et de faire monter le suspense en si peu de lignes, et pourtant, pourtant Céline Saint-Charle a très bien réussi son pari. On suit un policier hanté par une enquête du passé. La résolution est surprenante, je me suis fait avoir en beauté !

Et sinon, j'ajoute quand même que c'est assez exceptionnel de voir un misophone dans une nouvelle, et ça, ça fait plaisir.

Une drôle de faim – Isabelle Piraux – très bon ♥
Une autre nouvelle sur une Guerre mondiale (la Seconde, cette fois). La coïncidence est donc intéressante, mais ce qui est plus intéressant encore, c'est que les deux auteures qui se sont lancées dans l'aventure ont traité le sujet de manière complètement différente. Bien sûr, la guerre reste la guerre. Ici aussi, c'est une lettre qui va faire basculer le destin des personnages, mais le sujet central est la faim, qui est personnalisée de très belle façon, qui s'adresse aux personnages, qui leur fait brûler les intestins, qui les dévore de l'intérieur. Touchante, poignante, triste, mais tellement réelle !

Zugzwang – Bouffanges – superbe ♥♥♥
Un gros coup de cœur pour cette nouvelle, qui met en scène un jeune autiste qui joue aux échecs. Classique pensez-vous ? Hééé, non. Parce que la présentation sous forme de roman dont vous êtes le héros est très sympathique, et transmet un réel message, qui fait écho au titre. De plus, le texte est très tendre, très bienveillant envers ce jeune homme, c'est agréable et ça change de ce que j'ai pu lire et entendre ces derniers temps.

Essayez de jouer le jeu si vous lisez cette nouvelle, même si le passage de page en page n'est pas forcément aisé depuis une liseuse un peu vieillote.

Le méchant petit cordonnier – Balthazar Tropp – bon
Un cordonnier apprend son métier à une petite fille. Il lui apprend à utiliser les fils, les aiguilles, les tissus, les cuirs... Tous ces passages sont tendres, une vraie poésie lorsque l'auteur décrit les myriades de couleurs, les enchevêtrements de tissus. J'ai adoré ces passages. Puis, le ton change, le genre se modifie un peu en conte (comme le titre l'annonçait, d'ailleurs). Le changement de ton n'est pas mauvais, mais j'ai été triste de perdre un peu la poésie du début. La fin aussi m'a semblé un peu précipitée. La nouvelle reste bonne, mais j'ai été un petit peu déçue par la fin.

La roche des païens – Jeanne Sélène – Jeanne Sélène – bon
Un homme revient sur les lieux qui hantent son passé et son présent. On lui réclame le sang, il doit s'y plier, jusqu'au bout. J'ai été un peu déstabilisée par cette nouvelle. J'ai trouvé la forme un peu étrange, le rejet presque systématique du sujet en fin de phrase m'a semblé un peu lourd. La tournure est une bonne idée pour mettre en relief certains éléments, mais tout du long, j'ai trouvé ça un peu trop artificiel. Sinon, le sujet en lui-même n'est pas mauvais, la chute est même très bonne, mais j'aurais souhaité en savoir un peu plus sur la roche elle-même, sur les événements...

La partie de dés – Renaud Ehrengardt – très bon ♥
Un homme passe la nuit dans un petit hôtel isolé. Le soir venu, il joue à une partie de dés avec le tenancier. Ils discutent et jouent... Et les choses prennent une tournure à laquelle l'homme ne s'attendait pas. Le style est efficace, une certaine tension se met en place, on doute. Une nouvelle très efficace et qui convient très bien à ce format.

Jusqu’à ce que l’aube se lève – Serenya Howell – bon
Un amour impossible entre deux personnes que tout oppose, y compris leur nature même. Une nouvelle fantastique, donc, où l'amour et l'horreur se mêlent. Les amateurs du genre y trouveront sans doute leur compte. J'ai bien aimé ma première lecture, mais finalement, à la deuxième, j'ai trouvé l'écriture parfois un peu lourde, et quelques questions sont restées sans réponse, j'aurais aimé avoir quelques descriptions supplémentaires aux moments cruciaux.

Kamar et Hala – Éric Simard – très bon ♥
Deux jeunes gens en pleine zone de guerre sont amoureux. Le jeune homme n'hésite pas à parcourir des kilomètres pour aller cueillir des fleurs sous les bombes afin de les ramener à sa chère et tendre. Un véritable message d'amour et d'espoir au milieu d'une guerre immonde, comme elles les sont toujours.

Je vous laisse d'ailleurs sur ces mots d'espoir « Le jeune homme lève ses fleurs vers l'azur en signe de provocation. Il se tourne vers la ville pour la braver de nouveau, pour défier les armées qui s'y affrontent et narguer la mort une autre fois ».

Et vous, avez-vous déjà lu ce numéro de l'Indé Panda, si la réponse est non, on fonce se le procurer gratuitement sur Amazon !

vendredi 9 février 2018

Lazare Donatien (tomes 1-3) - Virginia BESSON ROBILLIARD

Titre : L'Écritoire (Lazare Donatien#1)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Nombre de tomes : 13
Date de parution : 13 juin 2017
Nombre de pages : 42
Genre : Surnaturel
Lu en : Janvier 2018

10♥/10

Quatrième de couverture : Avez-vous déjà ressenti un certain malaise envers un vieil objet ? Quelque chose dont vous avez hérité et dont vous ne savez pas quoi faire la plupart du temps ?

De tout temps, les hommes ont cherché à percer les mystères qui se présentent en rencontrant plus ou moins de succès dans leur entreprise.

Je ne prétends pas apporter plus de réponses que d’autres à ces nombreuses questions, ce n’est pas mon travail.

Mais si d’aventure des évènements bizarres commençaient à se manifester autour de vous de façon impromptue, ce serait alors le moment choisi pour songer à faire appel à moi.

Qui suis-je ? Un être étrange, travaillant pour des causes plus étranges encore… je suis le Drockhead !


Mon avis : L’Écritoire est le premier épisode d’une saga mettant en scène Lazare Donatien. La quatrième de couverture vous aura sans doute mis sur la voie, il s’agit d’un personnage atypique, vu qu’il est un Drockhead. Très bien, mais qu’est-ce qu’un Drockhead ? Ce premier épisode donne déjà quelques explications, mais il faut attendre la suite pour en savoir davantage… Difficile donc de savoir dans quelle direction va se diriger la suite, mais au vu de ce que j’ai pu apercevoir au cours de ces 42 pages, j’ai envie de prolonger ma découverte !

Dans ce premier opus, nous faisons donc la rencontre avec Lazare Donatien. Il travaille comme antiquaire, mais c’est un antiquaire, dirons-nous… un peu particulier. En effet, son état de Drockhead lui permet, entre autres, de rencontrer des entités surnaturelles. Un jour, un homme vient le voir avec une vieille écritoire qu’il croit hantée. Lazare mène sa petite enquête pour découvrir la vérité sur ce phénomène, et quoi de plus simple que de directement se renseigner auprès de l’entité concernée ?

Vous l’aurez compris, cette histoire va vous mener à la lisière d’un monde surnaturel. Mais vous serez bien loin de tout ce que vous avez déjà lu jusqu’à présent, car Virginia Besson Robilliard propose des idées inédites. Du moins, je n’ai jamais entendu parler de Drockhead avant et même la façon dont elle présente les choses et les personnages sont innovants.

