mercredi 1 août 2018

Les Prières de sang - Jean-Marc DHAINAUT

Titre : Les Prières de sang
Auteur : Jean-Marc Dhainaut
Édition : Taurnada
Nombre de tomes : 2 pour l’instant
Date de parution : 5 juillet 2018
Nombre de pages : 218
Genre : Fantastique, paranormal
Décor : France
Lu en : Juillet 2018

10/10

Quatrième de couverture : Alan Lambin, spécialiste en paranormal, est appelé à enquêter dans un vieux monastère ayant accueilli autrefois quatre templiers en fuite. Depuis, ses murs semblent dissimuler un lourd secret solidement gardé par des âmes hostiles. Les parchemins ne mentent pas, ni ces cris que chacun peut entendre la nuit dans les sombres couloirs du monastère. Et dire que tout a commencé parce qu'une étudiante a acheté un jour une armoire ayant appartenu aux moines. Une armoire qui n'avait pas perdu la mémoire…

Mon avis : J’ai découvert Jean-Marc Dhainaut avec La Maison bleu horizon, premier livre qui met en scène Alan Lambin, spécialiste en paranormal. J’avais apprécié cette lecture, aussi, quand les éditions Taurnada m’ont proposé de lire la suite, Les Prières de sang, je n’ai pas hésité. J’en profite pour les remercier au passage de me faire découvrir tant de bons titres, un vrai plaisir à chaque fois !

D’entrée de jeu, nous retrouvons dons Alan Lambin et Mina, une médium qui l’aide dans sa tâche. Un jour, une future mère appelle Alan pour lui faire part d’événements étranges dans sa maison qu’elle croit hantée. Cris, pleurs, chutes de température… elle commence à avoir peur. Alan pense que ce n’est rien, mais lorsqu’il finit par aller voir ce qu’il se passe, il se rend compte qu’il était bien loin de la vérité.

Les tomes 2 sont toujours un tournant crucial dans une série. Avec Les Prières de sang, Jean-Marc Dhainaut a su démontrer qu’il maîtrise son sujet et qu’il avait clairement des idées en réserve pour cette nouvelle aventure. Ce que j’ai apprécié le plus, c’est le fait que beaucoup d’éléments viennent faire écho au premier tome. À cet égard, les croyances d’Alan vont être bien chamboulées… Cela permet d’ailleurs au lecteur de s’immerger complètement dans l’histoire, suivant les doutes et parfois les peurs du spécialiste en paranormal.

L’auteur va plus loin, frappe plus fort et son histoire est bien plus sombre que la précédente. Cette montée en puissance est une vraie force, car les personnages évoluent et l’éventail des possibilités pour une suite (probablement ?) est énorme.

Une bonne lecture, qui m’a encore plus convaincue que le premier volet. Je vous recommande ce roman, qui peut se lire indépendamment de La Maison bleu horizon, même si le fait de lire l’histoire dans l’ordre permet un crescendo de l’action des plus agréables.


Une suite qui monte en puissance et vient confirmer le talent de l’auteur

dimanche 22 juillet 2018

La face cachée de l'arc-en-ciel - David RUIZ MARTIN

Titre : La face cachée de l’arc-en-ciel
Auteur : David Ruiz Martin
Édition : Autoédité
Date de parution : 22 septembre 2018
Nombre de pages : 119
Genre : Recueil de 7 nouvelles
Décor : Suisse, Espagne
Lu en : Juillet 2018

10 ♥ /10

Quatrième de couverture : Sept couleurs. Sept histoires. Sept nuances aux pigments sombres, aux teintes douloureuses, parfois merveilleuses, où la peur côtoie la haine et où la haine, dans l’ombre, libère ce besoin viscéral de vengeance. Des histoires où le courage se montre en surface, où l’espoir évince la fatalité et où parfois, l’accablement et la honte poussent à la folie. Des récits qui souvent tutoient la mort, où les plus téméraires osent l’affronter, et où les plus couards préfèrent l’éviter. Certains tenteront de se jouer d’elle, mais elle finira, s’ils ne prennent pas garde, par les saisir... Et une fois dans ses serres, la mort ne relâche pas sa proie... Ne vous éloignez donc pas du chemin... Car la peur sème le doute... Et le doute finit toujours par vous perdre... Alors un conseil : restez prudents en tournant les pages de ce recueil de nouvelles.

Mon avis : La face cachée de l’arc-en-ciel est un recueil de nouvelles écrit par David Ruiz Martin. J’avais déjà lu un roman de l’auteur, aussi j’ai été ravie lorsque celui-ci m’a proposé de découvrir son recueil. Un grand merci à lui, d’ailleurs !

Le recueil comporte sept nouvelles, censées représenter les sept couleurs de l’arc-en-ciel, mais on peut dire qu’il se dégrade surtout sur des nuances de noir ou de rouge, vu les thèmes abordés. Cependant, chaque nouvelle a une « teinte » un peu particulière, même si l’atmosphère générale reste plutôt sombre.

À cet égard, je crois que la quatrième de couverture résume bien l’œuvre. Mort, folie, fuite, découverte de son vrai soi, vengeance, autant de thèmes hauts en couleur qui seront mis à l’honneur au fil des pages.

C’est assez difficile de parler du recueil dans son ensemble, vu que chaque nouvelle a des traits caractéristiques qui lui sont propres, mais je dois dire que toutes ont su me séduire, d’une manière ou d’une autre, pour son originalité, sa cruauté ou encore son réalisme.

Je peux toutefois leur trouver un point commun : une plume absolument divine qui est en parfaite adéquation avec le format « nouvelle ». J’ai pris énormément de plaisir à lire chaque phrase. Chaque fois, je me suis immergée rapidement dans une ambiance particulière. Les thèmes sont si intenses, les idées si bien trouvées et le tout si bien écrit que j’ai préféré déguster une nouvelle chaque soir plutôt que de dévorer le tout d’une traite. J’ai pu ainsi vivre chaque situation au maximum.

J’allais dire que c’est l’un des meilleurs recueils que j’ai lu dernièrement, mais je crois que je peux enlever le « dernièrement » de ma phrase. Je n’ai rien trouvé à jeter, toutes les nouvelles m’ont plu, et même si certaines abordent un sujet qui me touche moins, j’ai été transportée par l’écriture et ai vécu l’expérience à fond. La dernière, Septième chapitre, risque de ne pas plaire à tout le monde, car elle fait de nombreux clins d’œil aux écrits de Stephen King. Personnellement, je connais bien ses anciens écrits, et j’ai adoré voir cette espèce de kaléidoscope cauchemardesque se mettre en place.

En quelques mots : c’est un carton plein pour moi ! J’ai adoré cette lecture. La nouvelle n’est pas un format facile à appréhender, il faut un certain talent pour accrocher le lecteur et lui faire vivre une expérience en si peu de mots, il ne s’agit en aucun cas d’un « simple texte court ». David Ruiz Martin le possède clairement, ce talent, et a su me subjuguer avec ce recueil, que je recommande, bien évidemment !

Un des meilleurs recueils de nouvelles que j’ai pu lire jusqu’à maintenant !

mercredi 18 juillet 2018

Goodbye Money Money - Thibaut BLONDEL

Titre : Goodbye Money Money
Auteur : Thibaut Blondel
Édition : Autoédité
Date de parution : 31 mai 2018
Nombre de pages : 208
Genre : Roman noir, enquête
Lu en : Juillet 2018

6,5/10

Quatrième de couverture : EST-IL POSSIBLE DE VOLER TOUT L’ARGENT AU MONDE EN SEULEMENT CINQ JOURS SANS INFORMATIQUE NI LA MOINDRE ARME ?

Après Maelström Exotique et Royal au Bar, Thibaut BLONDEL revient cette fois avec un polar inspiré de faits réels.

Une somme dérobée plus importante que dans La Casa De Papel.

Un stratagème plus élégant et ingénieux que dans Thomas Crown ou Inside Man.

Un message plus subversif que dans Fight Club.

Et à la tête de cette enquête hors norme, un détective privé hard-boiled aux faux airs du Dude dans The Big Lebowski.

À la croisée du roman pulp de gare et de celui d’intrigue, Goodbye Money Money nous plonge dans une magistrale partie d’échecs grandeur nature au final éblouissant.


Mon avis : Goodbye Money Money est un roman qui m'a été proposé en SP par Thibaut Blondel, l'auteur. J'en profite pour le remercier, d'ailleurs. La quatrième de couverture m'a attirée. L'idée de voir s'effondrer l'argent, le monde des banques, le capitalisme, sans avoir recours à la force pure m'a semblé originale.

