mardi 8 mai 2018

Le Vase Rose - Éric OLIVA

Titre : Le Vase Rose
Auteur : Eric Oliva
Édition : Taurnada
Date de parution : 3 mai 2018
Nombre de pages : 232
Genre : Thriller
Lu en : Avril 2018

10/10

Quatrième de couverture : Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?

Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever. Frédéric Caussois a choisi.

Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.


Mon avis : J’ai eu la chance de recevoir le nouveau livre d’Éric Oliva, Le Vase Rose, de la part des éditions Taurnada, que je remercie, d’ailleurs. Il se trouve que j’avais déjà lu Chroniques d’une vie de flic de cet auteur. Je l’avais beaucoup aimé, et donc, j’étais plus que ravie de découvrir celui-ci.

On découvre une petite famille composée des deux parents et de leur fils. Une famille heureuse et unie, jusqu’au jour où le cauchemar commence. C’est à ce moment-là que tout dégringole et que l’enquête commence. Une enquête particulière, où la police passe au deuxième plan, et un individu « lambda » se retrouve au cœur de l’action, souhaitant faire justice lui-même en découvrant la vérité.

Dès les premières pages, on découvre la fameuse petite famille. On imagine bien que quelque chose va se produire, la quatrième de couverture nous a mis la puce à l’oreille, et on se demande où l’horreur va frapper. Elle frappe d’ailleurs vite et de manière très efficace, j’en suis restée comme deux ronds de flan. Puis l’enquête commence, et la tension est à son comble. On s’imagine dans la peau de la personne qui cherche la vérité, on se demande si on aurait autant de cran qu’elle, si on n’aurait pas abandonné et laissé le chagrin gagner. Mais la recherche de la vérité est la plus forte, et pourquoi pas la vengeance. On se demande d’ailleurs à quel moment tout va se savoir, et comment cette fameuse personne va réagir.

J’ai adoré le fait qu’on alterne entre l’enquête et la façon dont la personne pense et réagit. Forcément, le lecteur est amené à réfléchir également. Auriez-vous réagi de la même manière dans une situation aussi terrible ?


J’ai passé un très bon moment avec cette lecture et cette enquête particulière.

dimanche 29 avril 2018

Le jour où mon pénis est tombé - David DURANTEAU

Titre : Le jour où mon pénis est tombé
Auteur : David Duranteau
Édition : Autoédité
Date de parution : 28 juin 2017
Nombre de pages : 220
Genre : Humour, policier
Décor : France
Lu en : Avril 2018

8 /10

Quatrième de couverture : Je m’appelle Fabrice Carmen, j’ai 43 ans, je suis le présentateur vedette de la matinale d’une grande radio française.

J’ai du fric, je suis connu, les meufs m’adorent, je suis le mec que tout le monde rêve d’être…

Sauf que récemment les petits désagréments s’accumulent… Mon pénis, par exemple… Il est tombé, un matin, sous la douche… Ça fait un choc de le voir à côté de la savonnette… Et cette nouvelle animatrice à la radio qui ne porte jamais de culotte, c’est la fille d’un cinéaste connu, je crois qu’elle essaie de me piquer ma place… Et comme une apothéose, à l’instant où je vous parle, une femme est allongée sur mon canapé hors de prix, une coupe de champagne plantée dans la gorge… Je m’allumerais bien une clope, moi…


Mon avis : Le jour où mon pénis est tombé… Avouez, rien que le titre vous donne envie de le lire, c’est pas possible, il n’y a pas que moi. On comprend tout de suite qu’on va avoir un roman humoristique entre les mains. Par contre, vous pouvez l’imaginer avec le titre, il va y avoir des blagues un peu limite-limite, sexiste, etc. Si ce genre d’humour vous débéquette, oubliez cette histoire de pénis.

Cependant, cet humour est très efficace sur moi, alors des phrases de type « Heureusement mon bermuda est un peu large, avec les mains dans les poches ça passe… Parce qu’aller acheter du poisson chez Lucine, très élégante et pittoresque poissonnerie locale, la quille en avant, c’est raccord au niveau du thème, mais socialement inadapté… » m’ont vraiment fait rire.

C’est un extrait comme un autre, mais j’ai souvent rigolé de la situation de Fabrice. Mais qui est Fabrice ? C’est le personnage principal, riche animateur de radio, qui se retrouve plusieurs jours en érection, jusqu’à ce que son pénis finisse par tomber. La perte de son organe génital va bouleverser sa vie à plus d’un titre. Sa confiance légendaire avec les femmes s’ébrèche un peu, pourtant, les occasions sont toujours là, car un l’homme ne se résume pas à son pénis. Je m’attendais donc à un livre purement humoristique, et j’ai apprécié ce côté. Mais ce n’est pas tout, j’ai été ravie de découvrir une enquête policière qui tient la route. En plus, le personnage du policier est absolument énorme. Je crois que c’est lui qui m’a fait le plus rire de toute l’histoire. Il est un peu concon et complètement à côté de la plaque. J’ai apprécié suivre ses réflexions complètement pétées.

En gros, ce roman compte une bonne part d’humour et une enquête policière plutôt agréable. Le tout est un peu loufoque, mais autant dire que c’est efficace et que j’ai passé un bon moment.

Alors si ce titre vous fait déjà rire, comme moi, allez-y !


De l’humour, mais pas que…

dimanche 15 avril 2018

Opération Forêt des Abeilles - Max Axel BOUNDA

Titre : Opération Forêt des Abeilles
Auteur : Max Axel Bounda
Édition : Autoédité
Date de parution : 9 mars 2018
Nombre de pages : 204
Genre : Suspense, horreur
Décor : Gabon
Lu en : Avril 2018

6/10

Quatrième de couverture : Opération Forêt des Abeilles, un polar original qui explore les mystérieux secrets de la légendaire forêt équatoriale.

Un polar alliant géopolitique, mystères, meurtres en série, et catastrophe imminente.

Cette aventure commence quand l'hélicoptère militaire Nkussu One, se crashe mystérieusement avec à son bord une arme de destruction massive qui menace d'exploser au bout de 72h en détruisant tout sur son passage dans un rayon de 50 km, si elle n'est pas reprogrammée à temps. Alors qu'une unité spéciale est dépêchée sur les lieux afin de retrouver l'appareil accidenté et désamorcer la bombe à retardement qui menace le pays, le général chargé de cette mission est victime d'une tentative d'assassinat causant la mort de trois personnes.

Le lendemain, l'agent de la présidence chargé de cette affaire est retrouvé mort d'une balle en pleine tête. Mais celui-ci était déjà mort avant qu'on ne lui tire dessus. Le meurtre a été maquillé, serait-ce l'œuvre d'un tueur professionnel ?

Axelle-Marthe Koumba, une jeune inspectrice profileuse est chargée de mener l'enquête et se rend vite compte que les deux affaires sont liées. Elle doit résoudre l'énigme.

Aussi, rien n'est facile pour l'unité spécial qui fait des rencontres atypiques en plein de la jungle ses membres tombent mystérieusement comme des mouches ! Que se passe-t-il ? Qui sème des cadavres dans Libreville ? Quel est le lien entre l'agression du général et le crash du Nkussu One ? Qui est derrière tout cela? La bombe sera t elle désamorcée à temps?

