samedi 15 décembre 2018

Les Fragments perdus - Brice MILAN

Titre : Les Fragments perdus (Chronique des Terres d’Eschizath#1)
Auteur : Brice Milan
Édition : Autoédité
Nombre de tomes : 2 pour l’instant
Date de parution : 1er janvier 2016
Nombre de pages : 346
Genre : Fantasy, médiéval
Lu en : 2018

10/10

Quatrième de couverture : L'armée de Morgaste assiège la capitale des Terres d'Eschizath au cœur de l'hiver. Face à cet adversaire implacable, les membres du conseil des Trente décident de dépêcher trois messagers chargés de quérir des renforts auprès du royaume mitoyen des Hisles.
Mais le prince noir, en quête de mystérieux fragments, lance à leur trousse ses troupes de Maraudeurs impitoyables. L'inexpérimenté Alceste, la belle et farouche Oriana et le fidèle garde de l'Ordre, Horst, vont devoir franchir le lac Gelé, traverser la forêt d'Eslhongir et gravir les monts Dunhevar. En chemin, ils s'allieront à Ulva, la Meneuse de loups...


Mon avis :

Alceste, un jeune homme tout ce qu’il y a de plus ordinaire se retrouve à partir à l’aventure à cause d’une malencontreuse soirée. Propulsé au rang de messager, il doit accomplir sa tâche pour tenter de sauver le royaume des attaques du Prince Noir. De péripétie en découverte, le rôle d’Alceste va progressivement changer jusqu’à devenir crucial. Le royaume va-t-il tomber aux mains de l’ennemi ?

Je vais commencer par le point le plus important pour moi : la forme. J’ai beaucoup aimé le choix du vocabulaire, les phrases recherchées et le soin pour articuler le tout. Il faut arrêter de prendre les gens pour des jambons, et c’est agréable d’avoir entre les mains un roman au style travaillé. Il y a même quelques descriptions aux sonorités plutôt poétiques. C’est un gros point positif pour moi !

Je passe maintenant aux personnages, que j’ai trouvé également bien travaillés. Certes, on retrouve, si je puis dire, les « gentils » et les « méchants ». Mais il y a une guerre en cours, donc forcément, deux camps s’affrontent… Je ne vais pas m’étendre sur les caractéristiques de chaque personnage, mais je veux tout de même dire que j’ai adoré voir qu’ils ne sont pas surhumains. Ils ont des défauts, des fêlures, et si l’un d’eux se blesse, il ne se remet pas en quatre lignes. Au final, on commence à tous les apprécier, même ceux que l’on ne devrait pas…

Je ne vais pas en dire beaucoup plus, le but est d’avoir des surprises, tout de même ! Mais sachez que petit à petit, le roman bascule de plus en plus dans la fantasy. On passe d’un groupe de personnages à l’autre. L’histoire se construit progressivement à partir d’un kaléidoscope de points de vue.

Les révélations sont surprenantes, l’univers médiéval-fantasy est très bien géré, les scènes de guerre sont bien décrites… En somme, un bon roman qui passe très bien !


Un bon roman fantasy bien travaillé aux multiples actions et rebondissements. Je recommande, que vous connaissiez ou non ce genre littéraire.

dimanche 2 décembre 2018

Les quatre éléments, tome 1 - Chris RED

Titre : Une ère nouvelle (Les quatre éléments#1)
Auteur : Chris Red
Édition : Autoédité
Nombre de tomes : 4
Date de parution : Mars 2014
Nombre de pages : 545
Genre : Dystopie, fantasy
Décor : La Terre dans un futur dystopique
Lu en : Novembre 2018

7/10

Quatrième de couverture : 24 juin 2016. Une Apocalypse a frappé la Terre. Le monde tel que nous le connaissons a été détruit. Cependant, l'humanité n'a pas été anéantie dans son intégralité. Natan parcourt la planète, accompagné de son oncle Yizrah, à la recherche de son frère, Eyal, qu'il a perdu ce fameux jour. Leur quête va les emmener à découvrir un nouveau monde, à rencontrer des gens de différents horizons et à vivre des aventures plus trépidantes que leur ancienne vie ne pouvait prétendre à leur offrir. Ils vont découvrir que cette Apocalypse représente pour l'humanité une seconde chance.

Mon avis : Je me suis lancée dans la lecture du premier tome de la saga Les quatre éléments sur proposition de l'auteur de découvrir l'un de ses romans. Je l'en remercie d'ailleurs. Je ne pensais pas partir sur une saga à première vue, mais le résumé m'a plu. J'aime assez voir notre Terre dans un futur proche alors que tout a été détruit. Comment se reconstruit-on, va-t-on refaire les mêmes erreurs, et j'en passe.

J'ai retrouvé ce que j'espérais dans Une ère nouvelle, avec un petit bonus en supplément, qui pouvait assez aisément se déduire du titre de la saga. On apprend qu'un jour, la Terre a vécu l'Apocalypse. Au fil des récits des personnages, on découvre comment il l'ont vécue, et petit à petit, le puzzle prend forme, même si on ne sait pas tout à la fin de ce premier opus, et tant mieux, car cela signifie que l'auteur a encore des cartes à jouer. On découvre Natan, personnage principal, qui part à la recherche de son frère. À travers une histoire somme toute banale (retrouver un membre de sa famille), le lecteur appréhende ce nouveau monde, apprend ses codes et a un premier aperçu de capacités développées par certains, en lien avec les éléments.

Dans l'ensemble, j'ai apprécié cette lecture. Le nouveau visage de la Terre est bien maîtrisé, on retrouve des petits camps de survivants et une grande ville construite d'une manière peu équitable. On balance entre critique du pouvoir et de la société, qui s'applique à ce que l'on vit aujourd'hui, et prise de conscience généralisée. C'est plutôt intéressant, bien que parfois un peu long. J'ai aimé découvrir certains rouages ainsi que l'apprentissage des pouvoirs des éléments, mais parfois, il m'a semblé que quelques coupures auraient permis de garder un rythme plus soutenu.

En ce qui concerne l'écriture, je n'ai pas eu de problèmes avec le style, que j'ai plutôt apprécié, d'ailleurs, mais j'ai noté malgré tout un certain nombre d'erreurs, qui ne font jamais plaisir à voir. Cela va de quelques fautes d'orthographe à des verbes un peu étranges, du style "il avait... décida" comme si un temps composé était devenu un temps simple et que l'auxiliaire avait été omis. C'est vraiment dommage, ça biaise forcément un peu mon avis sur une lecture que j'ai, malgré tout, apprécié. C'est dommageable également d'avoir utilisé des listes à puce pour les dialogues, car ils ne s'affichent pas toujours en entier sur ma liseuse, l'appareil décidant de commencer une nouvelle page à une nouvelle puce. J'ai pu m'en sortir en réduisant la taille de la police. Du détail, mais qui malgré tout est gênant.
EDIT : J'ai appris avoir reçu une version ancienne. Normalement, tout cela n'est plus présent dans la nouvelle version ! Donc on oublie tout ça !

Pour résumer, il s'agit d'un premier opus que j'ai trouvé bien pensé et original. Je ne m'attendais pas du tout terminer aussi loin dans un conflit en commençant les premiers chapitres. Malgré quelques passages et dialogues un peu longs, j'ai aimé découvrir cet univers futuriste.

Je pense que ce premier opus plaira à ceux qui aiment ces univers futuristes avec un petit quelque chose en plus, que l'on retrouve dans le côté fantasy amené par les pouvoirs. C'est clairement le petit plus qui me donne envie de connaître la suite. J'aime être aux frontières entre les genres, si vous êtes comme moi, vous pouvez tenter, si le nombre de pages ne vous effraie pas.

Quelques longueurs et erreurs, mais de quoi passer un bon moment à cheval entre dystopie et fantasy

mardi 27 novembre 2018

Destin brisé - D.F. NOVEL

Titre : Destin brisé
Auteur : D.F. Novel
Édition : Autoédité
Date de parution : 18 juillet 2018.
Nombre de pages : 140
Genre : Policier
Lu en : Novembre 2018

7/10

Quatrième de couverture : La jeune recrue du FBI Adam Clark devra enquêter sur une série de crimes particulièrement violents.
Est-il prêt à endurer cette épreuve ?
Les démons du passé viendront-ils le hanter ?
L'amour naîtra-t-il entre lui et la jeune femme ?

