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samedi 13 mai 2017

Le Bourreau de Portland (La Trilogie du Mal BD, tome 1) - Michel MONTHEILET et Maxime CHATTAM

Titre : Le Bourreau de Portland (La Trilogie du Mal BD#1)
Auteur : Michel Montheillet et Maxime Chattam
Édition : Jungle !
Nombre de tomes : 3
Date de parution : 2012
Nombre de pages : 48
Genre : BD, thriller
Décor : Portland (USA)
Lu en : Mars 2017

2/10

Quatrième de couverture : Joshua Brolin a souvent été confronté à l'horreur.
Sa carrière de profiler a commencé ici avec l'affaire du « Bourreau de Portland », sa première grosse affaire... Celle qui lui a coûté le plus. Joshua Brolin y était jeune et inexpérimenté.
Il était trop impétueux pour ce tueur froid et méthodique et il allait le payer cher...
Découvrez comment la carrière de Joshua Brolin a commencé dans la police de Portland...
D'après l’œuvre originale de Maxime Chattam.


Mon avis : Il s’agit en fait de la saga La Trilogie du Mal de Maxime Chattam. D’ailleurs, c’est bizarre, parce que le tome 1 de la saga en roman s’intitule L’Âme du Mal, alors que le premier tome en BD s’intitule Le Bourreau de Portland et le tome 3 L’Âme du Mal… Étrange, surtout que la BD 1 suit fidèlement le roman 1. Mais bref.

Bon, c’est très dur de donner son avis sur une BD aussi courte (à peine 48 pages). Je me rends compte que je ne dois pas être une grande fan des thrillers adaptés en BD, il manque toujours trop d’éléments. Je sais bien qu’il est impossible de tout mettre, mais les choix opérés de sabrage ne me plaisent vraiment pas. En plus, le suspense n’a pas le temps de monter, tout se passe à une vitesse tellement folle que cela en devient ridicule. Comment ressentir de l’attachement pour les personnages ou vouloir réunir des indices quand chaque vignette fait avancer l’histoire de ce qui représente une trentaine de pages dans le roman ?

Je n’ai pas aimé cette rapidité extrême, ce manque total de suspense, cette volonté un peu désespérée de montrer du sang et des actes durs pour tenter d’accrocher le lecteur alors que le fond est désespérément plat. Il manque vraiment du sel, du liant, du contenu. Je n’ai pas aimé.

Le seul petit point positif selon moi, c’est que l’histoire suit plus ou moins la « préhistoire » du roman, et peut être vaguement considérée comme une préquelle (même s’il s’agit plutôt pour moi d’un flashback de ce qui est arrivé au personnage principal au cours des premières pages du roman). Malheureusement, tout ne colle pas et comme je l’ai déjà mentionné, tout va tellement vite qu’il peut arriver n’importe quoi aux protagonistes : je reste totalement froide. En gros : pas grand-chose à sauver de cette BD...

Pfff... Pas grand-chose à en dire... Je n'ai pas aimé du tout, ça ne passe vraiment pas en BD selon moi, c'est aussi simple que ça

mardi 27 septembre 2016

Philippe le Bel (BD) - Mathieu GABELLA

Titre : Philippe le Bel (Ils ont fait l'Histoire #1)
Auteur : Mathieu Gabella
Édition : Glénat
Nombre de tomes : Inconnu
Date de parution : 2014
Nombre de pages : 46
Genre : BD
Décor : France
Lu en : Août 2016

6/10

Quatrième de couverture : Philippe IV de France, dit Philippe le Bel, fils de Philippe III de France et de sa première épouse Isabelle d’Aragon, est roi de France de 1285 à 1314. Derrière la légende noire du procès des Templiers et des rois maudits se cache un souverain silencieux, secret et éminemment politique. Et les « affaires » qui émaillent cette époque suscitent les questions : Pourquoi s’en prendre au Temple ? Pourquoi ces guerres en Flandre ? Pourquoi ce conflit avec le Pape ? De ces presque 30 ans de règne émerge finalement une volonté constante et tendue vers un but unique : la grandeur du royaume de France !