Ils doivent faire vite, la montre tourne. Ils n'ont que 72 h.


Mon avis : J’ai terminé Opération Forêt des Abeilles, que j’ai lu plutôt vite. Mon avis est plutôt mitigé, entre le fond, que j’ai trouvé intéressant, et la forme, qui m’a passablement déçue. Je vous explique.

L’histoire a pour décor le Gabon, et plus précisément, la Forêt des Abeilles. Rien que ça m’a déjà énormément plu d’emblée, car il s’agit d’un endroit que l’on voit peu dans les romans, et j’ai été ravie de découvrir un peu cette partie du monde que je n’avais jamais arpenté dans mes lectures.

Le lecteur est immédiatement mis dans l’ambiance avec des soldats gabonais dans un hélicoptère. Les choses se passent mal et ils s’écrasent en plein milieu de la fameuse forêt, qui regorge de dangers. L’armée doit absolument intervenir dans les plus brefs délais en faisant fi de tous les risques, car l’hélicoptère transportait une bombe qui va exploser. Un compte à rebours de 72 heures est lancé pour désamorcer la bombe, et ainsi, sauver toute la région. Autant dire qu’on est dans l’ambiance et le suspense très rapidement, et qu’on veut tout savoir sur ce qui se passe dans la terrible forêt. Les événements deviennent de plus en plus bizarres, autant dire que l’affaire ne va pas être facile !

Voilà donc la trame, qui m’a, par ailleurs, beaucoup plu. L’armée, un danger imminent, une forêt mystérieuse et dangereuse, il n’en fallait pas beaucoup plus pour me passionner. Malheureusement, comme je le disais en introduction, je déplore un peu la forme. Il y a énormément de fautes d’orthographe et de grammaire (même les noms des personnages changent aléatoirement, jusqu’à trois orthographes dans la même page…) et la syntaxe est parfois un peu boiteuse. Je peux ajouter qu’il y a beaucoup de répétitions et parfois des mots manquants. Tout cela nuit énormément à la lecture. Ce qui vient, bien entendu, baisser un peu ma note finale… MAIS, ce que je retiens, c’est que si l’auteur fait corriger son livre et remanier les passages un peu bancals (en modifiant les répétitions lourdes), force est de constater que l’histoire en elle-même est pas mal du tout. Vraiment pas.

C’est difficile d’être plus positive, vu que ma lecture a été hachée de par les soucis d’écriture soulevés, mais ces soucis peuvent être réglés… Assez facilement même. J’encourage vivement l’auteur à faire corriger son roman, à le faire toiletter pour éliminer les petites maladresses. En l’état, le livre est difficilement publiable, je trouve, mais si les modifications sont apportées, Opération Forêt des Abeilles a toutes ses chances de trouver un public et de plaire ! Parce que l’histoire de fond est réellement bien pensée, originale et sympathique.

Le roman doit impérativement être relu et corrigé, mais malgré cela, l’histoire est originale et sympathique, j’espère donc que l’auteur apportera les modifications nécessaires

samedi 14 avril 2018

Chicago requiem - Carine FOULON

Titre : Chicago Requiem
Auteur : Carine Foulon
Édition : Autoédité
Date de parution : 5 mars 2018
Nombre de pages : 348
Genre : Roman noir, suspense
Décor : Chicago (Illinois), UK
Lu en : Avril 2018

8/10

Quatrième de couverture : Chicago, années folles…

Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition.

La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone.

Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.


Mon avis : La quatrième de couverture est plutôt éloquente, et je dois dire qu’elle m’a rapidement fait envie. Chicago, la prohibition, les gangsters, une histoire de famille qui a l’air d’être tendue, avec cette Meredith, qui a passé cinq ans en prison et qui revient, sous la houlette des plus grands gangsters, dans la vie de son frère William.

Les premiers chapitres sont centrés sur la famille Henderson. On découvre, notamment, comment Meredith a fini en prison. Ces chapitres de présentation sont, selon moi, un peu trop longs. Certes, on apprend les relations et les tensions entre les membres de la famille, mais l’histoire tarde un peu à commencer.

Après cette introduction un peu trop longue à mon goût, la « vraie » histoire débute. Meredith est sortie de prison et tout s’accélère. À partir de cet instant, j’ai lu avec beaucoup de plaisir. L’auteure a su alterner des passages forts assez différents. On a, d’une part, des meurtres sordides, des manipulations avec la montée en puissance de Meredith et de l’autre, les réactions de William, qui se retrouve dans une situation extrêmement pénible.

J’ai vraiment aimé ce « duel » entre Meredith et William. Les deux personnages sont très bien campés, avec beaucoup de relief. Meredith est une femme forte et sûre de ses idées. Elle n’a pas froid aux yeux et veut se venger de son passé. Le pauvre William va devoir ménager la chèvre et le chou et ne pas briser l’omerta.

La psychologie des deux personnages principaux est probablement ce qui m’a le plus pu. L’un est prêt à tout, l’autre n’a pas le choix et doit jouer un double jeu extrêmement risqué pour sauver sa famille. Si l’univers de la mafia et les sombres histoires familiales vous intéressent, ce livre vous plaira sans aucun doute. Le tout est bien écrit et se lit très bien.



Une introduction un peu longue, mais la suite m’a beaucoup plu. Dans l’ensemble, un bon roman sur la vengeance d’une femme

dimanche 1 avril 2018

Le Fruit de ma colère - Mehdy BRUNET

Titre : Le Fruit de ma colère
Auteur : Mehdy Brunet
Édition : Taurnada
Date de parution : 15 mars 2018
Nombre de pages : 230
Genre : Policier, thriller
Décor : France, Cork (IRL)
Lu en : Mars 2018

7 /10

Quatrième de couverture : Le jour où Ackerman vient demander de l'aide à Josey Kowalsky, le compte à rebours a déjà commencé. Il faut faire vite, agir rapidement.

Josey n'hésite pas un seul instant à venir au secours de cet homme qui, par le passé, a su le comprendre.

Ensemble, ils vont découvrir que la colère et la vengeance peuvent prendre bien des visages.

Et s'il était déjà trop tard ?


Mon avis : Un homme est kidnappé. Son frère jumeau, sans nouvelles depuis quelque temps, s’inquiète. Il pressent que quelque chose lui est arrivé, et on peut dire qu’il ne s’est pas trompé, puisqu’il se trouve entre les griffes d’un groupe prêt à tout pour arriver à ses fins. Le frère libre et un de ses amis vont mener l’enquête, qui va les mener jusqu’en Irlande.

Les premières pages sont centrées sur le frère prisonnier. On vit son enfer à travers ses yeux, on entend les cris d’autres suppliciés, dans la même situation que lui. Mais où est-il et pourquoi se retrouve-t-il dans cette situation ? Le lecteur frémit, suspendu aux lèvres, ou plutôt aux pensées, de celui qui se trouve en enfer. Ce début est absolument génial et nous met dans l’ambiance extrêmement rapidement, pour notre plus grand plaisir.

La partie suivante se concentre davantage sur la partie enquête, pendant laquelle nous suivrons le jumeau libre et son ami. Les recherches sont intéressantes, surtout qu’on en apprend beaucoup sur le passé des deux hommes. L’univers et les personnages sont donc bien ancrés, ce qui donne beaucoup de relief à l’histoire.