Cette enquête sur un tueur cruel et sans pitié se transformera-t-elle en descente aux enfers ?




Mon avis : Adam Clark fait ses premiers pas dans le FBI. Il se fait coacher par Larry, qui a de la bouteille. La vie étant ce qu'elle est, une coïncidence assez folle frappe: le corps d'une jeune fille atrocement mutilé vient d'être retrouvé. Pas facile quand on est fraîchement débarqué dans le milieu...

Les deux hommes vont enquêter sur ce meurtre. Mais on peut se demander s'il va s'arrêter là... Un tel acharnement sur la victime est plutôt surprenant. Ce n'est pas Clara, étudiante en psychologie qui vient de faire la rencontre d'Adam qui dira le contraire.

Une lecture plutôt agréable. Quelques éléments vont un peu vite à mon goût et le suspense est assez léger. Cependant, je pense que ce roman, qui plus est assez court, plaira à ceux qui aiment les enquêtes rapides, sans chichis et qui vont droit au but.

Sinon, pour ce qui est de la forme, j'ai apprécié le côté « sans fioritures » de la plume de l'auteur. J'avais néanmoins pas mal de choses à dire sur certaines petites erreurs et répétitions, mais puisque j'ai corrigé ce roman depuis, je n'ai plus rien à dire là-dessus.

Du coup, un avis un peu court, mais je n'ai, bien entendu, pas envie de vous en dévoiler davantage sur l'intrigue, et surtout pas vous donner les indices qui pourraient vous permettre de découvrir vous-même la vérité. :)


Un petit roman bien sympathique pour ceux qui aiment les enquêtes qui ne traînent pas !

jeudi 25 octobre 2018

Alma - Cizia ZYKË

Titre : Alma
Auteur : Cizia Zykë
Édition : Taurnada
Date de parution : 6 septembre 2018
Nombre de pages : 216 pages (papier)
Décor : Espagne
Lu en : Octobre 2018

9/10

Quatrième de couverture : Une petite fille aux étranges pouvoirs vient au monde. Autour d'elle, c'est l'Espagne du Moyen Âge, barbare autant que raffinée, à la fois religieuse et brutale, où la reine Isabelle la Catholique s'apprête à chasser tous les Juifs du royaume.

La petite Alma, celle qui parle avec Dieu, deviendra-t-elle le guide dont son peuple a besoin, ou bien sera-t-elle comme tant d'autres balayée par le vent mauvais de l'Histoire ?

L'épouvante se mêle au comique, les destins s'enchevêtrent, aussi grandioses que pitoyables, dans un récit haletant, à la force d'une légende.


Mon avis : J'ai eu la chance de lire Zykë, l'aventure il y a quelque temps, et j'ai beaucoup aimé la personnalité de Cizia Zykë. Son franc-parler, son côté un peu rentre dedans, son humour piquant, tout ça m'a donné envie de découvrir les écrits de l'auteur. Je n'ai même pas eu le temps de chercher que j'ai eu la chance d'avoir entre les mains Alma ! Un grand merci aux éditions Taurnada !

Déjà, à peine les premières pages entamées, on retrouve tout de suite le piquant de l'auteur, et ce fut un plaisir. Ensuite, pour parler davantage du fond que de la forme, je dois dire que c'est assez délicat de classer Alma dans un genre littéraire particulier. L'auteur nous emmène dans l'Espagne de l'Inquisition, on trouve donc un côté historique agréable. On suit Alma, une petite fille aux pouvoirs étranges, à la beauté naïve et troublante et qui parle à Dieu, on peut donc ajouter une petite ponte de fantastique, mais en même temps, la façon qu'a l'auteur de nous narrer cette histoire, en parlant parfois à « je », m'a fait penser à un conte. Ce livre est donc un mélange très satisfaisant de tous ces genres.

Au fil des pages, on va suivre Alma, qui va troubler ceux qu'elle croise, et qui nous troublera également. Jeune fille juive, en plein milieu de l'Inquisition... Autant dire qu'on tremble pour elle. Et en même temps, elle entend Dieu, n'est-elle pas sa porte-parole ? Mais elle est juive... L'histoire est compliquée, et troublante.

Honnêtement, j'ai été surprise par cette lecture. Je ne m'attendais pas à cela après avoir lu Zykë, l'aventure, je m'attendais à plus de voyages, de folie. Mais dans ce « conte », finalement, on retrouve quand même le franc-parler et le piquant de l'auteur, qui se permet des petites incartades pour commenter l'histoire qu'il raconte, et ça, ça m'a vraiment fait rire.

Original, intéressant, franc, avec une petite pointe d'historique et d'humour. Très bon.

vendredi 21 septembre 2018

L'Indé Panda, volume 6 - COLLECTIF

Titre : L'Indé Panda, volume 6
Auteur : Collectif (voir détail ci-dessous)
Édition : Auto-édité
Date de parution : 1er octobre 2018
Nombre de pages : Environ 120
Genre : De tout, pour notre plus grand plaisir !
Lu en : Septembre 2018

10/10

Quatrième de couverture : Un procès version 2.0, écho d'un monde rivé aux réseaux sociaux. Un « J'aime » peut-il vous sauver ? * Les robots sont de plus en plus évolués, mais où se situe la frontière entre le robot et l'humain ? * Seule et enfermée aux mains d'un homme terrible, la malice peut-elle surpasser la force pure ? * Et si le bonheur se trouvait dans les plaisirs simples et la communion avec la nature ? * Faites attention à qui vous laissez entrer chez vous, certains ne veulent pas que votre bien. * Une mère porte plusieurs casquettes, on le sait, mais que fait-elle quand elle n'est pas à la maison ? Mènerait-elle une double vie ? * Les contes de fées des temps anciens font souvent sourire par la naïveté des héroïnes, mais finalement, feraient-elles mieux aujourd'hui ? * L'amitié indéfectible d'un chat pour son maître, qui l'entraînera dans de multiples péripéties. * Le chant de la sirène résonne au loin, entraînant dans son sillon les âmes en peine jusqu'à leur dernière demeure. * Des reliques anciennes peuvent recéler des pouvoirs immenses. Une simple superstition ? Essayez pour le savoir... * Une dernière danse saura-t-elle embraser votre cœur et vous délivrer de vos peines et vos douleurs ? * Voyagez dans le temps à l'occasion d'un bal de village en plein 14 juillet. On danse et on rit, mais ce bonheur peut-il durer indéfiniment ?

Pour ce numéro-anniversaire, L'Indé Panda vous invite à plonger... dystopie, science-fiction, fantastique, policier, contemporain en passant par les contes... Laissez-vous emporter par ce caléidoscope d'auteurs indépendants !


Mon avis : Et voici mon avis sur ce magnifique sixième numéro de L’Indé Panda. Comme d’habitude, un pur plaisir à lire. La qualité est au rendez-vous, mais surtout l’éclectisme, puisque vous aurez un peu de tout sous les yeux. De la science-fiction, de l’anticipation, du suspense, du thriller psychologique… Difficile de ne pas y trouver son compte.

Il est assez délicat de juger de la qualité, car à mon sens, toutes les nouvelles méritent leur place dans ce numéro. Mon avis sera donc davantage un ressenti personnel, lié à mes goûts, donc. Même si j’ai quelques petits reproches pour certaines nouvelles, je suis persuadée qu’elles plairont.

En tout cas, c’est un bon cru !

Le Procès participatif – Bouffanges ♥♥♥
Mon coup de cœur de ce numéro, sans aucun doute. Pas étonnant de retrouver cette nouvelle en couverture, elle le mérite pleinement. L’auteur nous plonge avec une facilité déconcertante dans un univers proche. Un peu pessimiste peut-être, mais tellement probable au vu de ce qui se passe tous les jours. Au programme, une technologie qui prend de plus en plus le pas sur la vie des citoyens. Il nous présente une nouvelle forme de procès, un procès « 2.0 » si l’on veut. Et autant dire que l’expérience est bluffante, criante de vérité et un peu triste tant on image qu’un tel futur est envisageable...