Mon avis : J'ai pu lire cette BD chez Kassyna, qui me l'a prêtée pour que je puisse également découvrir cette saga Ils ont fait l'Histoire. Je dois dire que l'idée est absolument géniale, de quoi motiver les gens à s'intéresser à des personnages et périodes historiques sans se prendre la tête.

J'ai vraiment envie de découvrir d'autres BD de cette série, toutefois, j'ai quelques bémols en réserve. Le format est très court, alors que l'histoire de Philippe Le Bel s'étale sur plusieurs dizaines d'années. Du coup, il y a des sauts dans le temps très brutaux, avec comme seule indication, une petite bulle précisant le nombre d'années passées et un ou deux gros événements marquants. Autant dire que par moments, j'ai été complètement déstabilisée et je ne savais absolument plus où j'en étais ni ce qui s'était passé entre tel et tel événement. C'est dommage. Le format BD est donc une bonne idée afin de rendre l'Histoire plus attractive, mais il montre parfois ses limites, notamment en semblant survoler les années à la vitesse de la fusée Ariane. Autre exemple, les grosses guerres résolues en trois vignettes... C'est un peu trop rapide pour moi. Je pense que l'ouvrage aurait gagné à présenter une bonne trentaine de pages de plus, sans pour autant devenir lourd, juste pour moins survoler certains passages importants.

En ce qui concerne les dessins maintenant, je les trouve bien travaillés et plutôt réussis, on arrive facilement distinguer les protagonistes. Par contre, je trouve que l'ombrage est parfois un peu trop brutal, quelques petits dégradés supplémentaires auraient rendu les dessins un peu plus harmonieux.

Dans l'ensemble, c'est donc une bonne idée, mais le format BD montre quelques limites, malheureusement. Cependant, je pense que je vais me laisser tenter par d'autres titres, si je les trouve, parce qu'il s'agit d'un très bon moyen de s'intéresser sans s'ennuyer à l'Histoire.

Idée super, mais l'ouvrage est court et il arrive donc que plusieurs années passent d'une planche à l'autre ce qui n'aide pas à la compréhension

mardi 20 septembre 2016

Le Combat ordinaire (Intégrale) - Manu LARCENET

Titre : Le Combat ordinaire (intégrale)
Auteur & dessinateur : Manu Larcenet
Coloriste : Patrice Larcenet
Édition : Dargaud
Nombre de tomes : 4 réunis dans cette intégrale
Date de parution : 2003—2008
Nombre de pages : 248
Genre : BD
Décor : France
Lu en : Septembre 2016

8/10

Quatrième de couverture : Résumé proposé par Dargaud :
« Jeune photographe de guerre, Marco a vu trop d'horreurs. Écœuré, il se retire du monde, avec son chat, pour essayer de se reconstruire. Sur cette trame fort simple, Manu Larcenet tisse quelques-unes des plus belles pages de la bande dessinée de ces dix dernières années. Une réflexion unique sur le passage à l'âge adulte, l'acceptation de soi et notre rapport au monde. »


« Et… comment tu feras si ça revient pas ? Je veux dire si ça revient jamais ?
— Quoi donc ?
— L’envie. »


Mon avis : Le Combat ordinaire décrit en quatre volumes la vie de Marco, un jeune photographe qui souffre de crises d'angoisse régulières. Son passé le tourmente et son présent n'est pas tout rose : l'inspiration dans son travail lui fait défaut et il semble avoir perdu l'envie de tout. On le suit dans son combat quotidien, appréciant aussi bien des passages forts en émotion que des passages pleins de légèreté. Un tourbillon de sentiments, parfois puissants, parfois doux, dépeint très justement la complexité du quotidien et du ressenti de tout un chacun.

J'ai grandement apprécié la « simplicité » de l'histoire et des dessins. Une sorte de naïveté et de grande honnêteté se dégagent du texte et des dessins ; c'est frappant de découvrir une vie comme une autre, sans exagération, présentée telle qu'elle est, sans fioritures ni péripéties sorties de nulle part. J'ai trouvé ça beau et puissant, car Le Combat ordinaire dépeint dans toute sa vérité le combat contre la vie que tout le monde mène, d'une façon ou d'une autre. Une vie authentique où se mêlent des moments drôles et des moments tristes, d'autres de colère comme de bonheur ou de banale routine...


