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mardi 21 mars 2017

Je suis un des leurs - David RUIZ MARTIN

Titre : Je suis un des leurs
Auteur : David Ruiz Martin
Édition : Autoédité
Date de parution : 2016
Nombre de pages : 408
Genre : Historique, amour, aventure
Décor : Neuchâtel (CH), Madrid (ES)
Lu en : Mars 2017

8/10

Quatrième de couverture : Lorsque Raúl Pontes apprend l’existence d’un grand-père passé pour mort depuis trente ans, son sang ne fait qu’un tour.

Persuadé que ce coup est l’œuvre de son irresponsable mère, un seul choix s’offre alors : celui de pousser la porte de ce passé.

Horacio, ce grand-père au comportement amer lui demande alors une faveur étrange : retrouver son amour perdu il y a plus de soixante-dix ans.

Ses indices le mèneront jusque dans les rues bondées de la capitale espagnole, en plein cœur du Madrid historique et de sa ferveur perpétuelle...

...mais le pousseront, aussi, bien plus loin, aux limites de l’insoutenable, où se mêlent les œuvres d’amour et de mort d’une guerre civile injuste et fratricide.

« Ce qui ne m'a pas tué a rendu ma vie plus belle. » (p.68)


Mon avis : Je tiens déjà à commencer cette chronique en remerciant chaleureusement David Ruiz Martin, qui m’a très gentiment fait parvenir son livre. Adorable !

Il m’a décrit son ouvrage en quelques mots, qui ont tout de suite intéressée. Raúl Pontes, le personnage principal, décide d’aider Horacio, son grand-père, dans une tâche très particulière. Pour ce faire, il va se rendre en Espagne, son pays d’origine, et se plonger dans une période très dure pour tous les Espagnols : la guerre civile et la dictature de Franco. Peu à peu, Raúl va renouer avec ses racines et une véritable renaissance s’opère devant nos yeux.

Le roman se découpe en deux époques, nous avons d’un côté le présent, avec les recherches de Raúl sur terre espagnole, et le passé, grâce aux mémoires d’un journal de bord tenu pendant la guerre civile par Horacio. J’ai beaucoup apprécié cette double entrée en matière pour découvrir l’Espagne et ses blessures encore à vif. Les informations s’entrecroisent très naturellement et ces écrits servent également un autre but : remonter le temps pour que Raúl reconstruise son histoire personnelle. L’histoire se déroule sans heurts et l’on va suivre les premiers pas de Raúl en Espagne. J’ai vraiment eu l’impression de vibrer au rythme de Madrid, mais aussi de s’attrister devant les cicatrices encore béantes de la guerre civile, qui semblent se refermer un peu grâce au lancement de la loi sur la mémoire historique.

Je suis un des leurs est un roman fort, qui parle d’un événement trop souvent éclipsé, notamment par la Seconde Guerre mondiale, mais qui pourtant a des répercussions qui durent encore à l’heure actuelle. Les personnages sont réalistes et attachants, même si certains sont un peu bourrus.

Horreurs de la guerre, amours naissantes, recherche de ses disparus, volonté de renouer avec ses racines, ce livre est très complet et j’en ai beaucoup apprécié la lecture. Un seul petit bémol, il y a un certain nombre de fautes d’orthographe ou de coquilles. Elles ne nuisent, certes, pas trop, mais cet élément reste dommage.

Je remercie encore une fois David Ruiz Martin pour sa confiance et pour s’être dévoilé dans son roman, dans lequel on sent une certaine patte autobiographique, qui rend le tout tangible et agréable.

Je conseille ce livre à tous ceux qui s’intéresse à l’Espagne et à son histoire, mais également à ceux qui cherchent à s’en imprégner, dans un cadre très agréable, qui n’est ni scolaire, ni prise de tête. Une belle découverte.

Un bon livre très complet, intéressant, personnel et touchant.

lundi 12 décembre 2016

Haig, tome 3 : Le Sang des sirènes - Thierry PONCET

Titre : Haig, tome 3 : Le Sang des sirènes
Auteur : Thierry Poncet
Édition : Taurnada
Nombre de tomes : 3 pour l'instant
Date de parution : Novembre 2016
Nombre de pages : 188
Genre : Aventure
Décor : Maroc
Lu en : Novembre 2016

10/10

Quatrième de couverture : e ne suis guère qu'un gosse parti pour l'aventure.
Quand les douaniers marocains me laissent franchir leur barrière, je me dis que j'ai du bol.
Quand le salopard en cavale monte à mon bord, je crois lui offrir sa chance.
Quand la ferme isolée apparaît dans nos phares, je pense que la bonne fortune nous a trouvé un refuge.
Je me trompe sur toute la ligne.
Un gamin, c'est fait pour se gourer.
Et apprendre...