Une nouvelle intelligente, qui pousse à réfléchir, mais le tout s’articule avec une telle facilité et le réalisme est si poussé que tout devient tangible, possible, tristement probable. Une belle découverte.

Dan – Catherine Loiseau ♥♥
Une nouvelle de science-fiction que j’ai pris plaisir à lire. Je ne connais pas très bien ce genre, mais j’ai apprécié le point de vue choisi. On suit plus ou moins un nouveau modèle de robot, presque humain. Presque, mais pas à 100 %. Forcément, il y a des choses qui lui échappent. Des éléments peuvent encore être développés pour qu’il devienne un robot parfait. La mise en page est un peu déstabilisante, mais permet au lecteur de se dépayser dans l’histoire, donc c’est plutôt positif. Et sur une nouvelle, ce n’est clairement pas trop lourd. Intéressant, donc.

Un Caveau sans vitrail – Laurent B
Un début qui part sur du suspense très intéressant. Quelques éléments bien oppressants, et une chute plutôt sympathique. Malheureusement, les choix de mise en page ne permettent pas un affichage optimal pour la lecture sur liseuse… Dommage que l’auteur n’ait pas su anticiper ce souci en trouvant une autre astuce (changement de police, soulignement, gras…) ou toute autre façon de mettre en exergue ce qu’il voulait mettre en exergue. Cela nuit un peu à la compréhension de la chute de sa nouvelle… Donc je ne comprends pas ce choix. Jetez un coup d’œil à la version PDF si vous souhaitez tout comprendre du premier coup. Malgré cela, le tout fonctionne plutôt bien sur un format nouvelle, et l’auteur a su me faire frémir, même frémir méchamment à un certain moment ! Ce n’est jamais facile en si peu de pages de gérer le suspense, donc bien joué, malgré les petits soucis de mise en page.

Maïa et l’homme blanc – Céline Saint-Charle ♥♥
Certains trouveront peut-être ce texte un peu naïf… Pas moi. Je l’ai trouvé inspirant et très beau. Un très beau message. Parfois, il faut ouvrir les yeux, profiter des petits riens du quotidien, qui au final sont le « tout ». Tout ce qui est et qui existe, tout ce qu’on a… La vie, la liberté, le bonheur.

Certains trouveront peut-être que mon avis est naïf. Peut-être… Mais dans tous les cas, cette nouvelle m’a émue et fait réfléchir.

L’Étrangère qui vit chez moi – Khalysta Farall
Changement d’ambiance qui nous amène au milieu d’un groupe d’amies qui ne comprend pas pourquoi l’une des leurs les abandonne de plus en plus souvent. A-t-elle des problèmes ? Probablement, au vu des réponses peu cohérentes qu’elle donne… A-t-elle un nouvel homme qu’elle veut cacher ? Peut-être… Et si la vérité était autre ? Plus sombre ? La tension s’installe. Qu’en est-il finalement ?

Une bonne gestion dans la manière d’aménager les éléments pour faire monter la tension petit à petit. Le doute qui se met en place également. Bien tourné, sympathique.

Maman est une espionne – Nicolas Chevolleau
On arrive maintenant au point pour moi un peu noir de ce numéro. Je l’ai dit, ce n’est pas vraiment une question de qualité, sinon, la nouvelle ne figurerait pas au numéro… Mais d’un point de vue parfaitement personnel, je n’ai pas été réceptive à cette nouvelle. La parole est donnée à un jeune enfant. J’ai déjà de la peine à apprécier ce genre de textes, mais là, j’ai trouvé l’enfant particulièrement bobet. Il se prend beaucoup trop au sérieux pour moi, il s’imagine des choses incroyables… Il est si sûr de lui… Ça m’a énervée, j’avoue. Et pourquoi les parents ne communiquent-ils pas plus avec leur enfant ? Bref, le style de narration ne me convient pas du tout et j’ai été parfaitement insensible au sujet traité.

Mais bon, je vous laisse découvrir, si vous aimez davantage les enfants que moi, vous trouverez cela peut-être très réaliste et choupi… Pas moi…

Tout compte fait – Nathalie Bagadey ♥♥
Ah ! Une belle surprise ! J’ai eu un peu peur aux premières lignes, quand j’ai compris que l’héroïne allait revivre un conte. Je trouve souvent les revisites « trop simples ». Mais là… J’ai été bluffée, parce que l’auteure va bien au-delà. Elle innove, elle joue, elle critique, elle invente… J’ai beaucoup aimé. Et la fin ! Elle crée un univers très intéressant, qui fait écho à notre monde. C’est agréable.

Une petite touche de rêve, une grosse touche de réalité, de belles critiques sur les héroïnes du passé, de bonnes réactions de celle du présent. Très bon.

Dans l’impasse du chat – Marie Havard ♥♥
Ahhhh ! Mais forcément, ça parle de chat, d’amitié, de loyauté… Forcément, j’adore ! C’est assez simple, mais tellement efficace. Je n’ai pu qu’apprécier cette narration qui suit monsieur le chat. J’aimerais que mon propre chat fasse de même, mais je doute qu’il ait le courage, l’amour et la détermination de ce petit héros. Très mignon, ça marchera sur les lecteurs comme moi.

Le dernier chant de Cindy – Vincent Ferrique
Une lecture en demi-teinte. J’ai lu cette nouvelle (comme toutes les autres, d’ailleurs), deux fois. À la première, j’ai bien aimé. À la seconde, finalement, j’ai trouvé que l’idée de fond était toujours intéressante, mais les éléments se répètent un peu trop. On comprend assez vite, il manque un petit peu de piment par moments. Mais… J’ai ressenti tout cela à ma deuxième lecture, donc, je reste quand même sur du positif, vu que lors de la découverte, j’avais trouvé moins répétitif.

Le Numismate – Patrice Dumas ♥♥
Un antiquaire et numismate souhaite transmettre ses plus belles pièces. Et c’est à travers de ces pièces que nous allons faire un saut dans le passé pour découvrir leur histoire et leurs mystères. J’ai trouvé très sympathique.

La dernière danse – Valéry Bonneau
Un homme est prêt à tout pour une simple danse, mais forcément, il y a un mais, que je vous laisse découvrir. On va dire que le sujet central est en même temps touchant, et en même temps un peu too much à mon goût. Malgré tout, une certaine sensibilité découle du texte. Même si tout ne m’a pas plu, la détresse du personnage principal est adaptable à d’autres situations, qui parleront plus personnellement à chaque lecteur.

Bal du 14 juillet – Zia Odet
Un bal du 14 juillet, comme il y a en tant d’autres. Et pourtant… La situation de ce 14 juillet est bien particulière, vous comprendrez vite pourquoi. Néanmoins l’ambiance est bonne, les gens dansent, rient, profitent de ce bal. Mais on sait que ça ne va pas durer, que ça ne peut pas durer…

Un thème sensible, souvent exploité, certes, mais qui marche, qui nous rappellera toujours qu’il faut profiter de l’instant présent, car le bonheur peut être éclipsé en un clignement d’œil.

Pas mal du tout, même si on m’a fait remarquer qu’historiquement, ce n’était a priori pas possible. Ne fêtant pas le 14 juillet, on va dire que ça ne me parle absolument pas, et que je n’ai à aucun moment pensé que quelque chose ne collait pas. Cela dit, pour ceux qui liront ce numéro, n’hésitez pas à me donner votre avis pour éclairer ma lanterne. 😊

Un très bon cru ! Lisez sans modération, en plus, c'est gratuit !

jeudi 23 août 2018

Le Miroir des âmes - Nicolas FEUZ

Titre : Le Miroir des âmes
Auteur : Nicolas Feuz
Édition : Slatkine
Date de parution : 23 août 2018
Nombre de pages : 224
Genre : Thriller, policier
Décor : Neuchâtel, Suisse
Lu en : Août 2018

10/10

Quatrième de couverture : Un attentat sans commanditaire, des meurtres sans mobile apparent, l’auteur est à son affaire, il est procureur du Canton de Neuchâtel. Dans ce polar essouflant, il fait endosser à son personnage principal la robe d’un magistrat qui pourrait être son double si tout n’était précisément double et trouble dans ce Miroir des âmes : les flics, les filles, les politiques, les juges et jusqu’à ce mystérieux tueur en série que la police a surnommé Le Vénitien parce qu’il coule du verre de Murano dans la gorge de ses victimes. Le style est au couteau, l’efficacité radicale. Implacable et précis, comme un détonateur.