Le lecteur apprend à connaître un homme d'un certain âge et sa vision des choses, quelque peu différente de celle du commun des mortels. Il sait au fond de lui que la société actuelle peut tomber si on sait frapper au bon endroit, sans arme, sans violence, juste avec un peu de jugeote. Et c'est ce qu'il va s'évertuer à faire au fil des chapitres, avec l'aide d'une poignée de personnes, rien de plus.

Le sujet central est tout simplement passionnant. L'argent joue un tel rôle dans notre monde et dans notre société qu'il semble impensable qu'un seul homme réussisse à démolir tout le système, et pourtant... Pourtant, ce roman nous présente les idées pour y parvenir et leur mise en place progressive. La police arrivera-t-elle à empêcher l'effondrement de la société telle que nous la connaissons ?

Dans l'ensemble, j'ai apprécié cette lecture pour son sujet et l'idée originale de tenter un tel coup tranquillement. Le personnage du grand-père est plutôt bien travaillé, surtout sa façon de voir le monde. Une citation sur sa vision du racisme m'a beaucoup plu. Comme quoi, quand on regarde une situation sous un angle différent, tout peut changer. J'ai énormément aimé cet aspect. Franck Wings, dépêché un peu par hasard sur cette affaire, a également pas mal de relief. On sait pourquoi il est où il en est, on sait ce qu'il pense, et ce n'en est que plus agréable de le suivre dans son investigation.

Malheureusement, tout n'aura pas su me convaincre. Pour la plupart, il s'agit d'éléments qui concernent la partie enquête. À plusieurs occasions, j'ai trouvé que tout allait trop vite. Il faut retrouver quelqu'un ? Paf, aucun bâton dans les roues, l'homme est retrouvé de suite. Il faut tenter de prendre contact avec quelqu'un d'autre ? Paf, pas de péripéties, on tombe dessus et on se fait inviter chez lui sans aucune question. C'est vraiment dommage, parce que ça rend la partie enquête peu crédible. Bien sûr, si on se concentre plus sur la partie « argent », ce n'est pas primordial, mais je trouve un peu triste d'avoir monté le tout sous forme d'enquête et de tout avoir tout cuit dans la bouche.

Il en est de même pour l'une des grosses explications-révélations du roman. Celle-ci est quelque peu précipitée, dans le sens où le lecteur aimerait en savoir un peu plus, mieux comprendre, réussir à toucher du doigt ce qu'il s'est passé, et il est un peu laissé sur le carreau.

Globalement, le livre n'est pas mauvais, loin de là. J'ai pris du plaisir à découvrir tout ce pan « argent » et de pouvoir partager une vision des choses que je n'avais pas envisagée jusqu'ici. La fin fait également réfléchir... à soi, à la société, à tout en fait. J'ai beaucoup aimé ces éléments, clairement. Pour ce qui est de la partie enquête, j'ai été moins impliquée, trouvant les pistes trop simples. L'ajout de quelques péripéties ou d'une simple phrase pour faire comprendre que quelques galères ont eu lieu avant de trouver la vérité rendrait le tout nettement plus intéressant. Ça ne tient pas à grand-chose, mais ça pèse tout de même dans la balance.

Quoi qu'il en soit, si vous vous êtes déjà posé des questions sur notre société capitaliste, ou si le pouvoir insidieux qu'a l'argent sur les hommes vous intéresse un tant soit peu, je pense que vous serez, comme moi, ravis de découvrir certains points de vue sur la question.

Manque un peu de péripéties, mais le sujet est très intéressant et original.

dimanche 8 juillet 2018

La douce amertume du café - Zia ODET

Titre : La douce amertume du café
Auteur : Zia Odet
Édition : Auto-édité
Date de parution : 18 mai 2018
Nombre de pages : 344
Genre : Contemporrain, sentimental, bien-être
Lu en : 2018

9/10

Quatrième de couverture : Un chat qui perd ses poils, une rupture amoureuse, un appartement en bazar, une collègue tyrannique... la vie de Lisa n’a rien d’un conte de fées.

Après avoir lu un article sur le désencombrement, la jeune femme décide de faire du vide. Elle trie, range, vend, jette, retrouve certains objets et réveille ainsi les fantômes du passé.
Pourquoi fait-elle toujours le même cauchemar ?
D’où vient cette broche de renard aux yeux rouges ?
Quel secret son père lui cache-t-il ?

La douce amertume du café explore le bien-être au quotidien, la confiance en soi, la force des souvenirs et le bonheur dans le couple. À 28 ans, faut-il encore croire au prince charmant ?


Mon avis : La douce amertume du café met en scène Lisa, une jeune femme, qui a besoin de changement dans sa vie. Tout commence par une simple séance chez le coiffeur, pendant laquelle elle remet tout en cause. Elle est certaine, décidée : elle va faire le vide dans sa vie, le grand ménage de printemps, le gros coup de balai qui permet de repartir sur de bonnes bases.

Elle se renseigne sur le désencombrement, thème central de ce roman. Elle l’effectue de manière réfléchie, petit à petit, franchissant les diverses étapes pour réussir à tirer un trait sur ce qui ne lui sert plus. Sans jamais être moralisatrice, elle fait le tri, elle vend, elle recycle… et progressivement, elle fait aussi le tri dans sa vie, dans ses pensées, dans sa façon de voir les choses. Elle se libère, se sent mieux, retourne le passé pour définitivement tourner la page.

L’ambiance décrite est très agréable, au point même que j’ai eu envie également de pratiquement un peu de désencombrement chez moi, parce que je souhaitais moi aussi me sentir comme Lisa.

Le plus important pour moi, je pense, avec ce thème, c’est que Zia Odet n’est jamais moralisatrice, toujours motivante et douce, ça fait plaisir. Mais son histoire va plus loin ; son héroïne va également découvrir que derrière la douceur de sa nouvelle vie, à l’instar du titre de son roman, l’amertume n’est jamais très loin.

J’ai beaucoup aimé la façon utilisée par l’auteure de décrire les personnages, avec quelques sauts dans le passé, dans la tête de l’ex de Lisa. J’ai aussi grandement apprécié les passages centrés sur le chat de Lisa, une sorte de fil rouge, qui vit malgré lui le désencombrement de sa maîtresse.

Pour conclure : un livre frais, qui fait du bien, plein de bonnes énergies et qui se lit de manière très très agréable. Ce qui est étonnant et d’autant plus appréciable, c’est que même si vous ne vous sentez pas très impliqué avec les thèmes du désencombrement, du tri ou du zéro déchet, par exemple, vous y trouverez votre compte. Parce que l’intérêt de cette lecture est double, et le lecteur est là aussi pour voir Lisa avancer dans sa vie et se libérer.

Petit détail supplémentaire : j’ai lu ce roman en tant que bêta-lectrice, et j’ai donc eu la chance de voir quelques changements entre la version bêta et la version finale, et je dois dire que Zia Odet a fait un très beau travail pour rendre le tout encore plus accessible et agréable en allégeant quelques passages. Du très bon travail, en somme. Bravo à elle. :)


Un très bon roman tout en douceur, avec sa pointe d'amertume, indiscossiable à la vie.

dimanche 24 juin 2018

Le poème dont vous êtes le héros - Guillaume PRIÉ

Titre : Le poème dont vous êtes le héros
Auteur : Guillaume Prié
Édition : Auto-édité (Librinova)
Date de parution : 26 septembre 2017
Nombre de pages : 234
Genre : Littérature générale « poétisante » 😊
Lu en : Juin 2018

8 /10

Quatrième de couverture : Dans le roman, les personnages sont guidés par les strophes des poèmes qui introduisent les chapitres.

Un peu, beaucoup, librement finalement... jusqu'à ce qu'ils prennent les rennes. Ils finissent par écrire eux-mêmes les derniers vers pour faire de leur vie le poème dont ils sont les héros...

C’est ainsi que Mickaël, ce doux rêveur contrarié par un métier dans lequel il ne s'épanouit pas, écrira ce poème, pour la femme de sa vie, pour une vie pleine de folie (Vous parlez de folie ?), pour qu'ensemble, ils deviennent Chercheurs d'or ! Le lui donnera-t-il ? Il paraît qu’Un regard a suffi... Pour Jean, écrivain en quête d'inspiration, Un nouveau jour se lève... Un jour de Grandes découvertes...

Ban Bayan, son personnage de roman, un marchand prospère de Mésopotamie décide de suivre les vents : il deviendra Maître Songe.

Thomas de son côté, se sent enfermé dans une société mercantile qui ne lui correspond pas. Il n'a qu'un mur pour Crier.