Ensuite, les événements avancent, en alternance entre ce qui se passe dans la prison infernale d’un côté, et les recherches pour retrouver le lieu de séquestration.

Globalement, j’ai apprécié la première moitié de ce roman, peut-être même un peu plus. Malheureusement, la fin ne m’a pas fait autant frémir que le début. Les premières pages nous laissaient entrevoir des éléments atroces, qui m’intriguaient au plus haut point, mais qui ont été presque totalement occultés dans la suite. C’est ce que je trouve le plus dommage, à mon sens, parce que ce qui m’a permis de me plonger à 100 % dans l’histoire a été progressivement éclipsé.

En ce qui concerne les révélations, j’ai beaucoup aimé le clin d’œil au titre, et tout ce qui gravite autour, même si j’ai l’impression qu’il manque quelques informations pour réellement tout apprécier et comprendre. D’ailleurs, petite anecdote au passage, on se rend à un moment donné dans le château de Blarney, à Cork, et j’ose espérer qu’on parle d’un château près de Blarney et pas du château de Blarney lui-même, parce que je doute de la possibilité d’installer sa petite entreprise secrète dans un lieu qui voit passer des centaines de touristes tous les jours, et qui est relativement petit. Détail sans importance, mais j’ai souri en m’imaginant redonner un petit poutou à la pierre de Blarney.

Comment conclure cet avis. Je dirais que j’ai aimé découvrir l’auteur, son univers, les possibilités qu’il peut nous offrir, sa plume, etc. Pour ce qui est de l’histoire, je suis un peu déçue, car les gros éléments frappants du début ne sont pas réellement expliqués, et mis de côté sur la fin. La fin m’a d’ailleurs paru un peu étrange. Une révélation m’a plu, mais le reste m’a semblé bouclé un peu trop rapidement, laissant le lecteur sur sa faim.

Malgré tout, je tiens à préciser que le tout tient la route et est plaisant à lire, même si j’en voulais plus, à l’instar de ce qui nous est présenté d’entrée de jeu.


Une fin qui n’a pas répondu à toutes les attentes que le livre m’a données, même si l’histoire reste agréable à lire

mercredi 28 mars 2018

Un Cadavre sous le plancher - Dominique LUCIANI

Titre : Un Cadavre sous le plancher
Auteur : Dominique Luciani
Édition : Autoédité
Date de parution : 4 mars 2017
Nombre de pages : 161
Genre : Humour, suspense
Lu en : Mars 2018

8/10

Quatrième de couverture : Vendredi 13 juillet - 19h 30. Paul Lambert vient de tuer, par accident, Jacques Dessartel, membre du CODIR de TECHNICKOIL S.A, société dont il est salarié. Ne sachant que faire du corps, il le cache sous le plancher du bureau en attendant de trouver mieux. Le week-end passe et le lundi suivant, Paul livre le déroulement du drame à SARKIS, son responsable et ami. Tout d'abord sceptique, ce dernier finit par le croire et élabore avec lui un plan pour sortir le corps du bureau du 12e étage. Mais une fois sur place, les choses ne vont pas tourner comme les deux hommes l'avaient prévu...

Mon avis : Un Cadavre sous le plancher est un titre qui m’a déjà beaucoup plu. C’est plutôt simple et efficace, ça intrigue. La quatrième de couverture est très explicite. En gros, un jour, Paul Lambert se retrouve dans le bureau de son patron, Jacques Dessartel. La discussion ne se passe pas tout à fait comme prévu et Paul le tue. C’est un accident, il est dépassé par les événements et ne sait pas quoi faire. Il décide de cacher le corps sous le plancher pour lui laisser un peu de temps pour réfléchir. Son patron a d’ailleurs pris un mois de vacances, ainsi, Paul aura un peu de temps, mais bien sûr, un corps, ça finit par se décomposer... Il va donc demander de l’aide à un collègue. Tous deux vont essayer de se débarrasser du corps, et c’est là que les choses se compliquent ! Je vous laisse découvrir pourquoi, mais on imagine bien les problèmes engendrés par la dissimulation d’un corps...

Avant même de commencer la lecture, on sait donc plus ou moins ce qui va se passer. Pas beaucoup de surprises d’entrée de jeu, dirons-nous, et on sait aussi que le tout sera teinté d’humour. Ces informations sont un peu à double tranchant, parce que c’est cela qui m’a incité à lire ce livre, mais d’un autre côté, on perd beaucoup d’éléments de surprise. Du coup, tout ce qui se passe jusqu’à ce que monsieur Dessartel se retrouve sous le plancher est moins palpitant que si on ignorait la finalité de leur rencontre.

Quoi qu’il en soit, j’ai souri plusieurs fois de la situation. Après tout, un accident peut arriver à tout le monde, et il est difficile d’imaginer notre réaction. La suite de l’histoire est, heureusement, plus inattendue, lorsque les deux hommes vont se débarrasser du corps. L’humour est de retour, les situations improbables aussi, et c’est clairement rafraîchissant, ça passe tout seul.

Honnêtement, il n’y a pas grand-chose de plus à dire. Le personnage de Paul est assez bien défini, on va d’ailleurs le suivre aussi dans sa vie de famille, où il n’a pas beaucoup plus de chances qu’au travail, à croire que tout se ligue contre lui pour une raison inconnue, car l’homme est plutôt sympathique. Les petites touches d’humour sont suffisantes, même si certaines situations sont un peu improbables, j’ai passé un bon moment, dans la détente et la bonne humeur. Peu de surprises donc au début du roman, mais dans l’ensemble, c’est une lecture agréable que je recommande si vous voulez passer un moment sans prise de tête. Je vous laisse le plaisir de découvrir le reste, bien sûr. :)


Un livre léger, drôle et efficace, même s'il contient assez peu de surprises dans la première partie

mercredi 14 mars 2018

Ornella - Eléane SÉRAC

Titre : Ornella
Auteur : Eléane Sérac
Édition : Autoédité
Date de parution : 24 février 2018
Nombre de pages : 192
Genre : Essai / inclassable
Décor : Oups, j'ai oublié...
Lu en : Février 2018

N/A/10

Quatrième de couverture : « Si tu es dans une pièce vide, blanche. Une pièce où tes actes sont dénués de toute conséquence envers autrui. Si tu te tiens debout, droit et vide de pensées autres que ton bien-être. Si tu as le droit d’avoir le choix. Où es-tu ? Que fais-tu ? Qui t’accompagne ? » C’est au cours d’une introspection profonde, aboutissant au lancement d’un développement personnel intense, que l’écriture s’est offerte à moi. Il va sans dire que l’évolution est en élévation constante et que je n’en suis déjà plus là. Néanmoins, la concrétisation du projet est une étape cruciale au lâcher-prise. Ce contrôle permanent, ce perfectionnisme. Incontestablement, la possibilité que l’envoi de cette miette culturelle dans le monde puisse apporter un effet bénéfique à un de mes semblables engendre la motivation pour acquérir enfin le courage d’affronter cette peur de l’échec qui m’habite. Approcher ce dépassement, cette estime, cet amour de soi. Un mélange de brut, de sensible et d’espoir. Un mélange de biographie, de pensées et de fiction. Voici l’Essai que je pose aujourd’hui timidement à l’Univers. 