Mon avis : Le Miroir des âmes, l’un des romans, ou plutôt LE roman que j’attendais cette année, et j’ai eu la chance de découvrir qu’il m’attendait patiemment logé au creux de ma boîte aux lettres. Je remercie infiniment Nicolas Feuz et les éditions Slatkine pour leur confiance. Autant dire que j’étais sur un petit nuage.

Tout commence directement au cœur de l’action, ou, disons-le franchement, au cœur de l’horreur, d’une torture qui fait froid dans le dos, même s’il faudrait plutôt dire « chaud » dans le dos, vu la situation. Après deux pages à peine, on est déjà plongé dans les méandres d’une affaire, sur les traces du Vénitien, un homme au tableau de chasse remarquable.

Tout aussi rapidement que l’entrée dans l’affaire, on découvre les enquêteurs qui vont devoir mettre au plus vite hors d’état de nuire ce fameux Vénitien, au modus operandi des plus étonnants... et sadiques !

Le personnage principal est procureur, ce qui est très intéressant, puisqu’il s’agit du métier de l’auteur. On imagine que son expérience doit venir donner du piquant au déroulement de l’enquête. Un réalisme absolument parfait, qui ne peut que séduire le lecteur.

L’enquête est très rythmée, peut-être même un peu trop à mon goût. C’est étonnant de dire ça, mais j’avais envie de passer un peu plus de temps avec chaque personnage plutôt que de devoir le quitter après chaque chapitre relativement court, voire très court. Cette impossibilité de reprendre son souffle est assez déstabilisante, mais absolument pas désagréable. On se sent irrémédiablement poussé dans la suite, pour réussir à trouver la pièce du puzzle suivante qui correspond au personnage qu’on suite. En bref, il s’agit d’un livre qui se dévore rapidement, et je crois qu’il serait assez difficile de réussir à reprendre sa lecture si l’on effectue une longue pause entre deux chapitres.

Je vous conseille donc de lire Le Miroir les âmes sur une période relativement courte ; c’est un roman qui s’y prête. D’ailleurs, tout s’y passe en quelques jours seulement, ce qui ajoute à ce rythme effréné.

Les personnages sont très bien travaillés, le suspense est maîtrisé de A à Z et ne retombe presque jamais, le rythme est très dynamique, presque trop, l’écriture sert parfaitement le sujet, le réalisme est là absolument tout le temps, les descriptions des tortures sont « sublimes » (si l’on peut dire) et la chute est inattendue… Si vous cherchez un thriller haletant, il est là !

Les romans de Nicolas Feuz sont toujours un vrai plaisir. Même si mon petit préféré reste à ce jour Horrora Borealis, j’ai passé un très bon moment avec Le Miroir des âmes. Vraiment, n’hésitez pas, hop dans la poche !

Un suspense maîtrisé de A à Z, superbe, comme d'habitude.

lundi 20 août 2018

Martin - Dominique LUCIANI

Titre : Martin
Auteur : Dominique Luciani
Édition : Autoédité
Date de parution : 20 avril 2018
Nombre de pages : 200
Genre : Réaliste, contemporain
Décor : France, USA, Canada
Lu en : Août 2018

8/10

Quatrième de couverture : Joseph, un clown d'hôpital en proie à des difficultés conjugales, va voir sa vie chamboulée par l'arrivée d'un enfant de huit ans dans le service d'oncologie où il officie. Gravement atteint, persuadé que ses jours sont comptés, le petit Martin n'aura de cesse de faire de ce clown dont il perçoit vite la tristesse, le héros que ce dernier a toujours rêvé d'être. Les rôles s'inversent peu à peu, Martin devenant le soignant et Joseph, le patient. C'est alors qu'un incroyable événement va survenir...

Mon avis : Joseph est clown hospitalier. Tous les jours, il se rend au travail pour donner le sourire aux enfants atteints de cancer de son service. Un jour, un nouveau petit patient fait son entrée dans le service. Il s'appelle Martin, et ne réagit pas comme tous les autres enfants aux blagues du clown. Dès leur rencontre, Joseph est troublé par cet enfant qui semble avoir compris la vie malgré son jeune âge. Un lien inconnu le pousse vers Martin. Une amitié sous l'épée de Damoclès du cancer.

Au vu du thème, on peut imaginer d'entrée de jeu que ce livre va être touchant. C'est le cas. Surtout car tout est décrit de manière très réaliste et qu'on a accès aux pensées de Jospeh. On comprend qu'avec son nez rouge, il doit sourire, redonner du courage à ses petits patients, mais qu'en dedans, c'est dur, très dur, de les voir se battre et parfois ne pas réussir leur combat. C'est triste et beau à la fois.

Joseph va creuser pour savoir pourquoi un lien si fort s'est créé avec Martin. C'est vraiment difficile d'en dire plus sur sans trop en dévoiler. Je pense qu'il vaut mieux entrer dans cette histoire en ne connaissant que la trame de base et se laisser emporter par l'histoire. Ce que je peux ajouter, c'est que Dominique Luciani ne joue pas sur le pathos, certes, le cadre est touchant et fort, il prend aux tripes, mais il a sa raison d'être. D'une part pour « l'enquête » sous-jacente, mais surtout pour faire passer un message fort. Plusieurs messages en fait... Le fait que le plus beau métier n'est pas le plus prestigieux, mais celui dans lequel on se sent le plus utile, à sa place et apprécié. Le fait que l'amitié peut fleurir n'importe où, n'importe quand. Le fait que même dans des situations tristes, il faut toujours garder espoir.

Pour faire court, c'est un beau livre, aux messages touchants. J'ai adoré savoir ce que pense Joseph de son métier de clown, que certains pourraient voir comme un peu ridicule pour qui rêvait de faire du cinéma, mais qui est à ses yeux et avec le recul, est le plus beau métier du monde. En revanche, la partie « enquête », qui ne va pas trop vous parler, vu que je n'ai rien dit à ce sujet, me semble un peu too much par moments.

C'est un avis très dur à donner. Ce qui est sûr, c'est que si vous êtes sensible au sujet, n'hésitez pas ! Et bien sûr, merci à Dominique Luciani de m'avoir permis de découvrir son roman !


Une belle histoire, qui ne verse pas dans le pathos, et met en lumière le côté humain avant tout.

mercredi 1 août 2018

Les Prières de sang - Jean-Marc DHAINAUT

Titre : Les Prières de sang
Auteur : Jean-Marc Dhainaut
Édition : Taurnada
Nombre de tomes : 2 pour l’instant
Date de parution : 5 juillet 2018
Nombre de pages : 218
Genre : Fantastique, paranormal
Décor : France
Lu en : Juillet 2018

10/10

Quatrième de couverture : Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu'une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines. Une armoire qui n'avait pas perdu la mémoire…

Mon avis : J’ai découvert Jean-Marc Dhainaut avec La Maison bleu horizon, premier livre qui met en scène Alan Lambin, spécialiste en paranormal. J’avais apprécié cette lecture, aussi, quand les éditions Taurnada m’ont proposé de lire la suite, Les Prières de sang, je n’ai pas hésité. J’en profite pour les remercier au passage de me faire découvrir tant de bons titres, un vrai plaisir à chaque fois !

D’entrée de jeu, nous retrouvons dons Alan Lambin et Mina, une médium qui l’aide dans sa tâche. Un jour, une future mère appelle Alan pour lui faire part d’événements étranges dans sa maison qu’elle croit hantée. Cris, pleurs, chutes de température… elle commence à avoir peur. Alan pense que ce n’est rien, mais lorsqu’il finit par aller voir ce qu’il se passe, il se rend compte qu’il était bien loin de la vérité.