J’ai été agréablement surprise par la tournure que prennent les événements. Sans trop en dire, on balance entre des personnages pour qui le surnaturel est parfaitement normal et d’autres qui ne le soupçonnent même pas. C’est donc très intéressant de comparer les réactions de ces deux groupes face au même phénomène. Lazare sert plus ou moins de pont entre ces deux univers, et sa façon de les faire se confronter est originale et plutôt drôle.

Le style d’écriture est très agréable : pas de longueurs, mais des descriptions largement suffisantes pour profiter pleinement de l’histoire, un rythme qui s’adapte très bien aux différentes situations… Pour faire court, le tout se lit de façon très fluide et, sans s’en rendre compte, on arrive déjà à la dernière page, sur un superbe cliff-hanger !

Ai-je besoin d’en dire plus ? En 42 pages, j’ai découvert un univers inédit et un personnage fort, attachant et intéressant. On sent que l’univers décrit regorge de possibilités et on a qu’une envie : en savoir plus ! Je crois donc qu’on peut dire qu’il s’agit d’un coup de cœur, tout simplement.

Il ne me reste plus qu’à remercier Virigina Besson Robilliard pour ce SP et cette très belle découverte !

Au passage, ce premier épisode est disponible gratuitement sur Amazon ici !

Des idées inédites, un monde qui regorge de possibilités... Je veux en savoir plus ! Génial !

༺ ༺ ༺  ༺ ༺    ༻ ༻ ༻ ༻ ༻


Titre : Les Runes de Myrdal (Lazare Donatien#2)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 juillet 2017
Nombre de pages : 43
Genre : Surnaturel
Lu en : Février 2018

10/10

Mon avis : Dans mon avis sur l'épisode 1, je vous faisais part de la découverte de l'univers de Lazare Donatien. Me voilà donc avec l'épisode 2, qui vient confirmer ce que je disais : cette saga est un coup de cœur, et la suite est à la hauteur de mes attentesv!

Dans cet épisode, on suit, logiquement, Lazare et Zeph, mais également Dimitri. La fin de l'épisode 1 nous indiquait plus ou moins qu'est-ce qui allait se passer avec Dimitri, eh bien ça y est, c'est là, et c'est un plaisir de découvrir son « entrée en fonction ». On en apprend davantage sur les Drockheads, pour le grand plaisir des lecteurs. Lazare et Dimitri sont dépêchés sur une affaires de runes de pouvoir. Ils vont tout mettre en œuvre pour délivrer le pauvre homme victime du courroux des cinq runes. C'est intéressant d'en savoir plus sur le sujet, je l'avais prédit, ça se confirme : l'univers est regorge de possibilités et c'est génial de l'arpenter !

Il n'y a pas grand-chose de plus à dire, l'épisode 2 tient toutes ses promesses et pose quelques bases supplémentaires pour la suite, qu'il me tarde de découvrir. Ce format « par épisode » m'aura rapidement prise dans ses filets. Tout est très facile à suivre, l'épisode conte une affaire particulière, du début à la fin, mais un fil rouge se créé déjà d'un épisode à l'autre.

Vous l'aurez compris : j'adore ! Je vous conseille réellement de commencer cette saga. L'épisode 1 est gratuit sur Amazon, alors... vous pouvez tester sans crainte ! ☺

Addictif, j'adore !

༺ ༺ ༺  ༺ ༺    ༻ ༻ ༻ ༻ ༻


Titre : La Barque solaire (Lazare Donatien#3)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 août 2017
Genre : Surnaturel
Nombre de pages : 44
Lu en : Février

10/10

Mon avis : Nouvel épisode qui ne démérite pas ! Le titre vous aura sûrement mis la voie : l'objet qui va intéresser Lazare est une barque solaire. Et qui dit barque solaire, dit logiquement pharaon égyptien. Cette fois-ci, l'auteure nous emmène donc sur la piste d'un ancien pharaon aux pouvoirs hors du commun. Elle va nous faire entrer dans un nouveau monde dans le but de rencontrer cette ancienne puissance.

Une fois n'est pas coutume, ce nouvel univers est riche en découverte et totalement inédit. On a la chance également d'en savoir un peu plus sur les pouvoirs des Drockheads, ainsi que de la façon dont ils peuvent communiquer avec l'au-delà. Dimitri et Zeph prennenent un peu plus d'importance dans cet épisode, une très bonne chose, car l'on sent bien qu'une fois encore, les possibilités d'amener la suite de la série sont innombrables.

Décidément, il s'agit d'une saga qu'il est difficile de lâcher. En plus, je crois que je me fais bien à ce rythme feuilletonesque ! C'est plutôt chouette d'ouvrir un livre et de pouvoir le finir d'une traite sans y passer la nuit, tout en sachant que l'épisode suivant nous attend. Je ne sais pas si le format conviendrait à d'autres sagas, mais en tout cas, il est absolument parfait pour celle-ci.

Dois-je encore vous convaincre qu'il faut vous lancer ou est-ce déjà fait ? Haha.

Toujours au top !

jeudi 8 février 2018

Le Siècle Phénix (tome 1) - Thomas HENNINOT

Titre : L'Odyssée des sœurs fantômes (Le Siècle Phénix#1)
Auteur : Thomas Henninot
Édition : Autoédité
Nombre de tomes : Inconnu
Date de parution : Décembre 2017
Nombre de pages : 432
Genre : Dystopie, suspense
Décor : France dystopique
Lu en : Février 2018

10♥/10

Quatrième de couverture : En 2172, l’humanité se relève péniblement des cendres de la Grande Terreur, une crise mondiale survenue plusieurs décennies auparavant. À l’origine de ce bouleversement planétaire, une terrible maladie apparue à la fin du siècle précédent, « la Faucheuse ». Ce virus a provoqué des centaines de millions de morts avant d’être endigué, créant ainsi les conditions d’un déséquilibre mondial. La Faucheuse continue ses ravages en France, malgré les efforts de la famille Dernot, qui a découvert le vaccin et bâti sa fortune grâce à son combat acharné contre le fléau.

Juliette Dernot, héritière de la multinationale familiale, est une jeune prodige, promise à un brillant avenir. Ambassadrice des campagnes de vaccination et icône de la Fondation Asclépios, elle est épaulée par Jessica, sa meilleure amie, et par Alex, son compagnon. Mais un terrible accident de train vient bouleverser le destin prometteur de ces trois jeunes.

Très vite, la violente explosion à l'origine du déraillement prouve qu'il s'agit d'un attentat dont Juliette est la cible. Qui sont les responsables ? Parviendra-t-elle à leur échapper ? Le capitaine Verrier est dépêché sur les lieux sur sinistre. Après avoir recueilli le témoignage de Jessica, blessée lors de l'attaque, il sonne l'alarme et engage les recherches pour retrouver Juliette, qui a pu s'enfuir avec Alex. La course contre la montre est engagée. L'esprit affûté de Juliette et la compétence du capitaine suffiront-ils à défaire leur formidable ennemi ?


Mon avis : Pour commencer, je tiens à remercier l’auteur de m’avoir fait parvenir son roman. J’ai passé un superbe moment de lecture avec L’Odyssée des sœurs fantômes, le premier tome du Siècle Phénix.

Le lecteur se trouve rapidement plongé dans un futur post-apocalyptique. En effet, une terrible maladie, « La Faucheuse », a fait des ravages sur la planète et la population mondiale est réduite à peau de chagrin. Pas facile de se reconstruire dans un tel univers. Parmi les personnages principaux, on rencontre rapidement Juliette, héritière de la fondation qui a produit les vaccins contre La Faucheuse et La Louve, une jeune femme avide de vengeance. Difficile d’en dire plus, je ne voudrais pas vous gâcher le plaisir de la découverte et de la surprise. Car des surprises, il y en a... et beaucoup !