Mon avis : Mon avis sur Ornella, que j’ai eu la chance de découvrir en corrigeant. Alors tout d’abord, pourquoi ma note est-elle « N/A » ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un genre très particulier que je ne connais que très mal : l’essai. Je ne suis pas au fait des codes qui régissent ce genre, et il m’est donc difficile de lui donner une note, surtout que je n’ai pas vraiment de points de comparaison. Cependant, je peux vous en parler un petit peu, et c’est ce que je vais faire.

Dans cet écrit un peu hors du commun, nous allons suivre un certain nombre de personnages, dont Ornella. Chacun va être au cœur de plusieurs chapitres, au cours desquels nous en saurons un peu plus sur leur vie, mais nous aurons surtout la chance de découvrir ce qu’ils pensent du monde, et toute une ambiance philosophique (si je puis dire) fait son apparition. Le plus intéressant, c’est que nous avons accès aux pensées de certains personnages, mais en parallèle, leur façon de réagir, parler, interagir, nous permettra, dans une certaine mesure, à comprendre le rôle qu’ils jouent dans la vie.

Certaines réflexions m’ont beaucoup plu, notamment celle sur la perception du corps humain. L’auteure fait passer un message que j’ai beaucoup aimé par le biais d’un de ses personnages : le fait que de nombreuses personnes doivent haïr pour se sentir bien, dégrader ce qu’elles ne sont pas pour être fières de ce qu’elles sont et bien dans leur peau. Par exemple, une mince critiquera une grosse, et inversement, alors que les deux femmes sont belles et probablement bien dans leur peau. Mais, par manque de confiance, elles dénigrent ce qui n’est pas ce qu’elles sont, et se blessent mutuellement. C’est typiquement le genre d’histoires que l’on peut trouver au gré des chapitres et des dialogues. Je n’ai pas été sensible à tous les avis présentés, il y en a peut-être un peu trop pour moi, mais certains m’ont plu.

Là, je parle du côté plutôt « philosophique », mais il y a une histoire qui prend le pas sur les autres, celle d’Ornella. De par son métier, elle va se retrouver à pister un être dangereux qui a commis un crime horrible. D’ailleurs, la description de ce crime m’a fait froid dans le dos, et m’a fait penser à Prédateurs de Maxime Chattam à certains moments. C’est vraiment ce que je vais retenir de ce roman : j’ai l’impression que l’auteure se cherche un peu, mais qu’elle a une voie toute tracée pour le thriller, le polar ou l’horreur ! On sent qu’elle est à l’aise, qu’elle est pleine d’idées et qu’elle gère très bien les aspects les plus atroces. J’espère qu’elle continuera là-dedans, un genre que je connais mieux et dont je pourrais parler plus facilement que son essai. ;)

Bon, pour finir sur Ornella, les derniers chapitres sont réservés aux explications : que représentent les personnages, pourquoi sont-ils dans telle ou telle posture, etc. Je suis passée complètement à côté de certains aspects, mais j’ai été sensibles à d’autres.

Dans l’ensemble, la lecture a été plutôt agréable, même si je suis persuadée que je suis passée à côté de plein de choses ! Quoi qu’il en soit, la découverte d’une probable future plume thrilleresque (j’espère ^^) m’a beaucoup plu !

Je précise que la quatrième de couverture est un extrait du livre. Si le ton vous plaît, lancez-vous ! Je peux encore ajouter que certaines tournures de phrases ont été très travaillées, pour notre plus grand plaisir. D’autres sont parfois un peu longues, mais pour un premier écrit, c’est très prometteur ! En revanche, si les essais vous rebutent, ou si vous n’êtes pas très friands de pensées plus ou moins philosophiques, je pense que ce n’est pas vraiment une lecture pour vous.

À quand le premier thriller d'Eléane Sérac ? Moi je vote pour ! :)

vendredi 9 mars 2018

De Silences et de doutes - Kandly SPENSE

Titre : De Silences et de doutes
Auteur : Kandly Spense
Édition : Autoédité
Date de parution : Bientôt
Nombre de pages : 153
Genre : Romance, suspense
Décor : Michigan (US), Paris
Lu en : Mars 2018

10/10

Quatrième de couverture : Anthony Katon a refait sa vie à Detroit, dix ans après cette journée hors du temps, qui l'a obligé à quitter Paris et son ami d'enfance, Édouard Pinet.

Jusqu'à maintenant, il a accepté les règles du jeu, mais il n'imaginait pas qu'une simple confession intime pouvait, encore aujourd'hui, le ramener à la case départ.


Mon avis : J’ai eu la chance de lire en avant-première De Silences et de doutes, puisque je l’ai corrigé. Il s’agit du nouveau dernier roman de Kandly Spense.

Il est un petit peu dans la trame du Reflet des mensonges, mais je l’ai trouvé plus abouti, plus recherché et vraiment très agréable à lire.

Katon a déménagé aux États-Unis suite à un élément qui a mis sa vie sens dessus dessous. Là-bas, il retrouvera Sandra, son premier amour. Ils se revoient, parlent du passé, et le remuent, ce qui va faire remonter des souvenirs troubles, troublants, destructeurs. Mais en remontant, les souvenirs vont également ressusciter les peurs et les dangers d’autrefois. Que s’est-il passé à Paris il y a toutes ces années ? Il va falloir le découvrir pour reprendre une vie normale et douce.

J’ai grandement apprécié l’agencement des chapitres, entre passé et présent. Rapidement, on apprend à connaître Katon, ainsi que Sandra. Les personnages sont bien travaillés, les descriptions qui s’y rapportent sont suffisantes et ne viennent pas alourdir le texte. Rapidement, le ton change, et on découvre le fameux élément perturbateur. J’ai adoré ce moment, parce que je ne m’y attendais pas, et je ne pensais pas que je serais si facilement prise dans le suspense.

L’histoire continue, on balance, comme je l’ai dit, entre le présent avec les retrouvailles de Katon et Sandra ; et le passé avec la « fuite » de Katon. J’ai aimé le fait que les pièces du puzzle s’imbriquent progressivement, mais pas trop vite non plus. D’ailleurs, jusqu’au bout, j’ai établi des théories, pensé que telle ou telle chose était du fait de tel untel, mais finalement, j’ai été surprise.

Le suspense est bien maîtrisé, il n’est jamais complètement accablant, mais il est malgré tout omniprésent, et monte tout doucement. J’ai beaucoup aimé cette ambiance, on n’a pas un abîme entre une petite histoire d’amour, et soudain PAF !, une grosse histoire pleine de suspense. Non, l’une prend petit à petit le pas sur l’autre, sans l’éclipser totalement, et cet équilibre est très agréable.

En somme, une belle surprise, un roman pas trop long, qui se lit bien, qui surprend, et qui fait plaisir.


De quoi passer un très bon moment.

mercredi 7 mars 2018

Lazare Donatien (tomes 1-5) - Virginia BESSON ROBILLIARD

Titre : L'Écritoire (Lazare Donatien#1)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Nombre de tomes : 13
Date de parution : 13 juin 2017
Nombre de pages : 42
Genre : Surnaturel
Lu en : Janvier 2018

10♥/10

Quatrième de couverture : Avez-vous déjà ressenti un certain malaise envers un vieil objet ? Quelque chose dont vous avez hérité et dont vous ne savez pas quoi faire la plupart du temps ?