Les tomes 2 sont toujours un tournant crucial dans une série. Avec Les Prières de sang, Jean-Marc Dhainaut a su démontrer qu’il maîtrise son sujet et qu’il avait clairement des idées en réserve pour cette nouvelle aventure. Ce que j’ai apprécié le plus, c’est le fait que beaucoup d’éléments viennent faire écho au premier tome. À cet égard, les croyances d’Alan vont être bien chamboulées… Cela permet d’ailleurs au lecteur de s’immerger complètement dans l’histoire, suivant les doutes et parfois les peurs du spécialiste en paranormal.

L’auteur va plus loin, frappe plus fort et son histoire est bien plus sombre que la précédente. Cette montée en puissance est une vraie force, car les personnages évoluent et l’éventail des possibilités pour une suite (probablement ?) est énorme.

Une bonne lecture, qui m’a encore plus convaincue que le premier volet. Je vous recommande ce roman, qui peut se lire indépendamment de La Maison bleu horizon, même si le fait de lire l’histoire dans l’ordre permet un crescendo de l’action des plus agréables.


Une suite qui monte en puissance et vient confirmer le talent de l’auteur

dimanche 22 juillet 2018

La face cachée de l'arc-en-ciel - David RUIZ MARTIN

Titre : La face cachée de l’arc-en-ciel
Auteur : David Ruiz Martin
Édition : Autoédité
Date de parution : 22 septembre 2018
Nombre de pages : 119
Genre : Recueil de 7 nouvelles
Décor : Suisse, Espagne
Lu en : Juillet 2018

10 ♥ /10

Quatrième de couverture : Sept couleurs. Sept histoires. Sept nuances aux pigments sombres, aux teintes douloureuses, parfois merveilleuses, où la peur côtoie la haine et où la haine, dans l’ombre, libère ce besoin viscéral de vengeance. Des histoires où le courage se montre en surface, où l’espoir évince la fatalité et où parfois, l’accablement et la honte poussent à la folie. Des récits qui souvent tutoient la mort, où les plus téméraires osent l’affronter, et où les plus couards préfèrent l’éviter. Certains tenteront de se jouer d’elle, mais elle finira, s’ils ne prennent pas garde, par les saisir... Et une fois dans ses serres, la mort ne relâche pas sa proie... Ne vous éloignez donc pas du chemin... Car la peur sème le doute... Et le doute finit toujours par vous perdre... Alors un conseil : restez prudents en tournant les pages de ce recueil de nouvelles.

Mon avis : La face cachée de l’arc-en-ciel est un recueil de nouvelles écrit par David Ruiz Martin. J’avais déjà lu un roman de l’auteur, aussi j’ai été ravie lorsque celui-ci m’a proposé de découvrir son recueil. Un grand merci à lui, d’ailleurs !

Le recueil comporte sept nouvelles, censées représenter les sept couleurs de l’arc-en-ciel, mais on peut dire qu’il se dégrade surtout sur des nuances de noir ou de rouge, vu les thèmes abordés. Cependant, chaque nouvelle a une « teinte » un peu particulière, même si l’atmosphère générale reste plutôt sombre.

À cet égard, je crois que la quatrième de couverture résume bien l’œuvre. Mort, folie, fuite, découverte de son vrai soi, vengeance, autant de thèmes hauts en couleur qui seront mis à l’honneur au fil des pages.

C’est assez difficile de parler du recueil dans son ensemble, vu que chaque nouvelle a des traits caractéristiques qui lui sont propres, mais je dois dire que toutes ont su me séduire, d’une manière ou d’une autre, pour son originalité, sa cruauté ou encore son réalisme.

Je peux toutefois leur trouver un point commun : une plume absolument divine qui est en parfaite adéquation avec le format « nouvelle ». J’ai pris énormément de plaisir à lire chaque phrase. Chaque fois, je me suis immergée rapidement dans une ambiance particulière. Les thèmes sont si intenses, les idées si bien trouvées et le tout si bien écrit que j’ai préféré déguster une nouvelle chaque soir plutôt que de dévorer le tout d’une traite. J’ai pu ainsi vivre chaque situation au maximum.

J’allais dire que c’est l’un des meilleurs recueils que j’ai lu dernièrement, mais je crois que je peux enlever le « dernièrement » de ma phrase. Je n’ai rien trouvé à jeter, toutes les nouvelles m’ont plu, et même si certaines abordent un sujet qui me touche moins, j’ai été transportée par l’écriture et ai vécu l’expérience à fond. La dernière, Septième chapitre, risque de ne pas plaire à tout le monde, car elle fait de nombreux clins d’œil aux écrits de Stephen King. Personnellement, je connais bien ses anciens écrits, et j’ai adoré voir cette espèce de kaléidoscope cauchemardesque se mettre en place.

En quelques mots : c’est un carton plein pour moi ! J’ai adoré cette lecture. La nouvelle n’est pas un format facile à appréhender, il faut un certain talent pour accrocher le lecteur et lui faire vivre une expérience en si peu de mots, il ne s’agit en aucun cas d’un « simple texte court ». David Ruiz Martin le possède clairement, ce talent, et a su me subjuguer avec ce recueil, que je recommande, bien évidemment !

Un des meilleurs recueils de nouvelles que j’ai pu lire jusqu’à maintenant !

mercredi 18 juillet 2018

Goodbye Money Money - Thibaut BLONDEL

Titre : Goodbye Money Money
Auteur : Thibaut Blondel
Édition : Autoédité
Date de parution : 31 mai 2018
Nombre de pages : 208
Genre : Roman noir, enquête
Lu en : Juillet 2018

6,5/10

Quatrième de couverture : EST-IL POSSIBLE DE VOLER TOUT L’ARGENT AU MONDE EN SEULEMENT CINQ JOURS SANS INFORMATIQUE NI LA MOINDRE ARME ?

Après Maelström Exotique et Royal au Bar, Thibaut BLONDEL revient cette fois avec un polar inspiré de faits réels.

Une somme dérobée plus importante que dans La Casa De Papel.

Un stratagème plus élégant et ingénieux que dans Thomas Crown ou Inside Man.

Un message plus subversif que dans Fight Club.

Et à la tête de cette enquête hors norme, un détective privé hard-boiled aux faux airs du Dude dans The Big Lebowski.

À la croisée du roman pulp de gare et de celui d’intrigue, Goodbye Money Money nous plonge dans une magistrale partie d’échecs grandeur nature au final éblouissant.


Mon avis : Goodbye Money Money est un roman qui m'a été proposé en SP par Thibaut Blondel, l'auteur. J'en profite pour le remercier, d'ailleurs. La quatrième de couverture m'a attirée. L'idée de voir s'effondrer l'argent, le monde des banques, le capitalisme, sans avoir recours à la force pure m'a semblé originale.

Le lecteur apprend à connaître un homme d'un certain âge et sa vision des choses, quelque peu différente de celle du commun des mortels. Il sait au fond de lui que la société actuelle peut tomber si on sait frapper au bon endroit, sans arme, sans violence, juste avec un peu de jugeote. Et c'est ce qu'il va s'évertuer à faire au fil des chapitres, avec l'aide d'une poignée de personnes, rien de plus.

Le sujet central est tout simplement passionnant. L'argent joue un tel rôle dans notre monde et dans notre société qu'il semble impensable qu'un seul homme réussisse à démolir tout le système, et pourtant... Pourtant, ce roman nous présente les idées pour y parvenir et leur mise en place progressive. La police arrivera-t-elle à empêcher l'effondrement de la société telle que nous la connaissons ?

Dans l'ensemble, j'ai apprécié cette lecture pour son sujet et l'idée originale de tenter un tel coup tranquillement. Le personnage du grand-père est plutôt bien travaillé, surtout sa façon de voir le monde. Une citation sur sa vision du racisme m'a beaucoup plu. Comme quoi, quand on regarde une situation sous un angle différent, tout peut changer. J'ai énormément aimé cet aspect. Franck Wings, dépêché un peu par hasard sur cette affaire, a également pas mal de relief. On sait pourquoi il est où il en est, on sait ce qu'il pense, et ce n'en est que plus agréable de le suivre dans son investigation.