Quant à Anatole, il n'est plus du tout en accord avec les valeurs capitalistes de son employeur : Bientôt, il s'en ira.

Risquera-t-il L'oubli, comme ce vagabond errant dans les rues de Paris ? En attendant pense- t-il, Je souris, donc je suis… Au moins pour un instant…

Quel lien unit ces hommes a priori si différents ? Qui sont-ils vraiment ?

Mickaël, Thomas, Jean et les autres ne cherchent finalement rien d’autre que la liberté et, avec elle, le bonheur. Dans l’écriture, le couple, la révolte, le trouveront-ils ? Réussiront-ils à briser les carcans qui les retiennent pour aller au bout de leurs désirs ?

Mon avis : Commençons par quelques petites indications pratiques. Déjà, il ne s'agit pas à proprement parler d'un poème, du moins pas tout du long. Néanmoins, des poèmes introduisent tous les chapitres, et une certaine atmosphère poétique se retrouve tout du long. Cette ambiance réside notamment dans le choix d'un vocabulaire recherché, de rythmes et de sonorités travaillées, et les sujets eux-mêmes sont propices à l'égarement, au destin et à la rêverie.

Ce petit point fait, à quoi pouvez-vous vous attendre avec Le poème dont vous êtes le héros ? C'est assez difficile à décrire, mais à mon sens, il s'agit d'une aventure, d'un voyage pour découvrir qui l'on est et vivre la vie que l'on rêve. De chapitre en chapitre, on découvre les différents protagonistes qui vont donner vie aux mots. Chacun a un souhait profond, une envie de changement, ou une prise de conscience soudaine, un besoin de s'évader, de fuir, de vivre...

Ainsi, l'on suivra tour à tour les différentes histoires. Les personnages, sans se rencontrer physiquement, viennent tous ensemble apporter de l'eau au moulin de cette volonté de liberté. Ils nous exposent leurs opinions, doutent, mais arrivent souvent à nous convaincre, tant leur désir de vivre et de changer est puissant.

Je dois dire que j'ai un peu de peine à définir clairement ce livre, mais il n'en a pas réellement besoin, car ce qui importe, c'est l'ambiance générale qui s'en dégage, ce tout qui arrive à résonner dans l'esprit du lecteur. Je peux ajouter à cela que les mots sont beaux, ils coulent avec fluidité et s'articulent très bien. J'ai eu beaucoup de plaisir à voir se dérouler des phrases si bien construites, à l'orthographe irréprochable presque tout au long du roman. Autant dire que c'est très agréable.

Dans l'ensemble, c'est difficile de vous en dire davantage, car je crois que la forme est plus importante que le fond. Du moins, c'est comme ça que je l'ai ressenti. Ainsi, si vous restez insensible à la forme, vous risquez de ne pas apprécier cette lecture. En revanche, si les mots résonnent en vous, vous allez indéniablement vous laisser prendre au jeu et partir à la recherche de sa vérité et de sa propre liberté.

Si vous voulez vous faire une idée du style de l'auteur, très travaillé et recherché, comme je l'ai dit, vous pouvez trouver facilement quelques extraits en ligne. S'ils vous plaisent, n'hésitez plus et laissez-vous embarquer dans ces belles tranches de vie.

Je termine en remerciant l'auteur de m'avoir fait parvenir son livre, que j'ai eu grand plaisir à découvrir. Je le remercie également pour sa patience. Il s'agit d'un livre qui doit se lire avec le bon état d'esprit, sans précipitation, et je suis ravie d'avoir pu attendre de me retrouver dans cet état d'esprit-là pour découvrir Le poème dont vous êtes le héros dans de bonnes circonstances.

Plaisant, original, bien écrit, en somme : une lecture très agréable.

mardi 29 mai 2018

Vents Mauvais - Claire RIVIECCIO

Titre : Vents Mauvais
Auteur : Claire Rivieccio
Édition : Plumes solidaires
Date de parution : 13 avril 2018
Nombre de pages : 228
Genre : Thriller, policier
Décor : France, Madère, Canaries, Sénégal
Lu en : Mai 2018

7/10

Quatrième de couverture : C’était parti pour ressembler à une croisière de rêve et c’est devenu très vite le pire de ses cauchemars. Jamais Mimi n’aurait imaginé se retrouver dans une situation aussi effroyable.

Où trouvera-t-elle la force de survivre ?

Tandis qu’elle entend des hurlements sur le pont, elle se demande une dernière fois pourquoi elle a mis les pieds sur ce bateau maudit.


Mon avis : Mimi et son chéri Cyprien décident de partir à l’aventure en croisière sur un voilier pour rallier le Sénégal depuis la France. Le visage déjà frappé par les embruns et les yeux pleins d’étoiles, ils montent à bord du Narval, en compagnie de Wilfried, le capitaine, Ghetty, sa compagne, et deux autres hommes embarqués pour le voyage. Tout semble bien parti, mais dès que le voilier quitte le port, tout change, et progressivement, l’ambiance sur le Narval devient oppressante, jusqu’à devenir un véritable enfer pour tout l’équipage.

À partir de ce moment-là, le roman devient huis clos très étonnant. Ce qui m’a plu dans ce livre, c’est la différence d’ambiance un chapitre sur deux. On suit d’un côté les tribulations de Mimi sur le Narval, et de l’autre, un enquêteur dépêché par la sœur de Mimi pour la retrouver. Ce choix peut sembler classique, mais ce n’est pas vraiment le cas, car pour une fois, on se rend vraiment compte de la galère que c’est pour l’enquêteur de retrouver un petit voilier qui peut se trouver n’importe… L’océan est vaste, difficile à quadriller, et encore plus quand le capitaine décide d’accoster dans des ports peu regardants et qu’il n’y a aucune trace de son passage. Puis on revient à bord du Narval, et on sent la situation désespérée des voyageurs à bord, qui n’ont aucune chance de pouvoir s’échapper à la nage. Autant dire que la situation est désespérée et que les indices sont très durs à trouver. C’est incontestablement ce qui m’a le plus plu.

En revanche, j’ai quelques petites remarques à faire au sujet de Wilfried et de Ghetty. On comprend très vite qu’ils sont machiavéliques. J’ai trouvé que quelques éléments sont un peu exagérés sur leur façon d’agir et de réagir. Il y a quelques éléments absolument horribles qui, selon moi, sonnent un peu faux, tant cela semble improbable, et donne un vernis de superficialité aux personnages. C’est un peu dommage, car l’ambiance pesante de ce huis clos était largement suffisante, il n’y avait pas besoin de surenchérir dans l’horreur. Il en fallait un peu, c’est sûr, histoire d’être dans le ton, mais pas besoin d’en faire autant.

Pour conclure, je peux dire que Vents Mauvais plaira aux amateurs d’ambiance thriller. En ce qui concerne l’enquête, elle est bonne, surtout parce qu’on se rend compte de la difficulté de la situation, et ça, c’est très bien trouvé, un vrai bon huis clos. En revanche, l’action m’a semblé un peu too much par moments. Ce n’est pas extrêmement dérangeant, mais ce n’était, à mon sens, pas nécessaire.

Un huis clos très pesant à bord d’un voilier. Autant vous dire que croisière ne s’amuse pas tant que ça.…

jeudi 24 mai 2018

Plus forte que l'éternité - D.F. NOVEL

Titre : Plus forte que l'éternité
Auteur : D.F. Novel
Édition : Autoédité
Date de parution : 8 octobre 2017
Nombre de pages : 60
Genre : Surnaturel
Lu en : Mai 2018

8/10

Quatrième de couverture : - Un jeune couple aux prises au pire des tourments
- La perspective d'une nouvelle vie pour conjurer le sort macabre
- Un lieu chargé d'histoire

Quel terrible secret va découvrir la jeune femme ?
La découverte de la vérité fera-t-elle écho à la vie du jeune couple ?
Faut-il réveiller les fantômes du passé ?

Dans ce nouveau livre de D-F Novel, vous retrouvez les ingrédients d'une histoire fantastique et d'une enquête mystérieuse aux portes de l'au-delà. Un livre pour les amateurs d'histoires surnaturelles et de frissons...

EXTRAIT DU LIVRE
« Le couple commença à visiter les lieux qui étaient restés en l’état depuis de nombreuses années. Chaque pièce de la grande demeure semblait raconter une histoire. Les murs de la maison étaient imprégnés de la présence des différents propriétaires qui s’étaient succédé depuis la fin du XIXe siècle.