À l'image de cette planche qui décrit parfaitement le quotidien que je partage avec mon chat, Shere Khan, qui à l'instar d'Adolf, porte bien son nom ! ;)

Le coup de crayon m'a beaucoup plu, à part peut-être le nez de Marco qui est un peu trop exagéré et qui rend certains points de vue (notamment quelques gros plans) légèrement ridicules. Mais mis à part ce détail, j'ai adoré les traits parfois violents et dynamiques, parfois doux et simplistes selon les scènes et émotions mises en scène. Les passages de crises d'angoisse sont en rouge et noir, avec des traits nerveux et anguleux qui sont criants d'émotion. Par contre, les scènes de quotidien sont travaillées avec des couleurs plus douces, le trait est plus harmonieux et les détails foisonnent, à l'image par exemple de ce tout petit oiseau d'une grande planche de paysage.

Et ces petits détails sont là tout au fil de la BD. Je les trouve superbes. Pour les scènes très routinières, le trait est simple et presque grossier, mais il sert son propos : démontrer la banalité du quotidien, et j'ai adoré.

Je ne lis pas énormément de BD, souvent, j'ai l'impression qu'il s'agit de vagues dialogues rendus vivants par quelques dessins qui ne servent pas à grand-chose. Là, c'est tout l'inverse, le texte est aussi important que l'image, l'un ne pouvant être sans l'autre. Je pense que c'est bien ça qui définit si l'on est en face d'une bonne bande dessinée ou non, et je suppose que j'ai donc trouvé ma première très bonne BD, puisque j'ai vraiment ressenti le besoin de détailler les dessins, qui m'ont à eux seuls transmis des émotions.

En ce qui concerne l'histoire en elle-même, elle est superbe. On suit Marco dans tous les éléments cruciaux de sa vie, les séances de psy, les contacts avec les autres... Il est confronté aux angoisses, aux questions, à l'amour, à la mort... Juste tout ce qui fait une vie, où tout n'est pas tout rose ni tout noir. Une superbe BD où se mêlent habilement tous les éléments d'une vie ordinaire. À lire.

Une très belle BD, profonde et bien écrite, j'ai beaucoup aimé, je vous la conseille fortement

mercredi 27 juillet 2016

Maus - Art SPIEGELMAN

Titre : Maus
Titre original : Maus
Auteur : Art Spiegelman
Édition : Flammarion
Nombre de tomes : 2 réunis dans cette intégrale
Date de parution : 1986 (tome 1) 1991 (tome 2)
Nombre de pages : 296
Genre : BD, témoignage
Décor : Tchéquie, Hongrie, USA
Lu en : Juin 2016

9/10

Quatrième de couverture : Maus raconte la vie de Vladek Spiegelman, rescapé juif des camps nazis, et de son fils, auteur de bandes dessinées, qui cherche un terrain de réconciliation avec son père, sa terrifiante histoire de l’Histoire. Des portes d’Auschwitz aux trottoirs de New York se déroule, en deux temps (les années 30 et les années 70), le récit d’une double survie : celle du père, mais aussi celle du fils, qui se débat pour survivre au survivant. Ici, les Nazis sont des chats et les Juifs des souris. Oubliez vos préjugés : ces souris-là ont plus à voir avec Kafka ou Orwell qu’avec Tom et Jerry. Ceci est de la vraie littérature.

Mon avis : Ce témoignage sous forme de bande dessinée m’a beaucoup plu. On m’en parle depuis un certain temps et je comprends pourquoi maintenant. Cette BD est une façon différente de plonger dans l’Histoire, déjà du fait de la présence des animaux anthropomorphiques qui empêche par moments toute possibilité d’identifier les personnages. Une déshumanisation qui sert bien son but de présenter les deux camps comme deux entités à part entière, sans qu’on puisse distinguer la personne sous son masque.