Malheureusement, tout n'aura pas su me convaincre. Pour la plupart, il s'agit d'éléments qui concernent la partie enquête. À plusieurs occasions, j'ai trouvé que tout allait trop vite. Il faut retrouver quelqu'un ? Paf, aucun bâton dans les roues, l'homme est retrouvé de suite. Il faut tenter de prendre contact avec quelqu'un d'autre ? Paf, pas de péripéties, on tombe dessus et on se fait inviter chez lui sans aucune question. C'est vraiment dommage, parce que ça rend la partie enquête peu crédible. Bien sûr, si on se concentre plus sur la partie « argent », ce n'est pas primordial, mais je trouve un peu triste d'avoir monté le tout sous forme d'enquête et de tout avoir tout cuit dans la bouche.

Il en est de même pour l'une des grosses explications-révélations du roman. Celle-ci est quelque peu précipitée, dans le sens où le lecteur aimerait en savoir un peu plus, mieux comprendre, réussir à toucher du doigt ce qu'il s'est passé, et il est un peu laissé sur le carreau.

Globalement, le livre n'est pas mauvais, loin de là. J'ai pris du plaisir à découvrir tout ce pan « argent » et de pouvoir partager une vision des choses que je n'avais pas envisagée jusqu'ici. La fin fait également réfléchir... à soi, à la société, à tout en fait. J'ai beaucoup aimé ces éléments, clairement. Pour ce qui est de la partie enquête, j'ai été moins impliquée, trouvant les pistes trop simples. L'ajout de quelques péripéties ou d'une simple phrase pour faire comprendre que quelques galères ont eu lieu avant de trouver la vérité rendrait le tout nettement plus intéressant. Ça ne tient pas à grand-chose, mais ça pèse tout de même dans la balance.

Quoi qu'il en soit, si vous vous êtes déjà posé des questions sur notre société capitaliste, ou si le pouvoir insidieux qu'a l'argent sur les hommes vous intéresse un tant soit peu, je pense que vous serez, comme moi, ravis de découvrir certains points de vue sur la question.

Manque un peu de péripéties, mais le sujet est très intéressant et original.

dimanche 8 juillet 2018

La douce amertume du café - Zia ODET

Titre : La douce amertume du café
Auteur : Zia Odet
Édition : Auto-édité
Date de parution : 18 mai 2018
Nombre de pages : 344
Genre : Contemporrain, sentimental, bien-être
Lu en : 2018

9/10

Quatrième de couverture : Un chat qui perd ses poils, une rupture amoureuse, un appartement en bazar, une collègue tyrannique... la vie de Lisa n’a rien d’un conte de fées.

Après avoir lu un article sur le désencombrement, la jeune femme décide de faire du vide. Elle trie, range, vend, jette, retrouve certains objets et réveille ainsi les fantômes du passé.
Pourquoi fait-elle toujours le même cauchemar ?
D’où vient cette broche de renard aux yeux rouges ?
Quel secret son père lui cache-t-il ?

La douce amertume du café explore le bien-être au quotidien, la confiance en soi, la force des souvenirs et le bonheur dans le couple. À 28 ans, faut-il encore croire au prince charmant ?


Mon avis : La douce amertume du café met en scène Lisa, une jeune femme, qui a besoin de changement dans sa vie. Tout commence par une simple séance chez le coiffeur, pendant laquelle elle remet tout en cause. Elle est certaine, décidée : elle va faire le vide dans sa vie, le grand ménage de printemps, le gros coup de balai qui permet de repartir sur de bonnes bases.

Elle se renseigne sur le désencombrement, thème central de ce roman. Elle l’effectue de manière réfléchie, petit à petit, franchissant les diverses étapes pour réussir à tirer un trait sur ce qui ne lui sert plus. Sans jamais être moralisatrice, elle fait le tri, elle vend, elle recycle… et progressivement, elle fait aussi le tri dans sa vie, dans ses pensées, dans sa façon de voir les choses. Elle se libère, se sent mieux, retourne le passé pour définitivement tourner la page.

L’ambiance décrite est très agréable, au point même que j’ai eu envie également de pratiquement un peu de désencombrement chez moi, parce que je souhaitais moi aussi me sentir comme Lisa.

Le plus important pour moi, je pense, avec ce thème, c’est que Zia Odet n’est jamais moralisatrice, toujours motivante et douce, ça fait plaisir. Mais son histoire va plus loin ; son héroïne va également découvrir que derrière la douceur de sa nouvelle vie, à l’instar du titre de son roman, l’amertume n’est jamais très loin.

J’ai beaucoup aimé la façon utilisée par l’auteure de décrire les personnages, avec quelques sauts dans le passé, dans la tête de l’ex de Lisa. J’ai aussi grandement apprécié les passages centrés sur le chat de Lisa, une sorte de fil rouge, qui vit malgré lui le désencombrement de sa maîtresse.

Pour conclure : un livre frais, qui fait du bien, plein de bonnes énergies et qui se lit de manière très très agréable. Ce qui est étonnant et d’autant plus appréciable, c’est que même si vous ne vous sentez pas très impliqué avec les thèmes du désencombrement, du tri ou du zéro déchet, par exemple, vous y trouverez votre compte. Parce que l’intérêt de cette lecture est double, et le lecteur est là aussi pour voir Lisa avancer dans sa vie et se libérer.

Petit détail supplémentaire : j’ai lu ce roman en tant que bêta-lectrice, et j’ai donc eu la chance de voir quelques changements entre la version bêta et la version finale, et je dois dire que Zia Odet a fait un très beau travail pour rendre le tout encore plus accessible et agréable en allégeant quelques passages. Du très bon travail, en somme. Bravo à elle. :)


Un très bon roman tout en douceur, avec sa pointe d'amertume, indiscossiable à la vie.

dimanche 24 juin 2018

Le poème dont vous êtes le héros - Guillaume PRIÉ

Titre : Le poème dont vous êtes le héros
Auteur : Guillaume Prié
Édition : Auto-édité (Librinova)
Date de parution : 26 septembre 2017
Nombre de pages : 234
Genre : Littérature générale « poétisante » 😊
Lu en : Juin 2018

8 /10

Quatrième de couverture : Dans le roman, les personnages sont guidés par les strophes des poèmes qui introduisent les chapitres.

Un peu, beaucoup, librement finalement... jusqu'à ce qu'ils prennent les rennes. Ils finissent par écrire eux-mêmes les derniers vers pour faire de leur vie le poème dont ils sont les héros...

C’est ainsi que Mickaël, ce doux rêveur contrarié par un métier dans lequel il ne s'épanouit pas, écrira ce poème, pour la femme de sa vie, pour une vie pleine de folie (Vous parlez de folie ?), pour qu'ensemble, ils deviennent Chercheurs d'or ! Le lui donnera-t-il ? Il paraît qu’Un regard a suffi... Pour Jean, écrivain en quête d'inspiration, Un nouveau jour se lève... Un jour de Grandes découvertes...

Ban Bayan, son personnage de roman, un marchand prospère de Mésopotamie décide de suivre les vents : il deviendra Maître Songe.

Thomas de son côté, se sent enfermé dans une société mercantile qui ne lui correspond pas. Il n'a qu'un mur pour Crier.

Quant à Anatole, il n'est plus du tout en accord avec les valeurs capitalistes de son employeur : Bientôt, il s'en ira.

Risquera-t-il L'oubli, comme ce vagabond errant dans les rues de Paris ? En attendant pense- t-il, Je souris, donc je suis… Au moins pour un instant…

Quel lien unit ces hommes a priori si différents ? Qui sont-ils vraiment ?

Mickaël, Thomas, Jean et les autres ne cherchent finalement rien d’autre que la liberté et, avec elle, le bonheur. Dans l’écriture, le couple, la révolte, le trouveront-ils ? Réussiront-ils à briser les carcans qui les retiennent pour aller au bout de leurs désirs ?