Mon avis : J’ai découvert la saga Haig de Thierry Poncet avec le tome 3 : Le Sang des sirènes. Je remercie les éditions Taurnada de m’avoir fait parvenir ce livre, tout en me rassurant sur le fait qu’il pouvait se lire sans avoir lu les deux tomes précédents, et ça a effectivement été le cas, je n’ai rencontré aucun problème pour comprendre la trame et je me suis retrouvée au cœur de l’histoire dès les premières lignes qui commencent d’ailleurs très fort et qui nous emportent directement dans l’action.

Dans Le Sang des sirènes, nous découvrons le personnage de Haig, alors qu’il n’a que 16 ans et qu’il décide de partir à l’aventure, franchissant la frontière terrestre d’une enclave espagnole pour se rendre au Maroc. Faux papiers en main, il arrive à se rendre en territoire marocain, prêt à vivre intensément sa vie. Certes, il n’avait rien prévu, mais ses aventures vont prendre un tournant qu’il n’aurait pour rien au monde pu prévoir, ni même imaginer… Le voilà pris en étau dans une situation infernale ! Dans quoi s’est-il embarqué ?

J’ai adoré être au cœur de l’action dès les premières pages, ce qui permet au lecteur d’être rapidement le copilote du jeune Haig dont les envies de grands espaces et d’aventures sont contagieuses. J’avais hâte de mettre le pied en terre marocaine, et je n’ai pas été déçue, vu tout ce qu’il va lui arriver très rapidement. Le rythme du roman est rapide, ne laissant aucun temps mort. Les pages défilent toutes seules parce qu’on attend la suite avec avidité. L’histoire prend vite un tournant auquel je ne m’attendais pas et qui m’a pleinement convaincue.

Passons maintenant à la plume de l’auteur, qui peut être un peu déroutante pour certains, mais qui m’a séduite dès les premières phrases. Des phrases incisives, beaucoup de mots argotiques, un ton très familier, quelques grossièretés en passant, le tout donnant naissance à un texte vivant, réaliste et, surtout, hilarant. Je me suis vraiment amusée en lisant, pour ne pas dire que j’ai carrément pris mon pied par moments, un peu comme lorsque je lis San-Antonio (pour le côté humour et argot, pas pour le côté frasques sexuelles du héros, qui ne sont pas à l’ordre du jour dans ce roman). Jusqu’à ce jour, je n’avais pas trouvé d’autre auteur capable d’utiliser un tel vocabulaire avec autant de drôlerie, sans en faire trop, et sans que le tout semble artificiel. Enfin bref, de ce côté-là, j’ai été servie ! Je suppose que les autres tomes de Haig sont écrits de la même façon, puisque c’est ainsi que s’exprime Haig quand il narre son histoire, alors je vais probablement me jeter dessus prochainement.

J’ai aimé l’histoire, le personnage principal m’a beaucoup plu, surtout par sa façon de parler qui m’a tout de suite séduite ; de la même manière, le style de l’auteur m’a tout autant convaincue. Le rythme est haletant, on ne s’arrête jamais. J’ai ri, j’ai tremblé, je me suis posé des questions, j’ai eu peur avec Haig, ne sachant pas trop comment il allait s’en sortir… Franchement, je ne vois pas trop quoi dire de plus, parce que j’avais l’impression que ce livre était fait pour moi. Le seul minuscule reproche que je vais faire, ce que je trouve dommage c’est qu’il y ait deux fautes d’orthographe dans la seule phrase rédigée en espagnol de tout le livre ! C’est un peu ballot, mais ça n’entache en rien mon avis très positif sur Le Sang des sirènes. À quand la suite ?