Tout l’ouvrage mélange des passages du présent, où Vladek raconte à son témoignage à son fils, avec ses problèmes actuels, et les passages du passé où l’on suit le quotidien du père du début de la Guerre, en passant par Auschwitz, jusqu’au jour de sa libération.

Je dois avouer que j’ai trouvé les passages du présent un peu longs et un peu difficile à suivre, car il y a pas mal d’éléments à mettre en place. De plus, le père parle un peu comme Yoda par moments et j’ai trouvé ce choix un peu lourd. Intéressant tout de même, car on peut voir les séquelles de la Guerre, qu’elles soient physiques ou psychologiques (par exemple l’impossibilité pour Vladek de dépenser sans compter ou de laisser quoi que ce soit partir à la poubelle s’il est possible de lui donner une autre utilité).

En revanche, tous les passages qui s’ancrent dans le passé m’ont plu à l’unanimité. Même si les dessins sont déshumanisés et travaillés en noir et blanc, avec des traits relativement simples et directs, on ressent rapidement toute la force du récit et de l’image. Probablement plus que si le résultat ressemblait davantage à une photo de la réalité. Autant je n’ai pas particulièrement apprécié les dessins au début lorsque le père parle avec son fils, autant ceux-ci m’ont conquise dès lors qu’ils ont trait au passé. C’est là qu’ils dégagent toute leur puissance.

Un témoignage qui remue, qui bouleverse et qui prend au cœur sur un thème que j’aurais difficilement pu imaginer en BD. Mais l’auteur – illustrateur est très bon et a su faire les choix nécessaires pour créer une atmosphère que je n’avais jamais sentie auparavant. Un récit qui est donc très différent, mais qui hurle de réalisme et que je conseille vivement.

Lecture pour : Il s’agit quand même d’un sujet fort, qui ne convient donc pas aux plus jeunes, mais dès qu’on s’intéresse un peu à la Guerre et à l’holocauste, on peut le mettre dans toutes les mains.

Incroyable de pouvoir faire une BD sur un tel sujet ! Très réussi.

mercredi 26 août 2015

Walking Dead (tomes 1-20) - Robert KIRKMAN & Charlie ADLARD

Titre : Walking Dead
Titre original : The Walking Dead
Auteur : Robert Kirkman et Charlie Adlard
Édition : Delcourt
Nombre de tomes : 24 parus
Date de parution : 2005
Genre : BD
Décor : USA
Lu en : Août 2015

8/10

Quatrième de couverture : Le monde a changé... Rick Grimes se réveille après un long coma, mais le monde a changé. La quasi totalité de l'humanité a disparu. Enfin, pas tout à fait. A la place, des zombies pullulent... Rick, seul, part alors à la recherche de sa femme, Lori et de son fils, Carl. Il arrivera bientôt à trouver une communauté pour l'accueillir et qui fera très vite de lui, un ex-flic, leur chef. Nous suivrons dès lors l'évolution de Rick, de cette communauté, ses joies et ses peines, ses victoires et ses défaites, dans ce nouveau monde où la mort est à chaque tournant.

Mon avis : Je viens de me lancer dans la lecture du premier tome de Walking Dead, parce que j'aime bien la série (sans plus), mais je la trouve un peu nunuche parfois. À de nombreuses reprises, j'ai envie de hurler sur les personnages qui sont trop bêtes pour se laisser piéger 50 fois de la même façon. Un ami m'a conseillé de lire la BD, qui selon lui a un rythme nettement plus soutenu et une histoire également plus réaliste que dans la série. Je me suis laissé tenter, sans trop savoir à quoi m'attendre.

Tome 1 :

Déjà, grosse surprise : les dessins sont en noir et blanc. Je ne m'attendais pas à cela, surtout pour une saga dont on sait que le sang sera à l'honneur... Mais l'effet est très bien pensé, au final, notre imagination prend le relais pour remplir la page de sang, d'horreurs et de monstres à la chair en décomposition. En plus, je trouve que les dessins sont vraiment beaux, les personnages semblent réels et on perçoit immédiatement leurs émotions ou états d'esprit. Je note ici que Shane (que je ne supporte pas dans la série télé) m'a paru beaucoup plus humain, j'ai l'impression de comprendre sa tristesse et son désarroi, parce que j'arrive lire ce qu'il ressent au travers du dessin. Belle surprise.