Mon avis : Commençons par quelques petites indications pratiques. Déjà, il ne s'agit pas à proprement parler d'un poème, du moins pas tout du long. Néanmoins, des poèmes introduisent tous les chapitres, et une certaine atmosphère poétique se retrouve tout du long. Cette ambiance réside notamment dans le choix d'un vocabulaire recherché, de rythmes et de sonorités travaillées, et les sujets eux-mêmes sont propices à l'égarement, au destin et à la rêverie.

Ce petit point fait, à quoi pouvez-vous vous attendre avec Le poème dont vous êtes le héros ? C'est assez difficile à décrire, mais à mon sens, il s'agit d'une aventure, d'un voyage pour découvrir qui l'on est et vivre la vie que l'on rêve. De chapitre en chapitre, on découvre les différents protagonistes qui vont donner vie aux mots. Chacun a un souhait profond, une envie de changement, ou une prise de conscience soudaine, un besoin de s'évader, de fuir, de vivre...

Ainsi, l'on suivra tour à tour les différentes histoires. Les personnages, sans se rencontrer physiquement, viennent tous ensemble apporter de l'eau au moulin de cette volonté de liberté. Ils nous exposent leurs opinions, doutent, mais arrivent souvent à nous convaincre, tant leur désir de vivre et de changer est puissant.

Je dois dire que j'ai un peu de peine à définir clairement ce livre, mais il n'en a pas réellement besoin, car ce qui importe, c'est l'ambiance générale qui s'en dégage, ce tout qui arrive à résonner dans l'esprit du lecteur. Je peux ajouter à cela que les mots sont beaux, ils coulent avec fluidité et s'articulent très bien. J'ai eu beaucoup de plaisir à voir se dérouler des phrases si bien construites, à l'orthographe irréprochable presque tout au long du roman. Autant dire que c'est très agréable.

Dans l'ensemble, c'est difficile de vous en dire davantage, car je crois que la forme est plus importante que le fond. Du moins, c'est comme ça que je l'ai ressenti. Ainsi, si vous restez insensible à la forme, vous risquez de ne pas apprécier cette lecture. En revanche, si les mots résonnent en vous, vous allez indéniablement vous laisser prendre au jeu et partir à la recherche de sa vérité et de sa propre liberté.

Si vous voulez vous faire une idée du style de l'auteur, très travaillé et recherché, comme je l'ai dit, vous pouvez trouver facilement quelques extraits en ligne. S'ils vous plaisent, n'hésitez plus et laissez-vous embarquer dans ces belles tranches de vie.

Je termine en remerciant l'auteur de m'avoir fait parvenir son livre, que j'ai eu grand plaisir à découvrir. Je le remercie également pour sa patience. Il s'agit d'un livre qui doit se lire avec le bon état d'esprit, sans précipitation, et je suis ravie d'avoir pu attendre de me retrouver dans cet état d'esprit-là pour découvrir Le poème dont vous êtes le héros dans de bonnes circonstances.

Plaisant, original, bien écrit, en somme : une lecture très agréable.

mardi 29 mai 2018

Vents Mauvais - Claire RIVIECCIO

Titre : Vents Mauvais
Auteur : Claire Rivieccio
Édition : Plumes solidaires
Date de parution : 13 avril 2018
Nombre de pages : 228
Genre : Thriller, policier
Décor : France, Madère, Canaries, Sénégal
Lu en : Mai 2018

7/10

Quatrième de couverture : C’était parti pour ressembler à une croisière de rêve et c’est devenu très vite le pire de ses cauchemars. Jamais Mimi n’aurait imaginé se retrouver dans une situation aussi effroyable.

Où trouvera-t-elle la force de survivre ?

Tandis qu’elle entend des hurlements sur le pont, elle se demande une dernière fois pourquoi elle a mis les pieds sur ce bateau maudit.


Mon avis : Mimi et son chéri Cyprien décident de partir à l’aventure en croisière sur un voilier pour rallier le Sénégal depuis la France. Le visage déjà frappé par les embruns et les yeux pleins d’étoiles, ils montent à bord du Narval, en compagnie de Wilfried, le capitaine, Ghetty, sa compagne, et deux autres hommes embarqués pour le voyage. Tout semble bien parti, mais dès que le voilier quitte le port, tout change, et progressivement, l’ambiance sur le Narval devient oppressante, jusqu’à devenir un véritable enfer pour tout l’équipage.

À partir de ce moment-là, le roman devient huis clos très étonnant. Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est la différence d’ambiance un chapitre sur deux. On suit d’un côté les tribulations de Mimi sur le Narval, et de l’autre, un enquêteur dépêché par la sœur de Mimi pour la retrouver. Ce choix peut sembler classique, mais ce n’est pas vraiment le cas, car pour une fois, on se rend vraiment compte de la galère que c’est pour l’enquêteur de retrouver un petit voilier qui peut se trouver n’importe… L’océan est vaste, difficile à quadriller, et encore plus quand le capitaine décide d’accoster dans des ports peu regardants et qu’il n’y a aucune trace de son passage. Puis on revient à bord du Narval, et on sent la situation désespérée des voyageurs à bord, qui n’ont aucune chance de pouvoir s’échapper à la nage. Autant dire que la situation est désespérée et que les indices sont très durs à trouver. C’est incontestablement ce qui m’a le plus plu.

En revanche, j’ai quelques petites remarques à faire au sujet de Wilfried et de Ghetty. On comprend très vite qu’ils sont machiavéliques. J’ai trouvé que quelques éléments sont un peu exagérés sur leur façon d’agir et de réagir. Il y a quelques éléments absolument horribles qui, selon moi, sonnent un peu faux, tant cela semble improbable, et donne un vernis de superficialité aux personnages. C’est un peu dommage, car l’ambiance pesante de ce huis clos était largement suffisante, il n’y avait pas besoin de surenchérir dans l’horreur. Il en fallait un peu, c’est sûr, histoire d’être dans le ton, mais pas besoin d’en faire autant.

Pour conclure, je peux dire que Vents Mauvais plaira aux amateurs d’ambiance thriller. En ce qui concerne l’enquête, elle est bonne, surtout parce qu’on se rend compte de la difficulté de la situation, et ça, c’est très bien trouvé, un vrai bon huis clos. En revanche, l’action m’a semblé un peu too much par moments. Ce n’est pas extrêmement dérangeant, mais ce n’était, à mon sens, pas nécessaire.

Un huis clos très pesant à bord d’un voilier. Autant vous dire que croisière ne s’amuse pas tant que ça.…

jeudi 24 mai 2018

Plus forte que l'éternité - D.F. NOVEL

Titre : Plus forte que l'éternité
Auteur : D.F. Novel
Édition : Autoédité
Date de parution : 8 octobre 2017
Nombre de pages : 60
Genre : Surnaturel
Lu en : Mai 2018

8/10

Quatrième de couverture : - Un jeune couple aux prises au pire des tourments
- La perspective d'une nouvelle vie pour conjurer le sort macabre
- Un lieu chargé d'histoire

Quel terrible secret va découvrir la jeune femme ?
La découverte de la vérité fera-t-elle écho à la vie du jeune couple ?
Faut-il réveiller les fantômes du passé ?

Dans ce nouveau livre de D-F Novel, vous retrouvez les ingrédients d'une histoire fantastique et d'une enquête mystérieuse aux portes de l'au-delà. Un livre pour les amateurs d'histoires surnaturelles et de frissons...

EXTRAIT DU LIVRE
« Le couple commença à visiter les lieux qui étaient restés en l’état depuis de nombreuses années. Chaque pièce de la grande demeure semblait raconter une histoire. Les murs de la maison étaient imprégnés de la présence des différents propriétaires qui s’étaient succédé depuis la fin du XIXe siècle.