Le découpage des chapitres par personnage est très efficace pour tenir le lecteur en haleine. La pluralité de narrateurs est très bien maîtrisée, le lecteur sait qui il suit et où il est assez rapidement. Pour ça, il lui faudra juste réussir à bien situer les personnages principaux. J’ai eu un peu de peine au départ, mais une fois saisis les liens entre eux, tout est devenu clair et la suite a été une vraie partie de plaisir 

Vous l’aurez compris : j’ai tout simplement adoré ce roman ! Les personnages sont forts, attachants, réalistes, déterminés, profonds, charismatiques et… parfaits, si je puis dire. L’histoire m’a happée dès les premiers chapitres : j’ai apprécié ce monde post-apocalyptique qui tente de renaître de ses cendres ainsi que la mission de sauvetage pour tirer Juliette des griffes de l’ennemi. On retrouve les codes de plusieurs genres littéraires, le tout se mélangeant à la perfection pour offrir un premier tome très prometteur. Pour tout vous dire, malgré mon emploi du temps chargé, j’ai avalé ce roman à une vitesse folle tant j’avais envie de connaître la suite et de passer un peu plus de temps aux côtés des protagonistes.

J’aimerais vraiment vous parler plus longuement de tout ce que j’ai aimé, notamment de Magali, mais ce serait trop en dire. J’aimerais aussi vous parler de La Louve, de sa force de caractère, de sa détermination, de ses démons… un vrai kaléidoscope à elle toute seule, en somme. J’aimerais aussi vous parler de cette fin, de cette fin incroyable, qui ne fait pas dans la demi-mesure. J’adore quand un auteur va au bout de ses pensées, de son idée, et c’est ce que Thomas Henninot nous offre. Je ne le ferai pas, je vous laisse le plaisir intact de la lecture.

Quoi qu’il en soi, si les mots de la quatrième de couverture résonnent en vous : n’hésitez pas un instant et lancez-vous ! Elle est très représentative de ce que vous allez découvrir et tient toutes ses promesses, et plus encore. Lancez-vous, si elle vous parle, vous ne serez pas déçu.

En gros, il s’agit d’un premier tome très prometteur avec un univers original et parfaitement maîtrisé, des personnages forts, au caractère bien trempé. Il contient en plus de l’action, une enquête, une mission de sauvetage, des questions, des révélations, des rebondissements… Que demander de plus ?

Si jamais, le lien Amazon pour se le procurer est ici !

Une nouvelle saga dystopique à découvrir de tout urgence, si vous aimez le genre.
Moi en tout cas, j'ai hâte de connaître la suite !

mardi 6 février 2018

Maison d'artiste - Marie-Jane BARTHELEMY

Titre : Maison d'artiste
Auteur : Marie-Jane Barthelemy
Édition : Autoédité
Date de parution : 2017
Nombre de pages : 50
Genre : Nouvelle, thriller
Décor : ici
Lu en : Février 2018

5/10

Quatrième de couverture : Judith Laverne traverse des moments difficiles dans de nombreux domaines de sa vie. Elle est même amenée à fuir. Elle cherche la solution dans une Maison d'artiste dont le propriétaire est récemment décédé dans un accident de voiture. Sa fille, qu'il ramenait, a survécu, mais, handicapée, a préféré louer en l'état. Judith est séduite par la maison mais également victime de visions. La maison est-elle hantée par l'artiste lui-même dont elle n'avait jamais entendu parler et sur lequel elle s'est renseignée sur Internet dès son arrivée ? Et surtout pourquoi ces souvenirs obsédants ? Un suspense haletant où chaque fois que l'on approche d'une solution ou d'une preuve, tout vole en éclats... jusqu'à la dernière phrase. Toute ressemblance avec des lieux, des événements ou des personnes vivantes ou décédées ne pourrait être que fortuite ou involontaire.

Mon avis : Judith emménage dans une nouvelle maison, la fameuse « maison d’artiste », qui donne son titre à cette nouvelle. La maison d’artiste était habitée, comme son nom l’indique, par un artiste, décédé il y a peu, raison pour laquelle elle s’est retrouvée en vente. Judith saute sur l’occasion et déménage. Seulement, une fois dans sa nouvelle demeure, elle commence à avoir des sortes de flashs, l’artiste décédé évolue parfois à ses côtés. Folie ? Réminiscence du passé ? Fantôme du défunt qui hante les murs ? À première vue, c’est impossible à dire, ce n’est qu’au fil des pages qu’on découvre la réalité.

Les premières pages m’ont vraiment enthousiasmée : la façon d’amener la question de la folie ou non de Judith est bonne. Je trouve que l’auteure a su trouver les éléments percutants pour nous faire entrer dans l’histoire et nous présenter toute l’ampleur de la situation. On suit Judith, on s’interroge, on tremble, on se demande ce que l’on ferait dans un tel cas... Jusque-là, rien à redire.

Malheureusement, la suite m’a fait quelque peu déchanter. Le lecteur est baladé au fil d’une chronologie complexe que je n’ai pas toujours réussi à suivre. Une chronologie compliquée, c’est une chose, mais là où j’ai eu plus de peine, c’est que je suis complètement ressortie de l’histoire et je n’ai plus réussi à m’y replonger jusqu’à la fin. J’ai été déçue d’être laissée en marge. Ce n’est qu’une hypothèse, mais j’ai l’impression que le format de la nouvelle y est peut-être pour quelque chose. En effet, j’ai l’impression que la volonté de garder une histoire « compacte » a eu quelques répercussions sur la compréhension globale. Un format plus long m’aurait peut-être permis de retrouver le fil rouge dans la chronologie, mais bon, je ne vais pas tirer des plans sur la comète.

Je parle de chronologie pour être vague, pour ne pas dévoiler le pot aux roses, mais globalement, j’ai beaucoup aimé le début, la phase de doutes et j’ai été déçue par le reste. J’ai eu l’impression qu’on me laissait entrapercevoir une piste, puis qu’on me la cachait. En général, j’aime être surprise, j’aime douter, me tromper, mais là, c’était à chaque fois trop court et brutal pour que j’aie réellement le temps de me forger une opinion et de ressentir des émotions. J’ai juste été perdue, et j’ai, malheureusement, « subi » ma lecture plutôt que d’en être partie prenante.

Pour conclure, ce roman n’est pas mauvais, clairement, mais il aurait mérité quelques pages supplémentaires, je pense, afin de ne pas trop perdre le lecteur et lui laisser établir quelques plans avant de le lancer sur une nouvelle piste. Cependant, le début est très intrigant, et je pense que ceux qui n’ont aucun problème avec les chronologies un peu complexes y trouveront leur compte, avec beaucoup de plaisir.

Un début puissant et intrigant, mais la chronologie de la suite m'a semblé trop complexe, j'ai eu de la peine à suivre

lundi 5 février 2018

Casting ! (version black and white) - Kandly SPENSE

Titre : Casting !
(maintenant, Casting ! existe uniquement dans un format qui regroupe les versions black and white !)
Auteur : Kandly Spense
Édition : Autoédité
Date de parution : 2018
Nombre de pages : Environ 170 pages pour chaque version
Genre : Suspense
Décor : Belgique, France
Lu en : Février 2018

7/10

Quatrième de couverture : Une seule histoire, un seul groupe de protagonistes mais... Deux dénouements, et pour chacun... Un coupable différent ! Voilà le concept de Casting !.