De tout temps, les hommes ont cherché à percer les mystères qui se présentent en rencontrant plus ou moins de succès dans leur entreprise.

Je ne prétends pas apporter plus de réponses que d’autres à ces nombreuses questions, ce n’est pas mon travail.

Mais si d’aventure des évènements bizarres commençaient à se manifester autour de vous de façon impromptue, ce serait alors le moment choisi pour songer à faire appel à moi.

Qui suis-je ? Un être étrange, travaillant pour des causes plus étranges encore… je suis le Drockhead !


Mon avis : L’Écritoire est le premier épisode d’une saga mettant en scène Lazare Donatien. La quatrième de couverture vous aura sans doute mis sur la voie, il s’agit d’un personnage atypique, vu qu’il est un Drockhead. Très bien, mais qu’est-ce qu’un Drockhead ? Ce premier épisode donne déjà quelques explications, mais il faut attendre la suite pour en savoir davantage… Difficile donc de savoir dans quelle direction va se diriger la suite, mais au vu de ce que j’ai pu apercevoir au cours de ces 42 pages, j’ai envie de prolonger ma découverte !

Dans ce premier opus, nous faisons donc la rencontre avec Lazare Donatien. Il travaille comme antiquaire, mais c’est un antiquaire, dirons-nous… un peu particulier. En effet, son état de Drockhead lui permet, entre autres, de rencontrer des entités surnaturelles. Un jour, un homme vient le voir avec une vieille écritoire qu’il croit hantée. Lazare mène sa petite enquête pour découvrir la vérité sur ce phénomène, et quoi de plus simple que de directement se renseigner auprès de l’entité concernée ?

Vous l’aurez compris, cette histoire va vous mener à la lisière d’un monde surnaturel. Mais vous serez bien loin de tout ce que vous avez déjà lu jusqu’à présent, car Virginia Besson Robilliard propose des idées inédites. Du moins, je n’ai jamais entendu parler de Drockhead avant et même la façon dont elle présente les choses et les personnages sont innovants.

J’ai été agréablement surprise par la tournure que prennent les événements. Sans trop en dire, on balance entre des personnages pour qui le surnaturel est parfaitement normal et d’autres qui ne le soupçonnent même pas. C’est donc très intéressant de comparer les réactions de ces deux groupes face au même phénomène. Lazare sert plus ou moins de pont entre ces deux univers, et sa façon de les faire se confronter est originale et plutôt drôle.

Le style d’écriture est très agréable : pas de longueurs, mais des descriptions largement suffisantes pour profiter pleinement de l’histoire, un rythme qui s’adapte très bien aux différentes situations… Pour faire court, le tout se lit de façon très fluide et, sans s’en rendre compte, on arrive déjà à la dernière page, sur un superbe cliff-hanger !

Ai-je besoin d’en dire plus ? En 42 pages, j’ai découvert un univers inédit et un personnage fort, attachant et intéressant. On sent que l’univers décrit regorge de possibilités et on a qu’une envie : en savoir plus ! Je crois donc qu’on peut dire qu’il s’agit d’un coup de cœur, tout simplement.

Il ne me reste plus qu’à remercier Virigina Besson Robilliard pour ce SP et cette très belle découverte !

Au passage, ce premier épisode est disponible gratuitement sur Amazon ici !

Des idées inédites, un monde qui regorge de possibilités... Je veux en savoir plus ! Génial !

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Titre : Les Runes de Myrdal (Lazare Donatien#2)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 juillet 2017
Nombre de pages : 43
Genre : Surnaturel
Lu en : Février 2018

10/10

Mon avis : Dans mon avis sur l'épisode 1, je vous faisais part de la découverte de l'univers de Lazare Donatien. Me voilà donc avec l'épisode 2, qui vient confirmer ce que je disais : cette saga est un coup de cœur, et la suite est à la hauteur de mes attentesv!

Dans cet épisode, on suit, logiquement, Lazare et Zeph, mais également Dimitri. La fin de l'épisode 1 nous indiquait plus ou moins qu'est-ce qui allait se passer avec Dimitri, eh bien ça y est, c'est là, et c'est un plaisir de découvrir son « entrée en fonction ». On en apprend davantage sur les Drockheads, pour le grand plaisir des lecteurs. Lazare et Dimitri sont dépêchés sur une affaires de runes de pouvoir. Ils vont tout mettre en œuvre pour délivrer le pauvre homme victime du courroux des cinq runes. C'est intéressant d'en savoir plus sur le sujet, je l'avais prédit, ça se confirme : l'univers est regorge de possibilités et c'est génial de l'arpenter !

Il n'y a pas grand-chose de plus à dire, l'épisode 2 tient toutes ses promesses et pose quelques bases supplémentaires pour la suite, qu'il me tarde de découvrir. Ce format « par épisode » m'aura rapidement prise dans ses filets. Tout est très facile à suivre, l'épisode conte une affaire particulière, du début à la fin, mais un fil rouge se créé déjà d'un épisode à l'autre.

Vous l'aurez compris : j'adore ! Je vous conseille réellement de commencer cette saga. L'épisode 1 est gratuit sur Amazon, alors... vous pouvez tester sans crainte ! ☺

Addictif, j'adore !

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Titre : La Barque solaire (Lazare Donatien#3)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 août 2017
Genre : Surnaturel
Nombre de pages : 44
Lu en : Février

10/10

Mon avis : Nouvel épisode qui ne démérite pas ! Le titre vous aura sûrement mis la voie : l'objet qui va intéresser Lazare est une barque solaire. Et qui dit barque solaire, dit logiquement pharaon égyptien. Cette fois-ci, l'auteure nous emmène donc sur la piste d'un ancien pharaon aux pouvoirs hors du commun. Elle va nous faire entrer dans un nouveau monde dans le but de rencontrer cette ancienne puissance.

Une fois n'est pas coutume, ce nouvel univers est riche en découverte et totalement inédit. On a la chance également d'en savoir un peu plus sur les pouvoirs des Drockheads, ainsi que de la façon dont ils peuvent communiquer avec l'au-delà. Dimitri et Zeph prennenent un peu plus d'importance dans cet épisode, une très bonne chose, car l'on sent bien qu'une fois encore, les possibilités d'amener la suite de la série sont innombrables.

Décidément, il s'agit d'une saga qu'il est difficile de lâcher. En plus, je crois que je me fais bien à ce rythme feuilletonesque ! C'est plutôt chouette d'ouvrir un livre et de pouvoir le finir d'une traite sans y passer la nuit, tout en sachant que l'épisode suivant nous attend. Je ne sais pas si le format conviendrait à d'autres sagas, mais en tout cas, il est absolument parfait pour celle-ci.

Dois-je encore vous convaincre qu'il faut vous lancer ou est-ce déjà fait ? Haha.

Toujours au top !