Au niveau de l'histoire, je me rends compte que la série suit assez fidèlement ce qui se passe dans un premier tome, mais j'ai nettement plus apprécié le rythme de la BD : je ne me suis pas ennuyée un seul instant et j'ai tout lu d'une traite, alors qu'en regardant la série, je finis toujours par faire quelque chose en parallèle. Je fais mon ménage, j'ai même le temps de changer de pièce que parfois il ne s'est rien passé... Et soudain, dans les 5 dernières minutes, PAF, des zombies partout, grrr, grrr et ça finit sur un gros cliffhanger.

Honnêtement, je pensais lire en travers le premier tome pour dire à mon ami que j'avais suivi son conseil, mais sans plus. Étonnamment, je crois que ce ne sera pas le cas, parce que j'ai été complètement emportée par le rythme soutenu de la BD, ainsi que par les dessins qui ne me laissent pas insensibles, contrairement à de nombreuses autres BDs. En plus on me dit que la suite réserve bien des surprises à notre équipe de bras cassés survivants, et je me réjouis d'avance de découvrir tout ça, parce que je sens que ça peut me plaire, surtout si c'est moins édulcoré et niais que dans la série télé.

En résumé : une belle découverte d'une BD qui, au premier abord, risquait de ne pas m'emballer, et qui pourtant me plaît bien pour l'instant et ne me laisse pas insensible.

Tir groupé sur les tomes 2-20 : (Yes, that escalated quickly...)

Comme vous pouvez le voir, j'ai bien avancé dans cette série. Je dois dire que malgré tout, les histoires se ressemblent beaucoup d'un tome à l'autre et je ne vois pas vraiment l'intérêt de donner un avis tome par tome (surtout vu la rapidité à laquelle les personnages sont tués ou blessés, il est difficile de cacher ce genre d'informations dans des avis tome par tome).

Donc ça parle toujours de zombies, mais grosse surprise, à partir du tome 2, les dessins sont subitement devenus moins détaillés et nettement plus moches. C'est vraiment dommage, parce que j'aimais bien. (Apparemment le plus doué des deux dessinateurs n'a plus travaillé à partir du tome 2.) Je ne sais pas s'il revient par la suite ou si je me suis juste habituée au style, mais je trouve les dessins de mieux en mieux à partir du tome 18 (je ne sais plus exactement).

Le rythme des tomes ne ralentit jamais, ou juste un peu, pour repartir de plus belle quelques pages après. Autant dire que notre équipe de survivants en voit de toutes les couleurs... les pauvres ! Quel sadisme de les faire souffrir à ce point-là, nettement plus que dans la série télévisée ! Mais au moins, je ne m'ennuie pas, parce que je suis très souvent surprise par un élément nouveau (et horrible). D'ailleurs, autant le dire tout de suite, évitez de lire le tome 17 juste avant d'aller dormir... Ce n'est VRAIMENT pas une bonne idée.

Plus on avance et plus on se rend compte que la menace ne vient pas que des zombies, mais également des autres survivants, qui sont devenus de vrais sauvages. Certains font froid dans le dos. D'ailleurs, par moments, ça va un peu trop loin pour moi, je me suis un peu lassée en lisant les tomes 17 à 20 (et probablement la suite)... Tout tourne autour d'un seul événement et d'un seul personnage et je trouve que ça vient casser le rythme. Et en faire des caisses juste pour en faire des caisses, je trouve que ça va quelques pages, mais ça devient vite lourd ! (Grossièreté du personnage, violence... C'est un peu exagéré !)