Une version white, soft, pour les cadets. Une version black, plus sombre, plus torturée, plus explicite pour les moins jeunes. Camille à 25 ans. Quand elle chante, les foules sont comme, électrisées... Elle dégage ce quelque chose d'inexplicable qui vous oblige à arrêter tout ce que vous êtes en train de faire pour écouter... Juste écouter. En réalité, elle ne chante pas Camille, elle ensorcelle. Chacune de ses notes est suspendue dans le temps... Après des années de soirées entre amis à suivre avec assiduité chacune des saisons de Laissez-moi chanter, elle s'est enfin décidée à s'inscrire aux castings de l'émission. Mais dans ce monde où la pression règne en maître, tout ne va pas se dérouler comme prévu.

Outre les dénouements et les coupables, les grandes différences entre la version white et la version black résident dans la description des différents incidents, plus légère dans la version white, plus explicite dans la version black, ainsi que dans les références utilisées pour décrire des personnages, ou des situations. Là où la version black s'inspirera plutôt de la vie réelle et de sa noirceur ou de thrillers avec des références à Misery ou à Mesrine, la version white, elle, s'inspirera plutôt de personnages de dessin animés ou de jeux vidéo. Alors ? Vous sentez vous prêts à embarquer a bord du vaisseau Casting ! ? Serez-vous plutôt version black ou version white ?


Mon avis : Casting !, c’est avant tout un concept, très intéressant, d’ailleurs : « Une seule histoire, un seul groupe de protagonistes, mais... deux dénouements, et pour chacun... Un coupable différent ! ». Vous l’aurez compris, on a deux versions d’une même histoire. Attention, il ne s’agit pas d’un roman avec une fin alternative, ça va plus loin, car certains détails changent bien avant la fin, histoire de pouvoir offrir une fin qui tienne la route.

Quelle différence entre la version black et la version white ? En gros, la version black est un peu plus orientée pour les adultes. Les garçons sont « sexy », par exemple, et la fin est plus complexe. Le coupable nous explique ses ressentis, sans détour. On rentre donc dans sa tête, en osmose avec le coupable, sur les derniers chapitres. En revanche, dans la version white, les garçons deviennent « mignons », et nous ne connaissons pas les pensées du coupable (différent donc de celui de la version black). Cette version conviendra parfaitement aux jeunes lecteurs, même si la version black n’est pas particulièrement sanglante ou traumatisante non plus. Je pense que ça dépend grandement des habitudes de lecture du jeune en question.

Le concept est donc intéressant, il permet à toute la famille de lire plus ou moins la même histoire, dans la bonne ambiance. Il ouvre également la possibilité de discuter et d’échanger avec ses enfants : à eux de raconter la fin de leur version, par exemple. Les parents choisiront de raconter en rentrant plus ou moins dans les détails leur propre version. Le concept est donc, il faut le dire, innovant et vraiment bon ! Je pense juste que Kandly Spense pourrait aller encore plus loin, en proposant une version black encore plus black, mais ça, c’est purement personnel. En tout cas, elle tient une idée qu’elle peut creuser, c’est sûr.

En ce qui concerne l’histoire en général, on plonge dans les méandres d’un grand casting de chant. Je n’ai pas toujours été très réceptive à l’atmosphère. J’attendais impatiemment l’élément perturbateur. Il arrive peut-être un peu tard, mais a piqué ma curiosité.

Un petit reproche que je peux formuler est que je trouve assez étonnant que tout continue presque « comme si de rien n’était » malgré les éléments. J’essayais d’imaginer comme un grand casting réagirait en pareille situation, dur à dire, surtout quand les choses s’aggravent.

Malgré tout, on arrive doucement à la fin. Là, je vais parler de celle de la version black, qui est clairement celle qui m’a le plus plu (normal, vu que c’est celle qui est censée m’être « destinée »). Alors là... Même si on peut se poser quelques questions sur le fait que le coupable n’ait pas été repéré plus tôt, vu son passif, j’ai été bluffée par la description une fois dans sa tête. Ses pensées, son parler... tout change drastiquement et j’ai adoré ça ! J’en suis venue à regretter ne pas être plus souvent dans sa tête, parce que Kandly Spense a réellement su gérer ces passages avec une facilité déconcertante ! Alors forcément, j’en voulais plus !

Un concept black/white novateur !

Je serai toujours là pour toi - Andy PIERCE

Titre : Je serai toujours là pour toi
Auteur : Andy Pierce
Édition : Autoédité
Date de parution : Décembre 2017
Nombre de pages : 239
Genre : Suspense, policier
Décor : France
Lu en : Janvier 2018

8/10

Quatrième de couverture : « On déménage. À la fin du mois. » Pour Rose, tout a commencé ce jour-là. Le choc, la colère, la révolte... Le moment du départ. L'installation dans la nouvelle maison. Les promenades nostalgiques sur la falaise...

Rose, quinze ans, est intelligente et plutôt mignonne, mais ce n'est jamais simple de tout quitter, surtout quand on se retrouve dans une petite ville inhospitalière du nord de la France. Plutôt que de chercher à se faire des amis, elle sombre petit à petit dans la dépression... De son côté, son père, qui est commissaire de police, s'enlise dans une enquête pour meurtre qui plonge toute la ville dans l'angoisse.

Un jour, Rose est agressée sur les quais. Dès lors, l'enquête va faire partie de sa vie. En s'y intéressant, elle va être amenée à remettre en question toutes ses certitudes... jusqu'au dénouement, qui vous laissera sans voix !


Mon avis : Tout d’abord, je remercie Andy Pierce de m’avoir fait parvenir son roman. J’ai passé un agréable moment avec Je serai toujours là pour toi.

Les premières pages s’ouvrent sur le personnage de Rose. Son père est policier et a fraîchement été muté dans le Nord, soit à l’autre bout du pays. La jeune femme ne peut rien dire et doit suivre ses parents. Elle perd ses amis, ses habitudes, ses repères... Bon gré, mal gré, elle va devoir se faire à sa nouvelle vie. Pendant ce temps-là, son père enquête sur une sombre affaire, qui a coûté la vie à un de ses collègues. L’affaire lui prend tout son temps et, par la force des choses, Rose s’y intéresse de plus en plus... Autant dire qu’elle ne sait pas encore dans quoi elle a mis les pieds !

La première partie du roman est centrée sur Rose et son état d’esprit suite au déménagement. Il y a peu d’action, mais cette introduction sert à jeter les bases de l’enquête et à monter la petite équipe qui va suivre en parallèle l’affaire du père de Rose. C’est intéressant aussi de voir comment la jeune femme réagit et évolue dans son nouvel élément. En prime, le lecteur se voit offrir quelques descriptions très dépaysantes des falaises d’Étretat et de ses environs.

La deuxième partie est davantage centrée sur l’affaire. Il s’agit du cœur du roman ainsi que du squelette autour duquel toute l’histoire s’articule. J’ai grandement apprécié découvrir les éléments petit à petit, sans précipitation, jamais le lecteur n’est laissé à la traîne... Jusqu’à la fin, une fin riche en rebondissements ! Soudain, tout s’éclaire et tous les éléments viennent s’emboîter à la perfection. Autant dire que niveau enquête et révélation, j’ai été comblée.