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Titre : Le Kriss javanais (Lazare Donatien#4)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 septembre 2017
Genre : Surnaturel
Nombre de pages : 42
Lu en : Février

10/10

Mon avis : Déjà l’épisode 4, qui est au niveau des précédents. Vous le savez déjà, j’adore cette série, je ne vais donc pas vous rédiger une énième chronique pour vous en chanter les louanges. Cet épisode est peut-être un tout petit peu moins haletant que les précédents, mais il a le mérite d’introduire un nouveau personnage, le grand méchant de l’histoire, si l’on devine bien, la Némésis de Lazare.

L’être nous est présenté brièvement, et grâce à cela, on a droit à un aperçu du passé de Lazare et du fameux Pytki. En réalité, l’épisode précédent nous indiquait déjà quelques petites pistes à l’introduction de ce personnages, et vous le savez, j’aime quand on voit qu’un auteur a réfléchi pour amener les choses progressivement : me voilà donc comblée.

On en apprend davantage aussi sur Moïra, la compagne de Lazare, dont le rôle va probablement changer pour le mieux au fil des épisodes grâce à une certaine discussion qui m’a beaucoup plu. En parallèle, Dimitri va gagner en confiance et en pouvoir afin de servir au mieux les plans du maître Drockhead.

En gros, il s’agit là d’un épisode un peu plus calme, qui sert à jeter de nouvelles bases qui, j’en suis sûre, vont me plaire ! Pas prête de soigner mon addiction de sitôt !


Pas grand-chose de plus à dire, parce que le mieux est encore d'aller lire vous-même le premier épisode et de vous laisser embarquer.

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Titre : La Dent du MicMac (Lazare Donatien#5)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 octobre 2017
Genre : Surnaturel
Nombre de pages : 42
Lu en : Février

10/10

Mon avis : Bon, vous l’avez compris depuis un moment, je suis littéralement fan de la série Lazare Donatien. Ce que je vais aborder cette fois-ci est une question très simple  : pourquoi est-ce qu’après cinq épisodes suis-je toujours autant étonnée et captivée qu’à la lecture du premier  ?

La réponse est des plus simples : l’auteure sait se renouveler à merveille et entraîne sans cesse son lecteur sur de nouvelles pistes. Mais attention, «  nouvelles pistes  » ici se colore de toutes les nuances possibles, car pour notre plus grand bonheur, nous allons d’une part mieux découvrir le nouvel ennemi de Lazare, arpenter un son passé et en savoir plus sur ses pouvoirs. Mais ce n’est pas tout  : on va aussi changer de pays et d’horizon de croyances, puisqu’on va, cette fois-ci, s’intéresser aux Micmacs et même nous rendre sur leurs terres. J’ai adoré découvrir certains aspects de cette peuplade que je connais très mal. J’ai même effectué quelques recherches pour en savoir plus sur elle et voir notamment à quoi ressemble un wigwam, dont il sera question à un moment donné.

Autant dire que je suis toujours aussi ravie qu’au premier jour, heureuse de me plonger dans les superstitions et croyances surnaturelles de nombreux peuples. De l’Égypte à la Scandinavie, en passant par les Micmacs, je suis sûre que les épisodes suivants me procureront tout autant de plaisir et de découvertes. Vivement la suite, donc !


Toujours complètement addict !

samedi 3 mars 2018

BrabanCIA (première vague) - Alexis DE SAINT VAL

Titre : BrabanCIA première vague(Braban#1)
Auteur : Alexis de Saint Val
Édition : Éditions de l'Aspic
Nombre de tomes : 2
Date de parution : Octobre 2016
Nombre de pages : 347
Genre : Espionnage
Décor : Belgique, France, Luxembourg...
Lu en : Février 2018

3/10

Quatrième de couverture : Lorsque les Présidents de la République se passent le flambeau, deux secrets sont échangés : les codes nucléaires et l'identité de Serpentes, l'homme de l'ombre.

Novembre 2011, Serpentes est appelé en urgence. Un chantage, visant les plus hautes instances politiques et économiques se trame au Grand-Duché de Luxembourg.

D'anciennes histoires refont surface et entraînent Saint Val dans les aspects méconnus de la guerre froide. Des Tueries du Brabant Wallon à la fausse agence de presse Aginter, une nouvelle réalité se dessine !

Et si, profitant de la chute du mur de Berlin, les réseaux « Stay Behind » de l'OTAN n'avaient pas été démantelés ? Et si les « Gladios » s'étaient convertis au renseignement privé ? Les agents dormants n'ont peut-être dormi que d'un œil ?


Mon avis : J’ai terminé il y a quelques jours BrabanCIA première vague. J’ai eu besoin d’un peu de temps pour me lancer dans la rédaction de cette chronique et la raison est des plus simples : je suis face à un gros dilemme, parce que je n’ai pas apprécié ce roman et qu’il est toujours dur de chroniquer un SP dans de telles conditions. Toutefois, je vais tenter de le faire honnêtement, en séparant le mieux possible ce qui est objectif et ce qui l’est moins pour ne pas décourager d’éventuels lecteurs. D’ailleurs, j’ai pu remarquer que le roman a plutôt de bonnes critiques dans l’ensemble, donc ne vous fiez pas qu’à mon avis.

La quatrième de couverture nous indique tout de suite la nature de l’œuvre : il s’agit d’un roman d’espionnage, et on comprend vite que la CIA et l’OTAN ont un rôle à jouer dans une histoire à découvrir, et des secrets qui trouvent leurs racines dans le passé. Du côté plutôt objectif, je peux dire que j’ai trouvé la trame assez compliquée à saisir : il y a beaucoup de personnages, qui ont souvent plusieurs appellations (nom, prénom, surnom, grade, etc.) et il y a beaucoup d’instances et d’agences impliquées dans un imbroglio d’alliances pas toujours facile à comprendre. De plus, la narration fait des bonds dans le passé et dans différents lieux de façon assez compliquée. Je suppose que si d’entrée de jeu vous arrivez à saisir toutes les alliances et de bien cerner qui est qui, le tout doit être beaucoup plus agréable, mais il n’empêche que la trame reste assez ardue.

Je tente de rester encore objective en vous parlant de la mise en forme de l’œuvre, qui pour moi souffre de certains problèmes. Beaucoup d’éléments peuvent être considérés comme un simple détail, mais l’accumulation de tous ces détails devient vraiment gênante. Il y a, entre autres, une marge à gauche impossible à réduire, qui oblige le lecteur numérique de mettre une petite police pour avoir un contenu qui ne se résume pas à quelques mots par ligne. Pas grave, mais gênant. L’utilisation d’un système de puces (-), il me semble, pour mettre en forme les dialogues accentue encore cet effet, avec une espace énorme entre le tiret et le premier mot. J’ajoute que je n’ai pas compris l’intérêt de changer la police un paragraphe sur deux. Dans les dialogues, j’ai pensé que cela servait à mieux comprendre qui parlait (puisque souvent le lecteur n’a pas d’indication sur la personne qui parle), mais apparemment non, puisque le changement se produit aussi dans les paragraphes de narration. Au final, on a l’impression que l’on doit d’imaginer une coupure alors que les paragraphes ce suivent... Encore une fois, c’est gênant. J’ai aussi trouvé pas mal de signes typographiques se baladant seuls dans le texte (cf. : photo), parce que les espaces insécables manquent.