Laura arrêta son regard sur un immense portrait du premier propriétaire des lieux situé au-dessus de l’impressionnante cheminée en marbre à l’extrémité de la pièce au fond du grand salon. Ce tableau de l’ancien maître de la maison fascina Laura, de part sa taille mais aussi par le regard puissant et inquiétant de cet homme mort depuis plus d’un siècle. Le visage froid et dur, il était assis sur une chaise, vêtu de vêtements noirs de jais. Le fond de la scène était composé de drapés sombres, la peinture ne respirait pas la gaieté. La jeune femme ressentit un frisson courir le long de sa colonne vertébrale. Les yeux du vieil homme semblaient la fixer et Laura sentit un grand malaise naître en elle, une inquiétude... »


Mon avis : Plus forte que l'éternité est un roman court (60 pages) qui met le surnaturel à l'honneur. Un couple se trouve au centre de l'histoire, il s'agit de Sébastien et Laura. Après avoir vécu un gros drame, ils tentent de se reconstruire et décident de changer de vie. Pour cela, ils déménagent dans un grand manoir un peu délabré. Ils ont bon espoir que le calme des lieux les aidera à remonter la pente et soulage la dépression de Laura.

Nous étions au courant, le surnaturel s'invite dans le vieux manoir. Des bruits, des événements bizarres, des sortes de mirages... Mais est-ce vraiment du surnaturel ou est-ce la dépression de Laura qui lui fait imaginer des choses ? C'est intéressant d'avoir ce petit doute, parce que les deux options sont probables. Le temps passe et tout devient de plus en plus étrange, jusqu'à ce que la vérité éclate.

Dans l'ensemble, j'ai beaucoup apprécié l'ambiance de ce roman court. On est dans le flou, l'étrange s'invite, on doute, on veut savoir... De ce point de vue là, c'est très agréable à lire. Je peux soulever quelques petits détails qui m'ont un peu déstabilisée, principalement le fait que le temps semble passer très vite, mais qu'il y a assez peu d'éléments qui nous le font sentir. Tout à coup, on apprend que les mois ont passé, mais de façon plutôt abrupte. Quelques précisions sur la temporalité auraient aidé à s'ancrer davantage dans l'histoire et le suspense. Là, j'ai eu l'impression que tout aurait pu se passer en trois jours. D'ailleurs, le fait que le temps avance sans que les travaux d'aménagement progressent est un peu bizarre aussi.

Malgré ces petits détails, je pense que Plus forte que l'éternité plaira aux amateurs d'histoires paranormales et de mystère... Laura part-elle en vrille ou le manoir est-il hanté par une entité surnaturelle ? Je vous laisse le plaisir de découvrir cela.

Je remercie l'auteur de m'avoir fait parvenir son livre. J'ai passé un bon moment, même si je n'aurais pas dit non à une vingtaine de pages de plus, notamment pour fixer davantage le fait que le temps passe. En tous les cas, si vous aimez les livres qui ne traînent pas en longueur, celui-ci est fait pour vous !

Vite lu, bien lu ! Et ça fait extrêmement plaisir lors des moments de gros stress où on ne peut pas lire beaucoup ! Nickel !

mardi 8 mai 2018

Le Vase Rose - Éric OLIVA

Titre : Le Vase Rose
Auteur : Eric Oliva
Édition : Taurnada
Date de parution : 3 mai 2018
Nombre de pages : 232
Genre : Thriller
Lu en : Avril 2018

10/10

Quatrième de couverture : Et si votre pire cauchemar devenait réalité ?

Quand votre vie bascule, vous avez le choix : sombrer dans le chagrin ou tout faire pour vous relever. Frédéric Caussois a choisi.

Pour lui, aucun compromis, il doit savoir, connaître la vérité.


Mon avis : J’ai eu la chance de recevoir le nouveau livre d’Éric Oliva, Le Vase Rose, de la part des éditions Taurnada, que je remercie, d’ailleurs. Il se trouve que j’avais déjà lu Chroniques d’une vie de flic de cet auteur. Je l’avais beaucoup aimé, et donc, j’étais plus que ravie de découvrir celui-ci.

On découvre une petite famille composée des deux parents et de leur fils. Une famille heureuse et unie, jusqu’au jour où le cauchemar commence. C’est à ce moment-là que tout dégringole et que l’enquête commence. Une enquête particulière, où la police passe au deuxième plan, et un individu « lambda » se retrouve au cœur de l’action, souhaitant faire justice lui-même en découvrant la vérité.

Dès les premières pages, on découvre la fameuse petite famille. On imagine bien que quelque chose va se produire, la quatrième de couverture nous a mis la puce à l’oreille, et on se demande où l’horreur va frapper. Elle frappe d’ailleurs vite et de manière très efficace, j’en suis restée comme deux ronds de flan. Puis l’enquête commence, et la tension est à son comble. On s’imagine dans la peau de la personne qui cherche la vérité, on se demande si on aurait autant de cran qu’elle, si on n’aurait pas abandonné et laissé le chagrin gagner. Mais la recherche de la vérité est la plus forte, et pourquoi pas la vengeance. On se demande d’ailleurs à quel moment tout va se savoir, et comment cette fameuse personne va réagir.

J’ai adoré le fait qu’on alterne entre l’enquête et la façon dont la personne pense et réagit. Forcément, le lecteur est amené à réfléchir également. Auriez-vous réagi de la même manière dans une situation aussi terrible ?


J’ai passé un très bon moment avec cette lecture et cette enquête particulière.

dimanche 29 avril 2018

Le jour où mon pénis est tombé - David DURANTEAU

Titre : Le jour où mon pénis est tombé
Auteur : David Duranteau
Édition : Autoédité
Date de parution : 28 juin 2017
Nombre de pages : 220
Genre : Humour, policier
Décor : France
Lu en : Avril 2018

8 /10

Quatrième de couverture : Je m’appelle Fabrice Carmen, j’ai 43 ans, je suis le présentateur vedette de la matinale d’une grande radio française.

J’ai du fric, je suis connu, les meufs m’adorent, je suis le mec que tout le monde rêve d’être…

Sauf que récemment les petits désagréments s’accumulent… Mon pénis, par exemple… Il est tombé, un matin, sous la douche… Ça fait un choc de le voir à côté de la savonnette… Et cette nouvelle animatrice à la radio qui ne porte jamais de culotte, c’est la fille d’un cinéaste connu, je crois qu’elle essaie de me piquer ma place… Et comme une apothéose, à l’instant où je vous parle, une femme est allongée sur mon canapé hors de prix, une coupe de champagne plantée dans la gorge… Je m’allumerais bien une clope, moi…


Mon avis : Le jour où mon pénis est tombé… Avouez, rien que le titre vous donne envie de le lire, c’est pas possible, il n’y a pas que moi. On comprend tout de suite qu’on va avoir un roman humoristique entre les mains. Par contre, vous pouvez l’imaginer avec le titre, il va y avoir des blagues un peu limite-limite, sexiste, etc. Si ce genre d’humour vous débéquette, oubliez cette histoire de pénis.

Cependant, cet humour est très efficace sur moi, alors des phrases de type « Heureusement mon bermuda est un peu large, avec les mains dans les poches ça passe… Parce qu’aller acheter du poisson chez Lucine, très élégante et pittoresque poissonnerie locale, la quille en avant, c’est raccord au niveau du thème, mais socialement inadapté… » m’ont vraiment fait rire.

C’est un extrait comme un autre, mais j’ai souvent rigolé de la situation de Fabrice. Mais qui est Fabrice ? C’est le personnage principal, riche animateur de radio, qui se retrouve plusieurs jours en érection, jusqu’à ce que son pénis finisse par tomber. La perte de son organe génital va bouleverser sa vie à plus d’un titre. Sa confiance légendaire avec les femmes s’ébrèche un peu, pourtant, les occasions sont toujours là, car un l’homme ne se résume pas à son pénis. Je m’attendais donc à un livre purement humoristique, et j’ai apprécié ce côté. Mais ce n’est pas tout, j’ai été ravie de découvrir une enquête policière qui tient la route. En plus, le personnage du policier est absolument énorme. Je crois que c’est lui qui m’a fait le plus rire de toute l’histoire. Il est un peu concon et complètement à côté de la plaque. J’ai apprécié suivre ses réflexions complètement pétées.

En gros, ce roman compte une bonne part d’humour et une enquête policière plutôt agréable. Le tout est un peu loufoque, mais autant dire que c’est efficace et que j’ai passé un bon moment.

Alors si ce titre vous fait déjà rire, comme moi, allez-y !