Même si j'aime bien que l'on me rappelle que l'homme est aussi une menace pour l'homme et non que les morts-vivants, je préfère tout de même quand l'histoire tourne autour de la survie qu'autour d'une sorte de guerre. Par contre, quand ils en viennent à combattre les zombies, des dizaines de fois je n'ai pu m'empêcher de les prendre pour des abrutis. Vous êtes six et vous voulez vérifier que la maison est déserte afin de pouvoir dormir paisiblement dedans ? Mais vous avez raison, faites trois groupes de deux, ce sera nettement plus rapide. (Ils le disent en plus que ce sera plus rapide !) Non mais les gars... Je crois que le temps justement, c'est un peu tout ce qu'il vous reste, par contre, des membres de votre famille et des potes, plus trop, alors on reste groupé, tant pis si ça prend trois fois plus de temps. Donc forcément, autant dire qu'en général l'un des trois groupes se fait bouffer, le bruit attire le deuxième groupe qui se fait sacrément amocher, tout ça pour que le troisième groupe arrive et sauve vaguement ce qui reste à sauver ou alors ils fuient tous pour voir ailleurs s'ils y sont... Je trouve ça vraiment peu crédible, et des passages aussi débiles se passent à de TRÈS nombreuses reprises.

Je vais tout de même poursuivre ma lecture, pour savoir ce qui va arriver à nos chers survivants, mais j'espère retrouver le rythme des premiers tomes, ainsi que la menace zombie ou du moins quelque chose de plus intéressant que ce satané personnage, qui n'apporte pas grand-chose à l'histoire.

Petite note : je n'en sais strictement rien encore pour le moment, mais je me demande si l'un des personnages ne pourrait pas être à l'abri de se transformer en zombie.

Lecture pour : Adultes je pense, du moins pas aux âmes sensibles !

Il y a du bon et du moins bon. J'ai beaucoup aimé les premiers tomes (surtout le premier avec ses dessins soignés).

jeudi 30 juillet 2015

Battle Royale (tomes 1-15) - Koushun TAKAMI & Masayuki TAGUCHI

Titre : Battle Royale
Titre original : バトル・ロワイアル, Batoru Rowaiaru
Auteur : Kouchun Takami & Masayuki Taguchi
Édition : Soleil Manga
Nombre de tomes : 15
Date de parution : 2003-2006
Genre : Manga
Décor : Japon
Lu en : Juillet 2015

5/10

Quatrième de couverture : Dans un pays asiatique imaginaire existe un programme gouvernemental connu sous le nom de "Battle Royale". Chaque année, une classe de 3ème est choisie au hasard, emmenée sur une île coupée du monde, et les collégiens doivent combattre entre eux jusqu'à ce qu'il ne reste qu'un survivant... Ceci afin de servir d'exemple à la population, à la jeunesse particulièrement, et aussi de recueillir des statistiques sur le temps mis par le champion à éliminer ses camarades.

Mon avis : 42 élèves d’une même classe doivent se combattre à mort dans un terrain délimité. Un seul doit survivre. (En 15 tomes, je vous laisse imaginer qu’il y a logiquement pas mal de morts par tome...).

Tomes 1-9

On m’avait chaudement recommandé le roman Battle Royale. Je ne l’ai pas trouvé, mais une amie m’a prêté les 9 premiers tomes de la série version manga. Après tout, j’en avais lu quelques-uns étant plus jeune, et j’avais bien aimé. J’ai arrêté d’en lire parce que 13 francs le tome (qui se lit en 40 minutes, en général) ça fait mal au porte-monnaie. Mais là, sans le souci financier, je me suis dit pourquoi pas...

On va dire que je ne regrette pas ma lecture, mais en gros, je peux résumer 9 tomes en quelques mots... Amitiés, pseudo-yakuza, honneur, amour, sexe, armes, chance, trahison, folie et morts multiples. En plus je trouve que les dessins ne sont pas particulièrement beaux (et en plus, ils sont assez inégaux, car certains sont juste laids). Pas le temps de s’attacher à des personnages, parce que déjà, en présenter 42 (qui ont tous des noms qui se ressemblent et qui sont appelés indifféremment par leur nom ou prénom), donc 84 noms à se graver dans la cervelle... C’est au-dessus de mes capacités intellectuelles je crois. Bon, on perd la moitié dans les premiers tomes déjà, donc ça facilite la tâche, mais du coup, je n’ai pas vraiment été touchée par ces morts. En plus, on a droit aux grands clichés du genre dans le « on m’a tiré environ 150 balles dans le corps et mes intestins te disent bonjour, mais je dois aller jusqu’au bout, j’ai promis à mon amie d’enfance / premier amour / autre relation d’honneur que je le ferai, alors je le ferai et je le fais, youpi. »