Mon seul petit reproche vient d’une petite gêne sur la fin. J’ai apprécié les révélations, mais dans l’action, il y a quelques petits éléments qui m’ont semblé un tout petit peu figés, mais les révélations sont tellement fortes qu’on oublie aisément ces petits détails.

Pour résumer, il s’agit donc d’une enquête très intéressante, qui s’ancre davantage dans la tension constante que dans l’action. Je serai toujours là pour toi (au passage, un titre qui prend tout son sens en cours de lecture) conviendra donc parfaitement à tous les fans de romans où le suspense prime avant tout.

Des révélations surprenantes et une histoire bien ficelée

dimanche 4 février 2018

Le Reflet des mensonges - Kandly SPENSE

Titre : Le Reflet des mensonges
Auteur : Kandly Spense
Édition : Autoédité
Date de parution : Bientôt (a priori le 9 février 2018)
Nombre de pages : 150
Genre : Romance, suspense
Décor : France
Lu en : Janvier 2018

8/10

Quatrième de couverture : Une demande en mariage peu banale, un cambriolage, un enlèvement, une séquestration, un meurtre ! De petits mensonges en secrets de famille, il ne fait pas bon vivre dans cette banlieue parisienne, secouée par des événements pour le moins insolites, au cœur d'un été singulièrement chaud !

Mon avis : Le Reflet des mensonges est un livre que j’ai eu la chance de découvrir en avant-première, puisque l’auteure, Kandly Spense, m’en a très gentiment confié la correction.

Avant même de commencer la lecture, un petit coup d’œil à la quatrième de couverture m’a dit que le sujet pouvait m’intéresser. Prenons les événements dans l’ordre : tout d’abord, la demande en mariage peu banale. C’est un aspect qui m’a beaucoup plu. Le lecteur se retrouve rapidement entre deux personnages qui vivent une belle histoire d’amour. Franchement, ils sont mignons tout plein avec leurs petits mots d’amour. Ils ont leurs petites habitudes, c’est adorable, sans jamais être trop niais (un tout petit peu quand même, parce que l’amour a tout de même ce pouvoir sur les gens ☺), mais je peux donc conclure que la relation est très réaliste. On arrive donc, après un moment, à la demande de mariage qui m’a fait sourire. Encore une fois, c’est mignon, un vrai roman « feel good » qui fait du bien !

MAIS, parce que oui, il y a un mais, ce n’est pas tout... Les choses se corsent lorsque l’un des deux amoureux se fait enlever, et là, ça se complique. L’événement perturbateur, sans être révolutionnaire, est clairement efficace, et on se laisse prendre au jeu. On repère les pistes qui pourraient venir en aide à la moitié séquestrée et c’est assez sympa de voir ce qui marche et qui ne marche pas.

La dose de suspense est assez douce, mais tout le long sympathique, nul doute qu’on a envie de connaître la fin une fois l’enlèvement passé. La fin, d’ailleurs, sans trop en dire, m’a plu, mais je ne lâcherai pas un mot de plus.

Dans l’ensemble, il s’agit donc d’un bon roman, qui se lit plutôt vite, agréablement. L’histoire du couple se déroule de façon fluide et choupi tout plein jusqu’au jour où.. Et là, le rythme change et l’agencement des points de vue également, puisque les deux moitiés vont se retrouver séparées.

Ce livre plaira sans aucun doute aux lecteurs de romans « feel good », mais qui aiment malgré tout une certaine dose de suspense ! Le mélange fonctionne très bien, car la première partie utilise clairement les codes de la romance et du « feel good », tout en ajoutant quelques pistes pour que la suite tienne la route, bien sûr, et la seconde partie s’ancre davantage sur les habitudes des romans à suspense, jouant sur l’atmosphère d’un huis clos.

À tester, donc, si vous appréciez ce mélange de genres. Une dernière chose pour terminer : le titre me plaît beaucoup et résume bien tout le roman. Comme quoi, un mensonge peut avoir de graves répercussions, même des années après. La vérité éclate toujours et pourrait bien faire mal à ceux qu'on aime !

Quand romance feel good et suspense se côtoient.

samedi 27 janvier 2018

Le Voyage de Kirikoustra - KIRIKOUSTRA

Titre : Le Voyage de Kirikoustra
Auteur : Kirikoustra
Édition : Autoédité
Date de parution : Mars 2015
Nombre de pages : 74
Genre : Inclassable
Lu en : Janvier 2018

4/10

Quatrième de couverture : L'auteur a créé Kirikoustra, personnage fabuleux qui fait le lien entre passé et présent : en effet, ce fin conteur explore la mythologie avec beaucoup de sagesse et revient régulièrement dans le présent pour nous en donner sa vision à travers des témoignages du quotidien. Inaugure-t-il un style littéraire nouveau dans cet ouvrage qui parle de l'humain ? Ci-dessus une appréciation laissé par une lectrice de Kirikoustra. Je me permets donc de la reprendre et d'en faire le synopsis de l'ouvrage. Sûrement me direz-vous que cela n'est point un synopsis, mais Kirikoustra est bien de ceux qui se refusent à être enfermés dans toutes ces cases.

Mon avis : J’ai reçu Le Voyage de Kirikoustra en SP il y a peu. L’on m’a habilement conseillé de ne lire aucun avis avant d’avoir fini ma lecture et d’être la plus honnête possible en rédigeant ma chronique, ce que j’essaie de faire dans tous les cas, soit dit en passant. J’ai donc fait ce que l’on m’a dit, et c’est libre de tout préjugé que j’ai découvert Kirikoustra.

Le livre s’ouvre sur un avant-propos, heu… fort à propos, qui donne quelques menues indications aux lecteurs, parmi lesquelles : « Cet ouvrage est déconseillé aux personnes adeptes de normes et autres conventions. Dépourvu de toute logique, il vous laissera soit dans l’indifférence la plus totale, soit dans un état quelque peu perplexe ». Cette façon de présenter les choses m’a fait rire, je l’avoue. On ne sait toujours pas à quoi s’attendre, mais j’étais déjà divertie, prête à me lancer dans n’importe quoi.

Comme je l’ai dit plus haut, je vais être honnête, et finalement, je suis bien contente d’en avoir fait la promesse, parce que sinon, j’aurais peut-être eu quelques difficultés à tourner mon avis. Voilà, c’est simple : je n’ai pas compris grand-chose. En effet, il n’y a pas de logique : le récit de Kirikoustra étant entrecoupé de passages sur notre société sans lien les uns avec les autres.

Difficile de dire si j’ai apprécié ou non ma lecture. On va plutôt dire que je reste perplexe et dans l’incompréhension. Le manque de liens et de logique entre les différents passages y est sans doute pour beaucoup, mais en même temps, je n’avais jamais rien lu d’approchant. Ce choix est clairement original et osé. Et ça, c’est bien.

Le titre vous aura sans doute mis sur la voie, une approche philosophique de la vie se dessine au fil des pages, avec moult références, que je n’ai pas toujours comprises. Je pense qu’une personne ayant toutes les cartes en main appréciera les nombreux clins d’œil et références en tout genre. Malheureusement, ce n’est pas mon cas, sans oublier que la philosophie n’est pas une matière dans laquelle j’évolue de façon fluide. Difficile donc d’apprécier toutes les subtilités.

Une petite précision sur la plume : elle est très différente de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à maintenant également. Les phrases sont travaillées, les mots, recherchés, et en même temps, le tout s’articule de manière assez libre. Que de contrastes dans un seul ouvrage ! Un autre point positif, en somme.