De l’humour, mais pas que…

dimanche 15 avril 2018

Opération Forêt des Abeilles - Max Axel BOUNDA

Titre : Opération Forêt des Abeilles
Auteur : Max Axel Bounda
Édition : Autoédité
Date de parution : 9 mars 2018
Nombre de pages : 204
Genre : Suspense, horreur
Décor : Gabon
Lu en : Avril 2018

6/10

Quatrième de couverture : Opération Forêt des Abeilles, un polar original qui explore les mystérieux secrets de la légendaire forêt équatoriale.

Un polar alliant géopolitique, mystères, meurtres en série, et catastrophe imminente.

Cette aventure commence quand l'hélicoptère militaire Nkussu One, se crashe mystérieusement avec à son bord une arme de destruction massive qui menace d'exploser au bout de 72h en détruisant tout sur son passage dans un rayon de 50 km, si elle n'est pas reprogrammée à temps. Alors qu'une unité spéciale est dépêchée sur les lieux afin de retrouver l'appareil accidenté et désamorcer la bombe à retardement qui menace le pays, le général chargé de cette mission est victime d'une tentative d'assassinat causant la mort de trois personnes.

Le lendemain, l'agent de la présidence chargé de cette affaire est retrouvé mort d'une balle en pleine tête. Mais celui-ci était déjà mort avant qu'on ne lui tire dessus. Le meurtre a été maquillé, serait-ce l'œuvre d'un tueur professionnel ?

Axelle-Marthe Koumba, une jeune inspectrice profileuse est chargée de mener l'enquête et se rend vite compte que les deux affaires sont liées. Elle doit résoudre l'énigme.

Aussi, rien n'est facile pour l'unité spécial qui fait des rencontres atypiques en plein de la jungle ses membres tombent mystérieusement comme des mouches ! Que se passe-t-il ? Qui sème des cadavres dans Libreville ? Quel est le lien entre l'agression du général et le crash du Nkussu One ? Qui est derrière tout cela? La bombe sera t elle désamorcée à temps?

Ils doivent faire vite, la montre tourne. Ils n'ont que 72 h.


Mon avis : J’ai terminé Opération Forêt des Abeilles, que j’ai lu plutôt vite. Mon avis est plutôt mitigé, entre le fond, que j’ai trouvé intéressant, et la forme, qui m’a passablement déçue. Je vous explique.

L’histoire a pour décor le Gabon, et plus précisément, la Forêt des Abeilles. Rien que ça m’a déjà énormément plu d’emblée, car il s’agit d’un endroit que l’on voit peu dans les romans, et j’ai été ravie de découvrir un peu cette partie du monde que je n’avais jamais arpenté dans mes lectures.

Le lecteur est immédiatement mis dans l’ambiance avec des soldats gabonais dans un hélicoptère. Les choses se passent mal et ils s’écrasent en plein milieu de la fameuse forêt, qui regorge de dangers. L’armée doit absolument intervenir dans les plus brefs délais en faisant fi de tous les risques, car l’hélicoptère transportait une bombe qui va exploser. Un compte à rebours de 72 heures est lancé pour désamorcer la bombe, et ainsi, sauver toute la région. Autant dire qu’on est dans l’ambiance et le suspense très rapidement, et qu’on veut tout savoir sur ce qui se passe dans la terrible forêt. Les événements deviennent de plus en plus bizarres, autant dire que l’affaire ne va pas être facile !

Voilà donc la trame, qui m’a, par ailleurs, beaucoup plu. L’armée, un danger imminent, une forêt mystérieuse et dangereuse, il n’en fallait pas beaucoup plus pour me passionner. Malheureusement, comme je le disais en introduction, je déplore un peu la forme. Il y a énormément de fautes d’orthographe et de grammaire (même les noms des personnages changent aléatoirement, jusqu’à trois orthographes dans la même page…) et la syntaxe est parfois un peu boiteuse. Je peux ajouter qu’il y a beaucoup de répétitions et parfois des mots manquants. Tout cela nuit énormément à la lecture. Ce qui vient, bien entendu, baisser un peu ma note finale… MAIS, ce que je retiens, c’est que si l’auteur fait corriger son livre et remanier les passages un peu bancals (en modifiant les répétitions lourdes), force est de constater que l’histoire en elle-même est pas mal du tout. Vraiment pas.

C’est difficile d’être plus positive, vu que ma lecture a été hachée de par les soucis d’écriture soulevés, mais ces soucis peuvent être réglés… Assez facilement même. J’encourage vivement l’auteur à faire corriger son roman, à le faire toiletter pour éliminer les petites maladresses. En l’état, le livre est difficilement publiable, je trouve, mais si les modifications sont apportées, Opération Forêt des Abeilles a toutes ses chances de trouver un public et de plaire ! Parce que l’histoire de fond est réellement bien pensée, originale et sympathique.

Le roman doit impérativement être relu et corrigé, mais malgré cela, l’histoire est originale et sympathique, j’espère donc que l’auteur apportera les modifications nécessaires

samedi 14 avril 2018

Chicago requiem - Carine FOULON

Titre : Chicago Requiem
Auteur : Carine Foulon
Édition : Autoédité
Date de parution : 5 mars 2018
Nombre de pages : 348
Genre : Roman noir, suspense
Décor : Chicago (Illinois), UK
Lu en : Avril 2018

8/10

Quatrième de couverture : Chicago, années folles…

Sur la scène d’une ville en proie à la corruption, acteurs et gangsters se côtoient. William, issu d’une famille riche et influente, les Henderson, possède un théâtre cerné de speakeasies et de maisons closes. Il aide son épouse, Susan, à reprendre sa carrière d’actrice malgré la corruption et la prohibition.

La sœur de William, Meredith, vient de passer cinq ans en prison. Résolue à se venger de son frère et de tous ceux qu’elle pense responsables de son incarcération, elle s’établit à Miami où elle rencontre un certain Al Capone.

Le vaudeville peut alors virer au drame, à la scène comme à la ville.


Mon avis : La quatrième de couverture est plutôt éloquente, et je dois dire qu’elle m’a rapidement fait envie. Chicago, la prohibition, les gangsters, une histoire de famille qui a l’air d’être tendue, avec cette Meredith, qui a passé cinq ans en prison et qui revient, sous la houlette des plus grands gangsters, dans la vie de son frère William.

Les premiers chapitres sont centrés sur la famille Henderson. On découvre, notamment, comment Meredith a fini en prison. Ces chapitres de présentation sont, selon moi, un peu trop longs. Certes, on apprend les relations et les tensions entre les membres de la famille, mais l’histoire tarde un peu à commencer.

Après cette introduction un peu trop longue à mon goût, la « vraie » histoire débute. Meredith est sortie de prison et tout s’accélère. À partir de cet instant, j’ai lu avec beaucoup de plaisir. L’auteure a su alterner des passages forts assez différents. On a, d’une part, des meurtres sordides, des manipulations avec la montée en puissance de Meredith et de l’autre, les réactions de William, qui se retrouve dans une situation extrêmement pénible.

J’ai vraiment aimé ce « duel » entre Meredith et William. Les deux personnages sont très bien campés, avec beaucoup de relief. Meredith est une femme forte et sûre de ses idées. Elle n’a pas froid aux yeux et veut se venger de son passé. Le pauvre William va devoir ménager la chèvre et le chou et ne pas briser l’omerta.

La psychologie des deux personnages principaux est probablement ce qui m’a le plus pu. L’un est prêt à tout, l’autre n’a pas le choix et doit jouer un double jeu extrêmement risqué pour sauver sa famille. Si l’univers de la mafia et les sombres histoires familiales vous intéressent, ce livre vous plaira sans aucun doute. Le tout est bien écrit et se lit très bien.



Une introduction un peu longue, mais la suite m’a beaucoup plu. Dans l’ensemble, un bon roman sur la vengeance d’une femme

dimanche 1 avril 2018

Le Fruit de ma colère - Mehdy BRUNET

Titre : Le Fruit de ma colère
Auteur : Mehdy Brunet
Édition : Taurnada
Date de parution : 15 mars 2018
Nombre de pages : 230
Genre : Policier, thriller
Décor : France, Cork (IRL)
Lu en : Mars 2018

7 /10

Quatrième de couverture : Le jour où Ackerman vient demander de l'aide à Josey Kowalsky, le compte à rebours a déjà commencé. Il faut faire vite, agir rapidement.

Josey n'hésite pas un seul instant à venir au secours de cet homme qui, par le passé, a su le comprendre.

Ensemble, ils vont découvrir que la colère et la vengeance peuvent prendre bien des visages.

Et s'il était déjà trop tard ?