Là, j’entre progressivement dans un autre problème, d’ordre syntaxique, avec certaines phrases qui sont un peu bancales, des dialogues où la prise de parole n’est pas toujours claire, un assez grand nombre de coquilles et des points d’exclamation (principalement) utilisés de façon assez anarchique. Je pense que le roman mériterait un petit toilettage par un correcteur pour remettre tout ça en forme, parce qu’il est vraiment dommage de finir par perdre le lecteur pour des éléments, qui, pris séparément, ne sont que des détails, en somme.

Je tente de rentrer dans la critique du contenu lui-même, mais je m’arrête encore une fois sur un autre élément : les titres de chapitres, qui se veulent drôles, n’ont à mon sens pas raison d’être, car il n’y a rien de drôle dans le roman, et ces « petites blagues » sont assez perturbantes et m’ont à chaque fois fait ressortir de l’histoire. Les citations au début des chapitres également ne servent pas à grand-chose et sont souvent hors de propos. Pour finir, le découpage en chapitre lui-même n’est pas très clair, mais cela vient peut-être uniquement du nom, je ne sais pas exactement.

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, ce qui est censé pourtant est au cœur de ma chronique, j’avoue que je n’ai pas grand-chose à dire, parce que j’ai eu un mal infini à entrer dans l’histoire. Comme je l’ai dit précédemment, il y a beaucoup d’éléments qui ont freiné ma lecture, entre tous les éléments de mise en page et de syntaxe et la complexité même de l’affaire avec son nombre impressionnant de protagonistes. Je n’ai pas ressenti beaucoup de suspense, alors que la description me promettait un roman d’espionnage « à la sauce polar ». Je reste donc sur ma faim de ce côté-là. J’ai trouvé aussi qu’il y avait bien peu d’action.

D’un point de vue plus subjectif, je peux donc vous dire que je n’ai pas eu l’impression d’avoir entre les mains ce que l’on me promettait de lire. J’ai été souvent perdue dans les lieux et les époques, et sans cesse à la recherche de suspense ou d’action. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, pour être honnête, j’avais déjà de la peine à les différencier les uns des autres... J’ai donc été déçue et perdue dans cette histoire, peut-être trop complexe pour moi. Je précise quand même que les dernières pages où l’action est enfin au rendez-vous m’ont malgré tout plu.

Ma chronique n’est donc clairement pas positive. Cependant, comme je l’ai dit, les problèmes plus « objectifs » que j’ai cités (mise en page, etc.) pourraient facilement être réglés, et toute la partie plus « subjective » n’engage, bien sûr, que moi. Alors, n’hésitez pas à lire d’autres avis avant de vous décider. Par contre, si les histoires aux nombreux personnages et à l’histoire un peu complexe ne vous plaisent pas, je pense que ce n’est pas vraiment une lecture pour vous. Dans le cas contraire, je vous laisse vous renseigner ailleurs, en espérant que vous y trouverez du plaisir. :)


Une histoire trop complexe pour moi, j'ai été perdue dans les différentes alliances et protagonistes.

mercredi 21 février 2018

La belle assise - Brice MILAN

Titre : La belle assise
Auteur : Brice Milan
Édition : Autoédité
Date de parution : 1er janvier 2017
Nombre de pages : 166
Genre : Drame
Lu en : Février

10/10

Quatrième de couverture : Jean-Yves tombe amoureux d'une jeune fille paraplégique, Emma, chaperonnée par sa tante. La mère de Jean-Yves, veuve, s'oppose à sa liaison... À tort ou à raison ?

Mon avis : Et me voici face à La belle assise de Brice Milan. Le titre et la couverture nous mettent au parfum directement, et la quatrième de couverture vient confirmer ce que l’on pense de prime abord.

Nous rencontrons Jean-Yves, le personnage principal de cette histoire. Un jour, il croise le regard de Emma, une femme paraplégique, qui deviendra vite « sa belle assise », qui va hanter ses jours et ses nuits. C’est simple : il est tombé amoureux d’elle au premier regard. Qu’importe qu’elle soit en fauteuil roulant, il sent et sait que ce n’est en rien un frein à son amour. En revanche, une femme acariâtre la chaperonne sans cesse, occupée qu’elle est à la déplacer partout. Cette femme est la tante d’Emma, et elle risque bel et bien d’être un frein à cet amour naissant. Mais il se trouve que, finalement, il aurait mieux fallu qu’elle ne soit qu’un « frein » à cette histoire, parce que son vrai visage est des plus terribles !

La belle assise commence comme une histoire d’amour au premier regard. Une histoire assez classique, somme toute, si ce n’est que la femme est paralysée. Cependant, pour le plus grand plaisir des lecteurs, le ton change progressivement et des secrets absolument fous sont dévoilés petit à petit. Le personnage de la tante, entre autres, est vraiment surprenant. Ce chaperon acariâtre endosse en fait un horrible rôle, que je n’aurais jamais pu deviner.

Progressivement, l’histoire tourne au drame, puis au thriller... Vous l’aurez compris : il y a beaucoup de rebondissements et encore plus de surprises ! Le passage d’un genre à l’autre est réellement appréciable, et la narration coupée entre les différents protagonistes permet de découvrir les pensées intimes des uns et des autres avant même que les choses se passent.

J’ai vraiment été agréablement surprise par cette lecture. Brice Milan est plein de bonnes idées et arrive facilement tromper le lecteur et le mener sur une mauvaise voie. La fin est également pleine de surprises, et elle arrive pile au bon moment. Le nombre de pages convient parfaitement : l’action arrive en temps et en heure et les révélations pile lorsqu’il le faut.

Une belle découverte, donc, que je recommande vivement. Si le mariage des genres vous plaît, vous allez apprécier, c’est certain ! Je ne développerai pas plus, je vous laisse entier le plaisir de la découverte.


Les genres s'entremêlent avec brio pour offrir un bel ensemble de révélations et de surprises.

mardi 20 février 2018

Néo-Monde (tome 1) - Teddy ROCH

Titre : Les Voyageurs (Néo-Monde#1)
Auteur : Teddy Roch
Édition : Éditions de la Caravelle
Nombre de tomes : 5
Date de parution : 24 janvier 2018
Nombre de pages : 390
Genre : Dystopie, science-fiction
Lu en : Février 2018

7/10

Quatrième de couverture : Il faisait tout pour défendre son pays, il devra se battre pour y survivre.

Après la grande tempête, Nandal n’est plus que l’ombre de lui-même. Lorsque Karl se réveille, sans repères, au cœur d’une ville emprisonnée sous la glace, il comprend que tout ce qu’il a connu jusque-là n’est plus qu’un lointain souvenir.

Tiraillé entre l’envie d’aider le peuple du Nord qui l’a recueilli, et le besoin de retrouver sa famille, il rejoint l’expédition qui leur permettra peut-être de sauver Forgost d’une guerre inévitable.

Dans ce nouveau monde, régi par la loi du plus fort, Karl va devoir lutter pour survivre…


Mon avis : Ce premier tome de Néo-Monde s’ouvre sur un univers postapocalyptique que nous découvrons au travers des yeux de Karl. Comme nous, il est perdu dans ce monde recouvert de glace. Il sait qui il est, mais n’a aucun souvenir de l’endroit où il est, il ne reconnaît rien. La ville gelée est désertée. Il finit par rencontrer un homme, qu’il va suivre jusqu’à une autre ville. En cours de chemin, Karl va apprendre de la bouche de son nouvel ami une partie des choses qu’il doit savoir sur ce « nouveau monde ». Les choses ne vont cependant pas s’arrêter là, et les habitants d’une ville voisine les attaquent suite à « un incident technique ». La guerre est déclarée entre les deux peuplades, il va falloir défendre chèrement sa peau.