J’en viens au dernier point important : le contenu même de la philosophie de Kirikoustra. Il se place sur de nombreux sujets sociétaux, allant de sa façon de voir le féminisme, au racisme, à la fierté de ce que l’on fait et non de ce que l’on est. À ce propos, une phrase m’a beaucoup plu : « Mettons la fierté là où elle se doit d’être, c’est-à-dire dans la réalisation ! Soyons fiers d’être devenus, non pas simplement d’être et voilà notre aveugle non plus fier d’être né aveugle, mais fier d’avoir réussi à vivre avec sa cécité ». J’ai beaucoup aimé cette prise de position ainsi que la manière de la décrire.

Je pense qu’en fonction de vos connaissances, vous apprécierez sans doute plus ce livre que moi. J’ai aimé les passages que j’ai compris (cf. : celui sur la fierté mal placée, par exemple), même si j’étais malgré tout perturbée par la présentation un peu trop originale pour mon cerveau cartésien. Quoi qu’il en soit : impossible de résumer en quelques mots mes ressentis, ni même à qui pourrait s’adresser ce livre, qui ne peut être d’ailleurs classé dans aucun genre. Le mieux est encore de tester par vous-même. Enfin, non, le mieux aurait été de vous lancer sans préjugés… Trop tard, vous n’auriez pas dû me lire ! :P

Dans tous les cas, merci, Kirikoustra pour ce moment étrange que tu m’as fait passer. J’en ressors dans un état de perplexité avancée, mais en retire malgré un petit quelque chose extrait des sujets abordés.

Sans aucun doute original et plein de contrastes, mais je reste malgré tout perplexe.

vendredi 26 janvier 2018

Comme un moineau - Céline SAINT-CHARLE

Titre : Comme un moineau
Auteur : Céline Saint-Charle
Édition : Autoédité
Date de parution : 2015
Nombre de pages : 354
Genre : Roman noir, drame
Décor : France
Lu en : Janvier 2018

5/10

Quatrième de couverture : Dans un futur très proche, Judith, jeune lycéenne de banlieue à l'enfance atypique, rencontre un chef de bande et plonge dans un univers violent et inattendu. Elle évoque son histoire le temps d'un voyage en bus, fil rouge qui nous entraîne dans une histoire d'amour, d'amitié, de violence. Un portrait sans concessions de la banlieue, de ses pièges, et des conséquences de nos actes.

Mon avis : Comme un moineau est un livre de Céline Saint-Charle, qui est rangé dans la catégorie « polar ». Je suis un peu perplexe, car après lecture, je ne comprends pas réellement ce classement. Il y a certes quelques policiers, mais ils ne sont pas vraiment parties prenantes de l’histoire. Afin d’éviter toute déception éventuelle, mieux vaut garder à l’esprit qu’il s’agit d’un roman noir.

Dans ce roman, on suit Judith, qui commence à nous raconter ses premières années d’enfance, aux côtés d’une mère qui ne lui adresse pas la parole. Une situation triste et oppressante. On tente de comprendre comment une fillette peut évoluer dans un tel environnement. Elle grandit et s’échappe quelquefois à la bibliothèque et devient amie avec l’une des bibliothécaires, une seconde mère plus présente que la première. Elle nous raconte sa vie sur fond de tristesse et de fadeur, jusqu’au jour où elle rencontre Benoît, un caïd des cités, qui se fait respecter de tous. Là, sa vie va changer, mais on ne peut pas vraiment dire que ce soit pour le mieux… Son univers passe de triste et fade à sombre et violent. Comment cette rencontre va-t-elle la faire évoluer ?

J’ai apprécié certains aspects de la vie de Judith, notamment le fait que tout se produit de manière insidieuse. Le lecteur se rend vite compte que, dans de nombreux cas, Judith ne peut plus rien faire, sinon accepter et continuer. Elle est prise au piège. Malgré tout, j’ai eu un peu de peine à comprendre pourquoi elle ne s’est pas rebellée quand elle pouvait encore le faire. Son enfance difficile y est sans doute pour beaucoup dans sa résignation, mais j’avoue avoir eu envie de la secouer un peu pendant la première moitié du roman. Accessoirement, du fait de l’appellation « polar », j’attendais une enquête ou quelque chose d’approchant, mais rien, sans oublier que les policiers brillent par leur absence pendant une bonne partie du livre.

Néanmoins, après la première moitié un peu trop « introductive » à mon goût, j’ai commencé à me sentir plus intégrée à l’histoire, et à apprécier un peu ma lecture. On se rend compte que Benoît est pire que tout et on se demande comment Judith va pouvoir se sortir de tout ça.

Je n’ai donc pas vraiment accroché, mais je pense que si vous abordez Comme un moineau comme un roman noir, qui fait état de la violence en général (pas que dans les cités) et de l’esprit complètement tordu de certains, vous aurez moins de déconvenues que moi. Je sais que le genre « polar » est large, mais il n’empêche que j’ai été un peu déçue de ne pas avoir entre les mains ce à quoi je m’attendais.

Pour terminer, je remercie Céline Saint-Charle de m’avoir fait découvrir son livre. Malheureusement, il n’y a pas eu la petite étincelle sur l’ensemble du roman, mais certaines scènes m’ont marquée et resteront gravées dans mon esprit encore longtemps (je pense à la scène des toilettes, notamment !).

Si la vie d’une jeune adulte propulsée dans la violence où elle devient la proie d’un esprit tordu vous intrigue, alors ce livre est fait pour vous.

Le Sablier des cendres - Jeanne SÉLÈNE

Titre : Le Sablier des cendres
Auteur : Jeanne Sélène
Édition : Autoédité
Date de parution : Novembre 2017
Nombre de pages : 240
Genre : SF, dystopie
Lu en : Janvier 2018

5/10

Quatrième de couverture : Greg Forbs, quadragénaire, est le principal actionnaire du géant pharmaceutique de Gallica. Alors pourquoi se réveille-t-il nu dans un œuf, au beau milieu d’une décharge ? Qui sont les inconnus à ses trousses ? Saura-t-il survivre dans ce nouveau monde sans pitié ?

Avec Le sablier des cendres, Jeanne Sélène signe une dystopie glauque au rythme effréné.


Mon avis : Greg Forbs sort péniblement d’une coquille d’œuf. Pourquoi une coquille d’œuf ? Il ne le sait pas… D’ailleurs, il ne sait même pas où il est. Autour de luiV: une ville détruite et des détritus en tout genre. Il tombe des nues quand il aperçoit qu'on cherche à le tuer. Aurait-il été sélectionné sans le savoir pour une sorte de téléréalité troublante ? Vu son statut imposant, ce n’est pas improbable qu’on l’ait mis là, pour l’observer. Et pourtant… Pourtant, tout est tellement étrange, la logique même du monde semble ne plus avoir cours. Pourquoi est-il là ?

Il va m’être difficile de chroniquer Le Sablier des cendres, parce que je n’ai pas aimé cette lecture. Plus précisément, je n’ai pas compris cette lecture. J’ai été envahie par le même sentiment d’incompréhension que lorsque j’ai tenté de regarder Matrix. Cependant, des gens ont adoré Matrix, alors je ne doute pas que certains apprécieront l’ambiance du Sablier des cendres.

Alors, voyons les choses de façon un peu plus objective, qu’allez-vous trouver avec ce roman ? Tout d’abord, si vous appréciez les éléments très étranges et une atmosphère étouffante et à la limite de l’asphyxie, vous allez être servis ! On veut savoir pourquoi, comment, et petit à petit, on comprend, mais seulement en partie. L’impression et le sentiment qu’inspire cette ambiance oppressante sont bien plus importants que la compréhension ou même l’histoire. Ça paraît étrange, mais ça marche, si ce n’est que mon esprit peut-être un peu trop cartésien s’est heurté à un mur.