Laura arrêta son regard sur un immense portrait du premier propriétaire des lieux situé au-dessus de l’impressionnante cheminée en marbre à l’extrémité de la pièce au fond du grand salon. Ce tableau de l’ancien maître de la maison fascina Laura, de part sa taille mais aussi par le regard puissant et inquiétant de cet homme mort depuis plus d’un siècle. Le visage froid et dur, il était assis sur une chaise, vêtu de vêtements noirs de jais. Le fond de la scène était composé de drapés sombres, la peinture ne respirait pas la gaieté. La jeune femme ressentit un frisson courir le long de sa colonne vertébrale. Les yeux du vieil homme semblaient la fixer et Laura sentit un grand malaise naître en elle, une inquiétude... »


Mon avis : Plus forte que l'éternité est un roman court (60 pages) qui met le surnaturel à l'honneur. Un couple se trouve au centre de l'histoire, il s'agit de Sébastien et Laura. Après avoir vécu un gros drame, ils tentent de se reconstruire et décident de changer de vie. Pour cela, ils déménagent dans un grand manoir un peu délabré. Ils ont bon espoir que le calme des lieux les aidera à remonter la pente et soulage la dépression de Laura.

Nous étions au courant, le surnaturel s'invite dans le vieux manoir. Des bruits, des événements bizarres, des sortes de mirages... Mais est-ce vraiment du surnaturel ou est-ce la dépression de Laura qui lui fait imaginer des choses ? C'est intéressant d'avoir ce petit doute, parce que les deux options sont probables. Le temps passe et tout devient de plus en plus étrange, jusqu'à ce que la vérité éclate.

Dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié l'ambiance de ce roman court. On est dans le flou, l'étrange s'invite, on doute, on veut savoir... De ce point de vue là, c'est très agréable à lire. Je peux soulever quelques petits détails qui m'ont un peu déstabilisée, principalement le fait que le temps semble passer très vite, mais qu'il y a assez peu d'éléments qui nous le font sentir. Tout à coup, on apprend que les mois ont passé, mais de façon plutôt abrupte. Quelques précisions sur la temporalité auraient aidé à s'ancrer davantage dans l'histoire et le suspense. Là, j'ai eu l'impression que tout aurait pu se passer en trois jours. D'ailleurs, le fait que le temps avance sans que les travaux d'aménagement progressent est un peu bizarre aussi.

Malgré ces petits détails, je pense que Plus forte que l'éternité plaira aux amateurs d'histoires paranormales et de mystère... Laura part-elle en vrille ou le manoir est-il hanté par une entité surnaturelle ? Je vous laisse le plaisir de découvrir cela.

Je remercie l'auteur de m'avoir fait parvenir son livre. J'ai passé un bon moment, même si je n'aurais pas dit non à une vingtaine de pages de plus, notamment pour fixer davantage le fait que le temps passe. En tous les cas, si vous aimez les livres qui ne traînent pas en longueur, celui-ci est fait pour vous !

Vite lu, bien lu ! Et ça fait extrêmement plaisir lors des moments de gros stress où on ne peut pas lire beaucoup ! Nickel !

mardi 8 mai 2018

Le Vase Rose - Éric OLIVA

Titre : Le Vase Rose
Auteur : Eric Oliva
Édition : Taurnada
Date de parution : 3 mai 2018
Nombre de pages : 232
Genre : Thriller
Lu en : Avril 2018

10/10

Quatrième de couverture : Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?

Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever. Frédéric Caussois a choisi.

Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.


Mon avis : J’ai eu la chance de recevoir le nouveau livre d’Éric Oliva, Le Vase Rose, de la part des éditions Taurnada, que je remercie, d’ailleurs. Il se trouve que j’avais déjà lu Chroniques d’une vie de flic de cet auteur. Je l’avais beaucoup aimé, et donc, j’étais plus que ravie de découvrir celui-ci.

On découvre une petite famille composée des deux parents et de leur fils. Une famille heureuse et unie, jusqu’au jour où le cauchemar commence. C’est à ce moment-là que tout dégringole et que l’enquête commence. Une enquête particulière, où la police passe au deuxième plan, et un individu « lambda » se retrouve au cœur de l’action, souhaitant faire justice lui-même en découvrant la vérité.

Dès les premières pages, on découvre la fameuse petite famille. On imagine bien que quelque chose va se produire, la quatrième de couverture nous a mis la puce à l’oreille, et on se demande où l’horreur va frapper. Elle frappe d’ailleurs vite et de manière très efficace, j’en suis restée comme deux ronds de flan. Puis l’enquête commence, et la tension est à son comble. On s’imagine dans la peau de la personne qui cherche la vérité, on se demande si on aurait autant de cran qu’elle, si on n’aurait pas abandonné et laissé le chagrin gagner. Mais la recherche de la vérité est la plus forte, et pourquoi pas la vengeance. On se demande d’ailleurs à quel moment tout va se savoir, et comment cette fameuse personne va réagir.

J’ai adoré le fait qu’on alterne entre l’enquête et la façon dont la personne pense et réagit. Forcément, le lecteur est amené à réfléchir également. Auriez-vous réagi de la même manière dans une situation aussi terrible ?


J’ai passé un très bon moment avec cette lecture et cette enquête particulière.

dimanche 29 avril 2018

Le jour où mon pénis est tombé - David DURANTEAU

Titre : Le jour où mon pénis est tombé
Auteur : David Duranteau
Édition : Autoédité
Date de parution : 28 juin 2017
Nombre de pages : 220
Genre : Humour, policier
Décor : France
Lu en : Avril 2018

8 /10

Quatrième de couverture : Je m’appelle Fabrice Carmen, j’ai 43 ans, je suis le présentateur vedette de la matinale d’une grande radio française.

J’ai du fric, je suis connu, les meufs m’adorent, je suis le mec que tout le monde rêve d’être…

Sauf que récemment les petits désagréments s’accumulent… Mon pénis, par exemple… Il est tombé, un matin, sous la douche… Ça fait un choc de le voir à côté de la savonnette… Et cette nouvelle animatrice à la radio qui ne porte jamais de culotte, c’est la fille d’un cinéaste connu, je crois qu’elle essaie de me piquer ma place… Et comme une apothéose, à l’instant où je vous parle, une femme est allongée sur mon canapé hors de prix, une coupe de champagne plantée dans la gorge… Je m’allumerais bien une clope, moi…


Mon avis : Le jour où mon pénis est tombé… Avouez, rien que le titre vous donne envie de le lire, c’est pas possible, il n’y a pas que moi. On comprend tout de suite qu’on va avoir un roman humoristique entre les mains. Par contre, vous pouvez l’imaginer avec le titre, il va y avoir des blagues un peu limite-limite, sexiste, etc. Si ce genre d’humour vous débéquette, oubliez cette histoire de pénis.

Cependant, cet humour est très efficace sur moi, alors des phrases de type « Heureusement mon bermuda est un peu large, avec les mains dans les poches ça passe… Parce qu’aller acheter du poisson chez Lucine, très élégante et pittoresque poissonnerie locale, la quille en avant, c’est raccord au niveau du thème, mais socialement inadapté… » m’ont vraiment fait rire.

C’est un extrait comme un autre, mais j’ai souvent rigolé de la situation de Fabrice. Mais qui est Fabrice ? C’est le personnage principal, riche animateur de radio, qui se retrouve plusieurs jours en érection, jusqu’à ce que son pénis finisse par tomber. La perte de son organe génital va bouleverser sa vie à plus d’un titre. Sa confiance légendaire avec les femmes s’ébrèche un peu, pourtant, les occasions sont toujours là, car un l’homme ne se résume pas à son pénis. Je m’attendais donc à un livre purement humoristique, et j’ai apprécié ce côté. Mais ce n’est pas tout, j’ai été ravie de découvrir une enquête policière qui tient la route. En plus, le personnage du policier est absolument énorme. Je crois que c’est lui qui m’a fait le plus rire de toute l’histoire. Il est un peu concon et complètement à côté de la plaque. J’ai apprécié suivre ses réflexions complètement pétées.

En gros, ce roman compte une bonne part d’humour et une enquête policière plutôt agréable. Le tout est un peu loufoque, mais autant dire que c’est efficace et que j’ai passé un bon moment.

Alors si ce titre vous fait déjà rire, comme moi, allez-y !


De l’humour, mais pas que…