Mon avis : Un homme est kidnappé. Son frère jumeau, sans nouvelles depuis quelque temps, s’inquiète. Il pressent que quelque chose lui est arrivé, et on peut dire qu’il ne s’est pas trompé, puisqu’il se trouve entre les griffes d’un groupe prêt à tout pour arriver à ses fins. Le frère libre et un de ses amis vont mener l’enquête, qui va les mener jusqu’en Irlande.

Les premières pages sont centrées sur le frère prisonnier. On vit son enfer à travers ses yeux, on entend les cris d’autres suppliciés, dans la même situation que lui. Mais où est-il et pourquoi se retrouve-t-il dans cette situation ? Le lecteur frémit, suspendu aux lèvres, ou plutôt aux pensées, de celui qui se trouve en enfer. Ce début est absolument génial et nous met dans l’ambiance extrêmement rapidement, pour notre plus grand plaisir.

La partie suivante se concentre davantage sur la partie enquête, pendant laquelle nous suivrons le jumeau libre et son ami. Les recherches sont intéressantes, surtout qu’on en apprend beaucoup sur le passé des deux hommes. L’univers et les personnages sont donc bien ancrés, ce qui donne beaucoup de relief à l’histoire.

Ensuite, les événements avancent, en alternance entre ce qui se passe dans la prison infernale d’un côté, et les recherches pour retrouver le lieu de séquestration.

Globalement, j’ai apprécié la première moitié de ce roman, peut-être même un peu plus. Malheureusement, la fin ne m’a pas fait autant frémir que le début. Les premières pages nous laissaient entrevoir des éléments atroces, qui m’intriguaient au plus haut point, mais qui ont été presque totalement occultés dans la suite. C’est ce que je trouve le plus dommage, à mon sens, parce que ce qui m’a permis de me plonger à 100 % dans l’histoire a été progressivement éclipsé.

En ce qui concerne les révélations, j’ai beaucoup aimé le clin d’œil au titre, et tout ce qui gravite autour, même si j’ai l’impression qu’il manque quelques informations pour réellement tout apprécier et comprendre. D’ailleurs, petite anecdote au passage, on se rend à un moment donné dans le château de Blarney, à Cork, et j’ose espérer qu’on parle d’un château près de Blarney et pas du château de Blarney lui-même, parce que je doute de la possibilité d’installer sa petite entreprise secrète dans un lieu qui voit passer des centaines de touristes tous les jours, et qui est relativement petit. Détail sans importance, mais j’ai souri en m’imaginant redonner un petit poutou à la pierre de Blarney.

Comment conclure cet avis. Je dirais que j’ai aimé découvrir l’auteur, son univers, les possibilités qu’il peut nous offrir, sa plume, etc. Pour ce qui est de l’histoire, je suis un peu déçue, car les gros éléments frappants du début ne sont pas réellement expliqués, et mis de côté sur la fin. La fin m’a d’ailleurs paru un peu étrange. Une révélation m’a plu, mais le reste m’a semblé bouclé un peu trop rapidement, laissant le lecteur sur sa faim.

Malgré tout, je tiens à préciser que le tout tient la route et est plaisant à lire, même si j’en voulais plus, à l’instar de ce qui nous est présenté d’entrée de jeu.


Une fin qui n’a pas répondu à toutes les attentes que le livre m’a données, même si l’histoire reste agréable à lire

mercredi 28 mars 2018

Un Cadavre sous le plancher - Dominique LUCIANI

Titre : Un Cadavre sous le plancher
Auteur : Dominique Luciani
Édition : Autoédité
Date de parution : 4 mars 2017
Nombre de pages : 161
Genre : Humour, suspense
Lu en : Mars 2018

8/10

Quatrième de couverture : Vendredi 13 juillet - 19h 30. Paul Lambert vient de tuer, par accident, Jacques Dessartel, membre du CODIR de TECHNICKOIL S.A, société dont il est salarié. Ne sachant que faire du corps, il le cache sous le plancher du bureau en attendant de trouver mieux. Le week-end passe et le lundi suivant, Paul livre le déroulement du drame à SARKIS, son responsable et ami. Tout d'abord sceptique, ce dernier finit par le croire et élabore avec lui un plan pour sortir le corps du bureau du 12e étage. Mais une fois sur place, les choses ne vont pas tourner comme les deux hommes l'avaient prévu...

Mon avis : Un Cadavre sous le plancher est un titre qui m’a déjà beaucoup plu. C’est plutôt simple et efficace, ça intrigue. La quatrième de couverture est très explicite. En gros, un jour, Paul Lambert se retrouve dans le bureau de son patron, Jacques Dessartel. La discussion ne se passe pas tout à fait comme prévu et Paul le tue. C’est un accident, il est dépassé par les événements et ne sait pas quoi faire. Il décide de cacher le corps sous le plancher pour lui laisser un peu de temps pour réfléchir. Son patron a d’ailleurs pris un mois de vacances, ainsi, Paul aura un peu de temps, mais bien sûr, un corps, ça finit par se décomposer... Il va donc demander de l’aide à un collègue. Tous deux vont essayer de se débarrasser du corps, et c’est là que les choses se compliquent ! Je vous laisse découvrir pourquoi, mais on imagine bien les problèmes engendrés par la dissimulation d’un corps...

Avant même de commencer la lecture, on sait donc plus ou moins ce qui va se passer. Pas beaucoup de surprises d’entrée de jeu, dirons-nous, et on sait aussi que le tout sera teinté d’humour. Ces informations sont un peu à double tranchant, parce que c’est cela qui m’a incité à lire ce livre, mais d’un autre côté, on perd beaucoup d’éléments de surprise. Du coup, tout ce qui se passe jusqu’à ce que monsieur Dessartel se retrouve sous le plancher est moins palpitant que si on ignorait la finalité de leur rencontre.

Quoi qu’il en soit, j’ai souri plusieurs fois de la situation. Après tout, un accident peut arriver à tout le monde, et il est difficile d’imaginer notre réaction. La suite de l’histoire est, heureusement, plus inattendue, lorsque les deux hommes vont se débarrasser du corps. L’humour est de retour, les situations improbables aussi, et c’est clairement rafraîchissant, ça passe tout seul.

Honnêtement, il n’y a pas grand-chose de plus à dire. Le personnage de Paul est assez bien défini, on va d’ailleurs le suivre aussi dans sa vie de famille, où il n’a pas beaucoup plus de chances qu’au travail, à croire que tout se ligue contre lui pour une raison inconnue, car l’homme est plutôt sympathique. Les petites touches d’humour sont suffisantes, même si certaines situations sont un peu improbables, j’ai passé un bon moment, dans la détente et la bonne humeur. Peu de surprises donc au début du roman, mais dans l’ensemble, c’est une lecture agréable que je recommande si vous voulez passer un moment sans prise de tête. Je vous laisse le plaisir de découvrir le reste, bien sûr. :)


Un livre léger, drôle et efficace, même s'il contient assez peu de surprises dans la première partie

mercredi 14 mars 2018

Ornella - Eléane SÉRAC

Titre : Ornella
Auteur : Eléane Sérac
Édition : Autoédité
Date de parution : 24 février 2018
Nombre de pages : 192
Genre : Essai / inclassable
Décor : Oups, j'ai oublié...
Lu en : Février 2018

N/A/10

Quatrième de couverture : « Si tu es dans une pièce vide, blanche. Une pièce où tes actes sont dénués de toute conséquence envers autrui. Si tu te tiens debout, droit et vide de pensées autres que ton bien-être. Si tu as le droit d’avoir le choix. Où es-tu ? Que fais-tu ? Qui t’accompagne ? » C’est au cours d’une introspection profonde, aboutissant au lancement d’un développement personnel intense, que l’écriture s’est offerte à moi. Il va sans dire que l’évolution est en élévation constante et que je n’en suis déjà plus là. Néanmoins, la concrétisation du projet est une étape cruciale au lâcher-prise. Ce contrôle permanent, ce perfectionnisme. Incontestablement, la possibilité que l’envoi de cette miette culturelle dans le monde puisse apporter un effet bénéfique à un de mes semblables engendre la motivation pour acquérir enfin le courage d’affronter cette peur de l’échec qui m’habite. Approcher ce dépassement, cette estime, cet amour de soi. Un mélange de brut, de sensible et d’espoir. Un mélange de biographie, de pensées et de fiction. Voici l’Essai que je pose aujourd’hui timidement à l’Univers. 

Mon avis : Mon avis sur Ornella, que j’ai eu la chance de découvrir en corrigeant. Alors tout d’abord, pourquoi ma note est-elle « N/A » ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un genre très particulier que je ne connais que très mal : l’essai. Je ne suis pas au fait des codes qui régissent ce genre, et il m’est donc difficile de lui donner une note, surtout que je n’ai pas vraiment de points de comparaison. Cependant, je peux vous en parler un petit peu, et c’est ce que je vais faire.