J’en reviens à l’ambiance très malsaine : la volonté de tuer, sans savoir pourquoi, parce qu’on pense que c’est le prix à payer pour s’en sortir. C’est assez intéressant de voir le cheminement de Greg, d’abord perdu, puis qui prend les choses en main, à sa façon. Malgré tout, je regrette que le personnage soit un peu trop caricatural pour moi, et commette certains actes répréhensibles qui, selon moi, se combinent assez mal avec la trame. À ce sujet, il pense pendant un long moment qu’il est dans une téléréalité. Alors pourquoi pas, on est dans un monde dystopique, mais j’ai parfois trouvé qu’il était un peu naïf de s’y accrocher aussi longtemps, tant les choses sont dingues. Mais après tout, on tente toujours de se raccrocher à un élément logique, alors là encore, ça peut marcher, je n’y ai juste pas été sensible. En plus, Greg est un personnage absolument détestable, ça ne m’a pas aidée à le juger plus gentiment.

Difficile d’en dire plus, si ce n’est que j’ai fini par découvrir une des révélations finales assez rapidement, et j’ai souri de voir que de nombreux éléments nous mettent tout en douceur sur la voie. L’ambiance glauque à souhait est très bien décrite, mais trop bizarre pour moi.

En bref, ce n’est vraiment pas un roman pour moi, mais, comme je l’ai dit, si les histoires dures à comprendre et dénuées d’une certaine logique vous plaisent, foncez, sinon, vous risquez d’en ressortir comme moi : un peu perplexe.

Trop difficile à comprendre pour mon petit cerveau, un peu comme Matrix, mais si vous avez aimé ce film, vous pouvez tenter ce livre sans trop de risques.

L'Éveil - Iléana MÉTIVIER

Titre : L'Éveil
Auteur : Iléana Métivier
Édition : Autoédité
Date de parution : 6 janvier 2018
Nombre de pages : 550
Genre : Aïe, je n'aime pas l'appellation « développement personnel », parce que j'y ai trouvé trop souvent des livres culpabilisateurs, là, ce n'est pas le cas, on ressort motivés et pleins d'énergie de cette lecture ! Je vais donc dire que le genre est un mix entre du « positif » et une pointe de romance. ☺
Décor : France
Lu en : Janvier 2018

10/10

Quatrième de couverture : Aëlle, issue du milieu altermondialiste, se bat pour sauver l’Éducation Nationale, menacée de privatisation par l’État. Blessée lors d’une manifestation, elle va malgré tout travailler à la villa des Riveria, où elle rencontre Sloann, ce riche héritier. Ils se disputent aussitôt : vu son discours antigouvernemental, la jeune fille n’a-t-elle pas provoqué les Policiers ?

Ils n’ont rien en commun, excepté leur curiosité et leur ouverture d’esprit les poussant aux échanges vifs et argumentés.

Mode de vie, carcans sociétaux, écologie et blessures transmises par l’éducation… De discussions engagées en confidences, de querelles en réconciliations, les deux jeunes adultes apprennent à se connaitre. Au-delà de leur attirance mutuelle, leur monde intérieur vacille.


Mon avis : L’Éveil, un roman d’Iléana Métivier, à la couverture magnifique, fraîche et pleine de douceur. Je suis arrivée à la fin de ma lecture, et je peux vous dire que toute l’histoire et les pensées qu’elle contient sont également très fraîches et pleines de douceur. Dans la foulée, j'en profite donc pour remercier Iléana Métivier de m'avoir fait parvenir son ouvrage, ce fut un réel plaisir de le découvrir !

Tout commence lorsque deux jeunes adultes se rencontrent de manière inopinée. D’un côté, nous avons Aëlle : une jeune femme en paix avec elle-même, en accord avec ses convictions et qui fait tout ce qu’elle peut pour ne pas porter préjudice à la Terre qui lui a donné naissance.

De l’autre côté, il y a Sloann : un jeune homme qui vit dans l’opulence depuis sa naissance, qui consomme, ou plutôt surconsomme, plus que de raison sans jamais se poser de questions. Il n’hésite pas à faire la fête dans la débauche la plus totale.

Le jeune homme dont la vie est toute tracée par son directeur de père tombe de haut lorsqu’il apprend qu’une façon de vivre différente est possible et découvre la vérité sur son mode de consommation. Sa prise de conscience va se faire au travers de véritables joutes verbales, lors desquelles chacun défend son point de vue. Aëlle, avec sa façon bienveillante de présenter les choses, devient immanquablement un personnage attachant. D’ailleurs, pour les mêmes raisons, Sloann va s’attacher à elle.

Au final, malgré leurs différences, un lien profond se tisse entre les deux jeunes, qui deviennent rapidement plus que des amis, tous deux s’ouvrant à un nouveau monde de sentiments qu’ils ne connaissaient pas.

L’Éveil est un roman très positif, c’est certainement ce qui attirera le plus les lecteurs. Le récit n’est jamais culpabilisateur, encore moins moralisateur. En plus, c’est tellement beau de voir Sloann s’épanouir progressivement, changer ses habitudes tout en restant lui-même, lâcher prise. C’est très encourageant.

En somme, comme je l’ai dit d’entrée de jeu, il s’agit d’une lecture fraîche et positive, qui montre qu’au-delà des différences de styles de vie et des avis opposés, des discussions et des rapprochements sont possibles ; il suffit de s’ouvrir un peu et de découvrir l’autre. En parallèle ce roman nous montre qu’un autre mode de vie est possible, tout un chacun pouvant faire ce qu’il peut/veut pour y arriver, mais pour ce faire, il est indispensable qu’il soit renseigné.

Une lecture fraîche et positive, qui montre qu’au-delà des différences de styles de vie et des avis opposés, des discussions et des rapprochements sont possibles.

mercredi 24 janvier 2018

Zombies - BOUFFANGES

Titre : Zombies
Auteur : Bouffanges
Édition : Autoédité
Date de parution : 2015
Nombre de pages : 139
Genre : Difficile à dire, littérature générale qui pousse à réfléchir à l'actualité en se basant sur un fait improbable, les zombies, sans être à aucun moment un livre que je pourrais qualifier de fantasy ou du genre.
Décor : France
Lu en : Janvier 2018

10/10

Quatrième de couverture : Lorsque les morts se mettent à sortir de leurs tombes, les questions fusent : Comment est-ce possible ? Quel danger ces zombies représentent-ils pour les vivants ? Que faire d’eux ?

Tandis que les journalistes s’enthousiasment et que les médecins s’émerveillent, les politiques tergiversent, le tout formant un brouhaha grotesque. L’inaction devient coupable lorsque le nombre de zombies devient préoccupant, chaque semaine en offrant des milliers supplémentaires. Faut-il les renvoyer d’où ils viennent ? Les intégrer à une population inquiète ? Les éliminer ?