En plus, je ne sais pas quelle équipe de pleureuses italiennes ils sont allés chercher pour ce manga, mais il y a en tout cas 4-5 gars qui pleurent ou ont les larmes aux yeux toutes les 2 pages, ça devient un peu ridicule. Sans oublier les traditionnelles histoires d’amour, de protection à la vie à la mort, de promesses en tout genre... Et il y en a... des tas !

Bon, après, ça se lit vite, ce n’est pas non plus désagréable, mais j’ai souvent levé les yeux au ciel (et maintenant que mon personnage préféré est mort (ouais, un des seuls que j’arrivais distinguer parmi les autres), je sens que ça va être moins drôle). Je finirai la saga si on me prête la suite, je vais probablement lire le roman, mais franchement, en manga, bofibof...

Tomes 10-15

C'est toujours aussi larmoyant et, en dehors de quelques dessins relativement jolis, les autres semblent de plus en plus moches... Mention spéciale pour les trous de balle (bah, t'es comique, tu veux que j'appelle ça comment ? Impact de balle ? Certes, c'est aussi une possibilité, mais avoue que c'est aussi nettement moins drôle) qui sont juste hideux et totalement irréalistes... À croire qu'on a creuser des trous au foret dans un morceau de pâte à modeler. Et franchement, j'ai vérifié, il y a une fille qui apparaît sur presque TOUTES les planches avec les larmes aux yeux ET la bouche ouverte, c'est juste moche et complètement ridicule.

Au niveau de qui est qui, ça va un peu mieux, vu qu'il reste environ 7 personnages sur les 4 ou 5 derniers tomes. Sauf que ça rend l'histoire encore plus gnangnan et larmoyante puisqu'on a le droit aux innombrables flash-back sur tous les personnages pour expliquer qui ils sont vraiment. Cliché quand tu nous tiens... Et des clichés, il y en a des TAS ! Entre les couples maudits, les "je vais mourir juste avant de te dire la vérité", les personnages increvables qui ont environ un demi chargeur dans le bide, des blessures de partout, 12 côtes cassés, un œil crevé (et que sais-je encore...), mais qui se relèvent encore et encore (et encore, et encore...). Non, ça devient juste totalement ridicule.

Et le pire dans tout ça ? Ben... C'est que tout ce que je vous raconte, ce n'est pas le pire justement ! Parce que oui, il y a pire ! Notamment les scènes de "fixations intensives" où les personnages se racontent leur vie, avec moult flash-back, les encouragements de tous les amis morts sur l'île pour venir en aide au héros, les monologues intérieurs et hésitations qui n'en finissent plus sur le bien et le mal (plus de 60 pages pour un passage en particulier quand même !).

Je pensais que ça deviendrait mieux... Ce n'est pas le cas. J'ai tout de même bien aimé le deuxième tiers du tout dernier tome, mais j'ai l'impression que si je remets bout à bout les passages qui m'ont vraiment plus, j'arrive compiler tout ça en deux volumes... Ou en un roman... Oh ? On en revient au roman originel, quelle coïncidence... Je le lirai pour me faire une idée, mais j'ai parfois l'impression qu'à vouloir trop détourner une œuvre en en faisant un film, une BD, un manga, des spin-offs ou autre, on perd l'essence même qui a fait le succès de l’œuvre en question.

En deux mots : grosse déception, mais vu que j'ai bien aimé l'idée de base, je vais laisser une chance au roman original. (Heureusement que c'était vite lu tout ça...)

Lecture pour : Public averti (et pas que pour la violence, il y a aussi quelques scènes très bizarres ainsi que des planches à caractère sexuel assez étranges aussi.)

Ne vaut clairement pas le roman du même nom.