Dans cet écrit un peu hors du commun, nous allons suivre un certain nombre de personnages, dont Ornella. Chacun va être au cœur de plusieurs chapitres, au cours desquels nous en saurons un peu plus sur leur vie, mais nous aurons surtout la chance de découvrir ce qu’ils pensent du monde, et toute une ambiance philosophique (si je puis dire) fait son apparition. Le plus intéressant, c’est que nous avons accès aux pensées de certains personnages, mais en parallèle, leur façon de réagir, parler, interagir, nous permettra, dans une certaine mesure, à comprendre le rôle qu’ils jouent dans la vie.

Certaines réflexions m’ont beaucoup plu, notamment celle sur la perception du corps humain. L’auteure fait passer un message que j’ai beaucoup aimé par le biais d’un de ses personnages : le fait que de nombreuses personnes doivent haïr pour se sentir bien, dégrader ce qu’elles ne sont pas pour être fières de ce qu’elles sont et bien dans leur peau. Par exemple, une mince critiquera une grosse, et inversement, alors que les deux femmes sont belles et probablement bien dans leur peau. Mais, par manque de confiance, elles dénigrent ce qui n’est pas ce qu’elles sont, et se blessent mutuellement. C’est typiquement le genre d’histoires que l’on peut trouver au gré des chapitres et des dialogues. Je n’ai pas été sensible à tous les avis présentés, il y en a peut-être un peu trop pour moi, mais certains m’ont plu.

Là, je parle du côté plutôt « philosophique », mais il y a une histoire qui prend le pas sur les autres, celle d’Ornella. De par son métier, elle va se retrouver à pister un être dangereux qui a commis un crime horrible. D’ailleurs, la description de ce crime m’a fait froid dans le dos, et m’a fait penser à Prédateurs de Maxime Chattam à certains moments. C’est vraiment ce que je vais retenir de ce roman : j’ai l’impression que l’auteure se cherche un peu, mais qu’elle a une voie toute tracée pour le thriller, le polar ou l’horreur ! On sent qu’elle est à l’aise, qu’elle est pleine d’idées et qu’elle gère très bien les aspects les plus atroces. J’espère qu’elle continuera là-dedans, un genre que je connais mieux et dont je pourrais parler plus facilement que son essai. ;)

Bon, pour finir sur Ornella, les derniers chapitres sont réservés aux explications : que représentent les personnages, pourquoi sont-ils dans telle ou telle posture, etc. Je suis passée complètement à côté de certains aspects, mais j’ai été sensibles à d’autres.

Dans l’ensemble, la lecture a été plutôt agréable, même si je suis persuadée que je suis passée à côté de plein de choses ! Quoi qu’il en soit, la découverte d’une probable future plume thrilleresque (j’espère ^^) m’a beaucoup plu !

Je précise que la quatrième de couverture est un extrait du livre. Si le ton vous plaît, lancez-vous ! Je peux encore ajouter que certaines tournures de phrases ont été très travaillées, pour notre plus grand plaisir. D’autres sont parfois un peu longues, mais pour un premier écrit, c’est très prometteur ! En revanche, si les essais vous rebutent, ou si vous n’êtes pas très friands de pensées plus ou moins philosophiques, je pense que ce n’est pas vraiment une lecture pour vous.

À quand le premier thriller d'Eléane Sérac ? Moi je vote pour ! :)

vendredi 9 mars 2018

De Silences et de doutes - Kandly SPENSE

Titre : De Silences et de doutes
Auteur : Kandly Spense
Édition : Autoédité
Date de parution : Bientôt
Nombre de pages : 153
Genre : Romance, suspense
Décor : Michigan (US), Paris
Lu en : Mars 2018

10/10

Quatrième de couverture : Anthony Katon a refait sa vie à Detroit, dix ans après cette journée hors du temps, qui l'a obligé à quitter Paris et son ami d'enfance, Édouard Pinet.

Jusqu'à maintenant, il a accepté les règles du jeu, mais il n'imaginait pas qu'une simple confession intime pouvait, encore aujourd'hui, le ramener à la case départ.


Mon avis : J’ai eu la chance de lire en avant-première De Silences et de doutes, puisque je l’ai corrigé. Il s’agit du nouveau dernier roman de Kandly Spense.

Il est un petit peu dans la trame du Reflet des mensonges, mais je l’ai trouvé plus abouti, plus recherché et vraiment très agréable à lire.

Katon a déménagé aux États-Unis suite à un élément qui a mis sa vie sens dessus dessous. Là-bas, il retrouvera Sandra, son premier amour. Ils se revoient, parlent du passé, et le remuent, ce qui va faire remonter des souvenirs troubles, troublants, destructeurs. Mais en remontant, les souvenirs vont également ressusciter les peurs et les dangers d’autrefois. Que s’est-il passé à Paris il y a toutes ces années ? Il va falloir le découvrir pour reprendre une vie normale et douce.

J’ai grandement apprécié l’agencement des chapitres, entre passé et présent. Rapidement, on apprend à connaître Katon, ainsi que Sandra. Les personnages sont bien travaillés, les descriptions qui s’y rapportent sont suffisantes et ne viennent pas alourdir le texte. Rapidement, le ton change, et on découvre le fameux élément perturbateur. J’ai adoré ce moment, parce que je ne m’y attendais pas, et je ne pensais pas que je serais si facilement prise dans le suspense.

L’histoire continue, on balance, comme je l’ai dit, entre le présent avec les retrouvailles de Katon et Sandra ; et le passé avec la « fuite » de Katon. J’ai aimé le fait que les pièces du puzzle s’imbriquent progressivement, mais pas trop vite non plus. D’ailleurs, jusqu’au bout, j’ai établi des théories, pensé que telle ou telle chose était du fait de tel untel, mais finalement, j’ai été surprise.

Le suspense est bien maîtrisé, il n’est jamais complètement accablant, mais il est malgré tout omniprésent, et monte tout doucement. J’ai beaucoup aimé cette ambiance, on n’a pas un abîme entre une petite histoire d’amour, et soudain PAF !, une grosse histoire pleine de suspense. Non, l’une prend petit à petit le pas sur l’autre, sans l’éclipser totalement, et cet équilibre est très agréable.

En somme, une belle surprise, un roman pas trop long, qui se lit bien, qui surprend, et qui fait plaisir.


De quoi passer un très bon moment.

mercredi 7 mars 2018

Lazare Donatien (tomes 1-5) - Virginia BESSON ROBILLIARD

Titre : L'Écritoire (Lazare Donatien#1)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Nombre de tomes : 13
Date de parution : 13 juin 2017
Nombre de pages : 42
Genre : Surnaturel
Lu en : Janvier 2018

10♥/10

Quatrième de couverture : Avez-vous déjà ressenti un certain malaise envers un vieil objet ? Quelque chose dont vous avez hérité et dont vous ne savez pas quoi faire la plupart du temps ?

De tout temps, les hommes ont cherché à percer les mystères qui se présentent en rencontrant plus ou moins de succès dans leur entreprise.

Je ne prétends pas apporter plus de réponses que d’autres à ces nombreuses questions, ce n’est pas mon travail.

Mais si d’aventure des évènements bizarres commençaient à se manifester autour de vous de façon impromptue, ce serait alors le moment choisi pour songer à faire appel à moi.

Qui suis-je ? Un être étrange, travaillant pour des causes plus étranges encore… je suis le Drockhead !


Mon avis : L’Écritoire est le premier épisode d’une saga mettant en scène Lazare Donatien. La quatrième de couverture vous aura sans doute mis sur la voie, il s’agit d’un personnage atypique, vu qu’il est un Drockhead. Très bien, mais qu’est-ce qu’un Drockhead ? Ce premier épisode donne déjà quelques explications, mais il faut attendre la suite pour en savoir davantage… Difficile donc de savoir dans quelle direction va se diriger la suite, mais au vu de ce que j’ai pu apercevoir au cours de ces 42 pages, j’ai envie de prolonger ma découverte !

Dans ce premier opus, nous faisons donc la rencontre avec Lazare Donatien. Il travaille comme antiquaire, mais c’est un antiquaire, dirons-nous… un peu particulier. En effet, son état de Drockhead lui permet, entre autres, de rencontrer des entités surnaturelles. Un jour, un homme vient le voir avec une vieille écritoire qu’il croit hantée. Lazare mène sa petite enquête pour découvrir la vérité sur ce phénomène, et quoi de plus simple que de directement se renseigner auprès de l’entité concernée ?