Mon avis : Nous voilà sur notre bonne vieille Terre. Tout se passe pour le... heu... comme ça se passe actuellement, je doute que l'on puisse appeler ça « pour le mieux ». La crise économique, on connaît, la crise sociale, également. Nous sommes donc en terrain connu avec Zombies. Le titre vous aura toutefois sûrement mis la puce à l'oreille, une nouvelle crise va voir le jour, lorsque les zombies se mêlent à notre charmante société. Tout commence un jour, lorsqu'une grand-mère fraîchement enterrée, à force de s'esquinter les ongles sur sa caisse en sapin et les mètres cubes de terre, arrive se frayer un chemin jusqu'à la sortie. Tout le monde est ébahi, car le cas est sans appel : son cœur ne bat plus, son sang ne circule plus, elle est cliniquement morte, et pourtant, elle vit. Rapidement, d'autres cas sont signalés en France, que Se passe-t-il ?

Chers lecteurs, je tiens déjà à vous préciser que CE N'EST PAS UN ROMAN DE ZOMBIES ! Certes, il y a des zombies, mais globalement ils ne font rien. Ils sont là pour incarner un rôle, qu'ils incarnent à merveille d'ailleurs, pour de multiples raisons, mais je vais y revenir. Le plus important, dans ce roman, ce sont les diverses réactions de la collectivité face à ces « non-morts ». Le récit se compose d'une multitude de points de vue, présentés sous des formes différentes : articles médicaux sur l'anatomie des non-morts, citations issues de débats en tout genre, extraits d'émissions télévisées, passages dans les journaux, dialogues ou pensées d'un personnage en particulier, etc. Tous les avis sont représentés, et on finira forcément par se placer auprès de l'un ou l'autre de ces avis.

Mais là où l'auteur a fait vraiment fort, c'est que rapidement, on se rend compte qu'il n'y a pas qu'une seule solution, mais qu'en même temps, il n'en existe pas une seule de vraiment bonne. Je crois qu'au cours de ma lecture, je suis passée par tous les stades... Nos chers zombies se retrouvent tout d'abord sous surveillance médicale dans des hôpitaux, qui se transforment rapidement en camps de concentration modernes. Progressivement, des questions sont posées par les « grands de ce monde » sur la crise des non-morts : qu'est-ce qu'on peut en faire ? Les lecteurs sont menés à réfléchir à tout cela, et vont même aller jusqu'à se poser la question cruciale : est-ce que ces non-morts sont même humains ? Qu'est-ce qui définit un humain, en somme ? Les lecteurs vont parcourir en environ 150 pages toutes les grandes questions de l'humanité, allant de l'esclavagisme à la crise migratoire, tout en ne perdant pas de vue que l'on parle de zombies dont on ne sait pas grand-chose. Cette ignorance est également là pour dénoncer le manque d'humanité de notre société, sa peur face à une situation qu'elle pense ingérable, son manque d'implication...

J'ai été tourneboulée par ma lecture, parce qu'il faut se l'avouer, j'ai fini par être d'accord avec des pensées complètement contradictoires... Quand les problèmes sanitaires sont évoqués et les risques liés à la zombitude sont mentionnés, j'ai fini par accepter l'idée admise par certains qu'il suffit de les brûler. Et finalement, quelques pages plus loin, un autre élément m'a fait reprendre mes esprits en me faisant dire que non, ce sont des humains. Puis j'ai continué à gamberger... Finalement, il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses, juste le besoin de ne pas laisser les choses s'enliser, de réfléchir, mais c'est difficile, et ça l'est encore plus quand on revient à l'actualité et la fameuse « crise migratoire ».

Un livre qui fait réfléchir, sur bien des points. Je n'avais, je crois, jamais trouvé autant d'éléments qui font réfléchir dans un seul et même livre, qui plus est, si court. Parce que je pourrais encore vous parler du fait de se passer la patate chaude pour que personne n'ait à prendre de décision, du fait que dès qu'on se rend compte que l'on peut tirer un bénéfice de la situation, certains vont en profiter, ou même du fait que lorsqu'on est de l'autre côté de la barrière, étonnamment, on voit soudain les choses de façon complètement différente !

La fin est absolument géniale, elle fait réfléchir tant elle est percutante. Je sens que je ne vais pas l'oublier de sitôt !

En bref, un bon livre qui fait réfléchir sur l'actualité. Ne pas passer à côté si c'est le genre de choses qui vous intéressent.

Frappe au coeur ! - Brice MILAN

Titre : Frappe au cœur !
Auteur : Brice Milan
Édition : Autoédité
Date de parution : 7 septembre 2017
Nombre de pages : 24 pages en numérique
Genre : Nouvelle, thriller
Lu en : Janvier 2018

9/10

Quatrième de couverture : Cette courte nouvelle intitulée « Frappe au cœur ! » a participé au concours d'écriture Nolim parrainé par Franck Thilliez (http://www.jedeviensecrivain.com/concours/). Vous adorerez ce huis-clos oppressant dans lequel la vie de Vera et de son ravisseur va basculer irrémédiablement. Le cœur au centre de la tragédie.

Mon avis : Frappe au cœur ! est une nouvelle du genre thriller psychologique. Je précise ce fait d'entrée de jeu, parce qu'il me semble que le format de la nouvelle est toujours très délicat pour camper ce genre d'histoires. Il faut présenter un tant soit peu les personnages et leur psychologie, trouver un élément pour faire monter la sauce, ménager une chute efficace et surprenante... Autant dire que sur un nombre de pages aussi restreint, ce n'est pas facile. À ce sujet, Brice Milan a parfaitement rempli son contrat, car le lecteur arrive facilement s'imaginer les personnages et rentrer dans l'histoire dès les premières lignes.

J'ai été agréablement surprise par les premières pages, qui m'ont immédiatement plongée au cœur de l'intrigue. Comment ? Qui ? Et surtout, pourquoi ? Quelques détails sanglants sont là pour nous en faire savoir plus et nous plonger un peu plus dans l'effroi. La chute vient clore de manière surprenante cette nouvelle.

On peut donc dire que, dans l'ensemble, j'ai apprécié cette nouvelle. J'émets toutefois quelques petites réserves. Tout d'abord, la narration en « tu » de certains passages, qui ne m'a pas semblé apporter grand-chose au style ni à l'histoire, au contraire, j'ai eu l'impression de sortir un peu du récit, tant ce changement abrupt m'a déconcertée. Heureusement, on retourne vite à notre huis clos, mais j'ai regretté ce choix de narration.

L'autre petite réserve que je peux émettre est le choix parfois peu naturel du vocabulaire employé. Attention, je tempère mon avis : j'aime les variations lexicales, mais parfois, un synonyme peu naturel peut faire sortir le lecteur du tourbillon des mots dans lequel il est pris. Par exemple, le « palpitant » est employé à plusieurs reprises pour parler du cœur ; à certains moments, le choix m'a semblé judicieux, mais à d'autres, trop « original » par rapport à l'horreur de la scène. Du coup, pendant un bref instant, la scène qui prend vie devant mes yeux se brouille pour revenir au texte et se figer sur le mot sur lequel j'ai tiqué.

Pour conclure, mes petites remarques sur le choix de la narration ou du vocabulaire n'ont pas entaché ma lecture, que j'ai appréciée. Je ne peux qu'encourager Brice Milan de continuer à écrire, qu'il s'agisse de nouvelles ou de textes plus longs, parce que quelque chose me dit (choix du vocabulaire notamment) qu'il réussirait sans problème dans cet exercice (faudrait que je teste ^^).

Un dernier mot pour remercier l'auteur de m'avoir fait parvenir sa nouvelle et de m'en avoir dit un peu plus sur les conditions d'écriture de celle-ci. :)

PS : j'adore cette couverture, pas vous ?

Une nouvelle thriller qui tient la route ! On n'en voit pas tous les jours, découverte très sympathique.