Ce nouveau monde postapocalyptique m’a beaucoup plu durant les premières pages. On est complètement perdu, comme le personnage principal, on découvre petit à petit les alentours et les dangers qui les habitent. On souhaite aussi savoir qui est Karl, d’où il vient et pourquoi il est là. On finit par en apprendre un peu plus, mais bien sûr, on ne sait pas tout. C’est assez logique, puisqu’il s’agit d’un premier tome.

Sa force introductive est bonne : on arpente un nouvel univers, on apprend certains de ses codes, mais pas tous, les personnages principaux sont bien plantés, principalement Karl, dont on découvre la « quête » si l’on peut dire. Même si plusieurs éléments ne m’ont pas conquise (j’y reviendrai), l’univers m’a intriguée et m’a suffisamment tenue en haleine pour me donner envie de découvrir la suite. De ce point de vue là, on peut donc dire que l’auteur a réussi son pari avec ce premier tome.

Alors, qu’est-ce que je n’ai pas apprécié dans Les Voyageurs ? Pour commencer, un certain schéma s’est rapidement mis en place, dans plusieurs situations, par exemple, lors des déplacements : les personnages vont du point A au point B, rencontrent les habitants de ce coin, il se passe quelque chose, et ils rentrent sans en savoir réellement plus. On sent que dans tous les cas, il va y avoir un point ou un autre qui sera repris dans les tomes suivants, donc il se passe quelque chose, ce n’est pas un « coup dans l’eau », mais il n’empêche qu’on aurait pu espérer en avoir un petit peu plus dans ce tome-ci.

Un schéma répétitif plutôt dommage s’opère aussi durant les combats, qui finissent presque tous de la même façon, du moins, sur le même type de coup et de surprise. C’est vraiment dommage, parce que l’auteur a clairement les moyens de proposer plus de possibilités.

En ce qui concerne la plume, elle m’a plutôt plu, elle sert très bien son but. Je peux juste reprocher que le tout est un peu long, mais cela vient sûrement davantage des pseudo-schémas qui se mettent en place qu’autre chose. En revanche, je regrette amèrement un certain nombre de fautes d’orthographe, qui ne font jamais plaisir à voir. Étonnamment, la fin en contient nettement plus que le début, comme si le travail de correction n’avait pas été fait comme il faut ni jusqu’au bout. Dommage, vraiment ! Un petit passage de toilettage auprès d’un correcteur permettrait une plus grande crédibilité et éviterait à l’œuvre de perdre quelques points juste à cause de cela.

Bon, maintenant, le but est d’en dire assez pour que vous me suiviez sans dévoiler l’histoire, alors je vais dire que la raison pour laquelle Karl est là m’intrigue au plus haut point, je veux en savoir plus, vraiment, parce que c’est clairement l’élément le plus captivant. On en apprend assez peu sur le sujet dans ce premier tome, mais suffisamment pour avoir envie de lire la suite.

Pour résumer, malgré quelques petits éléments décevants (orthographe, schémas répétitifs et quelques longueurs probablement dues à ce dernier point), le tout est plutôt sympathique et l’univers créé est réussi. Je pense donc suivre cette série, car si le tome 2 met en scène tout ce que le tome 1 laisse présager, ça promet du bon !


Premier tome un peu trop introductif, mais qui promet quand même une suite intéressante !

dimanche 11 février 2018

Artémis - Andy WEIR

Titre : Artémis
Titre original : Artemis
Auteur : Andy Weir
Édition : Bragelonne (thriller)
Date de parution : 17 janvier 2018
Nombre de pages : 336
Genre : Science-fiction, suspense
Décor : La Lune
Lu en : Février 2018

6/10

Quatrième de couverture : Jasmine Bashara, dite Jazz, une jeune femme d’origine saoudienne, vit sur Artémis depuis l’âge de six ans. Elle connaît la cité lunaire comme sa poche : ses cinq bulles où se répartissent toutes les classes sociales, du plus riche au plus misérable, ses lois si particulières – et pas seulement gravitationnelles – et sa corruption. La vie sur Artémis est rude quand on n’est pas un riche touriste ou un milliardaire. Jazz rêve d’une vie meilleure, et son job de porteuse (elle livre à domicile les denrées légales et de contrebande importées de Terre) ne lui promet guère d’évolution. Une chose est sûre : elle ne compte pas dormir toute sa vie dans un « cercueil », ces couchettes ultra réduites où se serrent les pauvres.

Quand un de ses riches clients lui propose un job risqué, elle ne peut pas refuser : c’est un défi bien payé. Mais elle ne se doute pas qu’elle prend part à une conspiration politique dont le but est de renverser le pouvoir sur Artémis, et de prendre le contrôle des 2000 âmes qui vivent sur la Lune...


Mon avis : J’ai déjà lu Seul sur Mars de cet auteur, que j’avais beaucoup aimé. Là, dans ce nouveau roman, on se rend sur la Lune. Artémis est une ville qui s’est construite sur la Lune. Cinq sortes de grosses bulles accueillent les habitants et les nombreux touristes venus découvrir le site d’alunissage d’Armstrong.

J’ai beaucoup aimé découvrir la vie sur la Lune comme l’imagine l’auteur, il y a d’ailleurs, pour mon plus grand bonheur, plus de détails de la planète que dans Seul sur Mars. On se laisse prendre au jeu, on suis Jazz, une jeune femme qui tente de réussir son test pour pouvoir devenir maître en sortie de la bulle pour accompagner les touristes et gagner rapidement de l’argent. Son besoin d’argent la mène sur des pistes quelque peu glissantes, et elle va se retrouver dans une drôle de situation. C’est là que l’histoire devient intéressante, quand elle devient malgré elle vandale, puis la cible de ceux qui ont été touchés. Elle doit se cacher pour sauver sa vie. Mais où se cacher sur la Lune ?

La pseudo-course-poursuite sur la Lune est très intéressante, j’ai apprécié ces moments. Malgré tout, j’ai trouvé le tout un peu long à démarrer, certains éléments un peu trop « fuck yeah M’urica !  » et j’ai eu l’impression d’être beaucoup moins impliquée dans l’histoire que dans Seul sur Mars. En gros, j’ai passé un assez bon moment, mais ça manquait un peu de sel et ce qui est vraiment intéressant tarde vraiment à venir. En plus, je suis vraiment étonnée d’avoir trouvé un certain nombre de fautes d’orthographe ou mauvaises frappes... Pour un livre publié par une maison d’édition aussi grande, c’est un peu moche, il faut se l’avouer. Peut-être qu’il aurait fallu laisser un peu plus de temps au traducteur pour lui permettre de rendre un meilleur travail, aucune idée, mais c’est un peu laid.

Pour conclure : pas mal, mais aurait pu mieux faire vu ce que l’auteur est capable d’offrir, au vu de son premier roman.

Pas mal mais aurait pu mieux faire.