Vous l’aurez compris, cette histoire va vous mener à la lisière d’un monde surnaturel. Mais vous serez bien loin de tout ce que vous avez déjà lu jusqu’à présent, car Virginia Besson Robilliard propose des idées inédites. Du moins, je n’ai jamais entendu parler de Drockhead avant et même la façon dont elle présente les choses et les personnages sont innovants.

J’ai été agréablement surprise par la tournure que prennent les événements. Sans trop en dire, on balance entre des personnages pour qui le surnaturel est parfaitement normal et d’autres qui ne le soupçonnent même pas. C’est donc très intéressant de comparer les réactions de ces deux groupes face au même phénomène. Lazare sert plus ou moins de pont entre ces deux univers, et sa façon de les faire se confronter est originale et plutôt drôle.

Le style d’écriture est très agréable : pas de longueurs, mais des descriptions largement suffisantes pour profiter pleinement de l’histoire, un rythme qui s’adapte très bien aux différentes situations… Pour faire court, le tout se lit de façon très fluide et, sans s’en rendre compte, on arrive déjà à la dernière page, sur un superbe cliff-hanger !

Ai-je besoin d’en dire plus ? En 42 pages, j’ai découvert un univers inédit et un personnage fort, attachant et intéressant. On sent que l’univers décrit regorge de possibilités et on a qu’une envie : en savoir plus ! Je crois donc qu’on peut dire qu’il s’agit d’un coup de cœur, tout simplement.

Il ne me reste plus qu’à remercier Virigina Besson Robilliard pour ce SP et cette très belle découverte !

Au passage, ce premier épisode est disponible gratuitement sur Amazon ici !

Des idées inédites, un monde qui regorge de possibilités... Je veux en savoir plus ! Génial !

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Titre : Les Runes de Myrdal (Lazare Donatien#2)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 juillet 2017
Nombre de pages : 43
Genre : Surnaturel
Lu en : Février 2018

10/10

Mon avis : Dans mon avis sur l'épisode 1, je vous faisais part de la découverte de l'univers de Lazare Donatien. Me voilà donc avec l'épisode 2, qui vient confirmer ce que je disais : cette saga est un coup de cœur, et la suite est à la hauteur de mes attentesv!

Dans cet épisode, on suit, logiquement, Lazare et Zeph, mais également Dimitri. La fin de l'épisode 1 nous indiquait plus ou moins qu'est-ce qui allait se passer avec Dimitri, eh bien ça y est, c'est là, et c'est un plaisir de découvrir son « entrée en fonction ». On en apprend davantage sur les Drockheads, pour le grand plaisir des lecteurs. Lazare et Dimitri sont dépêchés sur une affaires de runes de pouvoir. Ils vont tout mettre en œuvre pour délivrer le pauvre homme victime du courroux des cinq runes. C'est intéressant d'en savoir plus sur le sujet, je l'avais prédit, ça se confirme : l'univers est regorge de possibilités et c'est génial de l'arpenter !

Il n'y a pas grand-chose de plus à dire, l'épisode 2 tient toutes ses promesses et pose quelques bases supplémentaires pour la suite, qu'il me tarde de découvrir. Ce format « par épisode » m'aura rapidement prise dans ses filets. Tout est très facile à suivre, l'épisode conte une affaire particulière, du début à la fin, mais un fil rouge se créé déjà d'un épisode à l'autre.

Vous l'aurez compris : j'adore ! Je vous conseille réellement de commencer cette saga. L'épisode 1 est gratuit sur Amazon, alors... vous pouvez tester sans crainte ! ☺

Addictif, j'adore !

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Titre : La Barque solaire (Lazare Donatien#3)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 août 2017
Genre : Surnaturel
Nombre de pages : 44
Lu en : Février

10/10

Mon avis : Nouvel épisode qui ne démérite pas ! Le titre vous aura sûrement mis la voie : l'objet qui va intéresser Lazare est une barque solaire. Et qui dit barque solaire, dit logiquement pharaon égyptien. Cette fois-ci, l'auteure nous emmène donc sur la piste d'un ancien pharaon aux pouvoirs hors du commun. Elle va nous faire entrer dans un nouveau monde dans le but de rencontrer cette ancienne puissance.

Une fois n'est pas coutume, ce nouvel univers est riche en découverte et totalement inédit. On a la chance également d'en savoir un peu plus sur les pouvoirs des Drockheads, ainsi que de la façon dont ils peuvent communiquer avec l'au-delà. Dimitri et Zeph prennenent un peu plus d'importance dans cet épisode, une très bonne chose, car l'on sent bien qu'une fois encore, les possibilités d'amener la suite de la série sont innombrables.

Décidément, il s'agit d'une saga qu'il est difficile de lâcher. En plus, je crois que je me fais bien à ce rythme feuilletonesque ! C'est plutôt chouette d'ouvrir un livre et de pouvoir le finir d'une traite sans y passer la nuit, tout en sachant que l'épisode suivant nous attend. Je ne sais pas si le format conviendrait à d'autres sagas, mais en tout cas, il est absolument parfait pour celle-ci.

Dois-je encore vous convaincre qu'il faut vous lancer ou est-ce déjà fait ? Haha.

Toujours au top !

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Titre : Le Kriss javanais (Lazare Donatien#4)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 septembre 2017
Genre : Surnaturel
Nombre de pages : 42
Lu en : Février

10/10

Mon avis : Déjà l’épisode 4, qui est au niveau des précédents. Vous le savez déjà, j’adore cette série, je ne vais donc pas vous rédiger une énième chronique pour vous en chanter les louanges. Cet épisode est peut-être un tout petit peu moins haletant que les précédents, mais il a le mérite d’introduire un nouveau personnage, le grand méchant de l’histoire, si l’on devine bien, la Némésis de Lazare.

L’être nous est présenté brièvement, et grâce à cela, on a droit à un aperçu du passé de Lazare et du fameux Pytki. En réalité, l’épisode précédent nous indiquait déjà quelques petites pistes à l’introduction de ce personnages, et vous le savez, j’aime quand on voit qu’un auteur a réfléchi pour amener les choses progressivement : me voilà donc comblée.

On en apprend davantage aussi sur Moïra, la compagne de Lazare, dont le rôle va probablement changer pour le mieux au fil des épisodes grâce à une certaine discussion qui m’a beaucoup plu. En parallèle, Dimitri va gagner en confiance et en pouvoir afin de servir au mieux les plans du maître Drockhead.

En gros, il s’agit là d’un épisode un peu plus calme, qui sert à jeter de nouvelles bases qui, j’en suis sûre, vont me plaire ! Pas prête de soigner mon addiction de sitôt !


Pas grand-chose de plus à dire, parce que le mieux est encore d'aller lire vous-même le premier épisode et de vous laisser embarquer.

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Titre : La Dent du MicMac (Lazare Donatien#5)
Auteur : Virginia Besson Robilliard
Édition : Autoédité
Date de parution : 13 octobre 2017
Genre : Surnaturel
Nombre de pages : 42
Lu en : Février

10/10

Mon avis : Bon, vous l’avez compris depuis un moment, je suis littéralement fan de la série Lazare Donatien. Ce que je vais aborder cette fois-ci est une question très simple  : pourquoi est-ce qu’après cinq épisodes suis-je toujours autant étonnée et captivée qu’à la lecture du premier  ?

La réponse est des plus simples : l’auteure sait se renouveler à merveille et entraîne sans cesse son lecteur sur de nouvelles pistes. Mais attention, «  nouvelles pistes  » ici se colore de toutes les nuances possibles, car pour notre plus grand bonheur, nous allons d’une part mieux découvrir le nouvel ennemi de Lazare, arpenter un son passé et en savoir plus sur ses pouvoirs. Mais ce n’est pas tout  : on va aussi changer de pays et d’horizon de croyances, puisqu’on va, cette fois-ci, s’intéresser aux Micmacs et même nous rendre sur leurs terres. J’ai adoré découvrir certains aspects de cette peuplade que je connais très mal. J’ai même effectué quelques recherches pour en savoir plus sur elle et voir notamment à quoi ressemble un wigwam, dont il sera question à un moment donné.

Autant dire que je suis toujours aussi ravie qu’au premier jour, heureuse de me plonger dans les superstitions et croyances surnaturelles de nombreux peuples. De l’Égypte à la Scandinavie, en passant par les Micmacs, je suis sûre que les épisodes suivants me procureront tout autant de plaisir et de découvertes. Vivement la suite, donc !


Toujours complètement addict !