Style hilarant, histoire sympa, aucun temps mort, beaucoup d'aventure, ça me plaît et donc, je recommande !

jeudi 19 mai 2016

Damné (tomes 1-4) - Hervé GAGNON

Titre : L'Héritage des Cathare (#1)
Auteur : Hervé Gagnon (CA)
Édition : Hurtubise
Nombre de tomes : 4
Date de parution : 2010
Nombre de pages : 420
Genre : Historique, Aventure
Décor : France
Lu en : Mai 2016

10+/10

Quatrième de couverture : Dès sa naissance, en l’an 1185, le fils du seigneur de Rossal est différent des autres. Entré en ce monde le visage voilé, le jeune Gondemar ne vivra que parce que la succession de la seigneurie l’exige. Objet de la méfiance superstitieuse des serfs, il trouvera refuge auprès du père Prelou et de Pernelle, sa seule amie. Mais Gondemar n’est pas né pour le bonheur. La solitude doit être son lot.

L’année de ses quatorze ans, Gondemar fait la connaissance de Bertrand de Montbard, templier défroqué, engagé comme maître d’armes afin de protéger Rossal. Avec le temps, l’adolescent verra en Montbard le père puissant qu’il n’a jamais eu. Après un entraînement qui frise la cruauté, le futur seigneur devient un guerrier redoutable. Jusqu’au jour où il est assassiné.

Ironiquement, c’est à cet instant que s’amorce la vraie destinée de Gondemar de Rossal. Ramené d’entre les morts après un séjour en enfer, il a désormais pour mission de protéger la Vérité, dont il ne connaît ni la nature ni l’emplacement. Tout ce qu’il sait, c’est qu’il doit suivre la route du Sud et qu’il doit mener cette quête afin de trouver le salut de son âme. Sur son chemin, cathares, templiers et croisés se succèderont.

Et cette Vérité qu’il doit sauvegarder lui dévoilera un pan méconnu de l’histoire.


Mon avis : Grâce aux avis très positifs de Lady Swan et d'Aurélie sur le forum Accros et Mordus, je me suis décidée de me lancer dans cette nouvelle saga sans savoir exactement où je mettais les pieds. Il faut dire que je n'ai jamais lu ce genre de livre, qu'il s'agisse de l'époque historique ou du sujet de la damnation. J'avais un peu peur que le thème de la religion soit étouffant ou moralisateur, vu les thèmes abordés, mais finalement, ce n'est absolument pas le cas. Certes, elle est là en toile de fond, mais plus pour nous expliquer les croyances de l'époque et les motivations des croisades et pour servir de toile de fond à l'intrigue. C'est au final la colle de tout l'édifice, mais qui ne déborde pas et se fait donc très discrète.

Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance de Gondemar, le narrateur de l'histoire, qui nous raconte ses déboires, qui on commencé dès le jour de la naissance. En effet, celui-ci est venu au monde "voilé", c'est-à-dire recouvert d'un morceau du sac utérin. Cette marque présage le mal et la sage-femme demande aux parents s'ils veulent voir le bébé vivre ou non. Afin de préserver leur patrimoine, ils vont à ce moment-là seller son destin et la sage-femme lui fait prendre sa première inspiration. Né sous des augures aussi mauvaises, tous semblent le fuir et sa vie aurait été bien difficile s'il n'avait pas été fils de seigneur.

Il continue à nous narrer les différents éléments qui ont fait ce qu'il est devenu plus tard ; une histoire souvent triste, marquée par le rejet, la peur, la haine et la colère. Petit à petit, il bascule vers le côté obscur, il devient violent, méchant, cruel, son âme semble perdue, jusqu'au jour où le plus étrange va se produire, laissant exploser aux yeux du lecteur le titre de la saga. Sa décente aux enfers n'est pas que figurée et un certain Métatron lui offre l'opportunité de faire le bien, de protéger la Vérité, même s'il ne jouira plus de l'aide du Dieu qu'il a renié.

C'est ainsi que sa damnation commence, nous menant sur la piste des Cathares, en pleine croisade (aux alentours de 1200). Je dois avouer que c'est un passage historique que je ne connais pas bien du tout, mais qui m'intéresse, parce que plein de mystères. J'imagine bien qu'il y a une belle part de fiction, mais malgré tout, certains noms me sont familiers (comme Innocent III) et la description de l'horreur de la guerre me semble bien proche de la réalité. Des soldats qui dorment à même le sol, entre les blessés, les morts et les excréments. Les odeurs putrides qui règnent sur les camps, le manque de présence féminine qui donne naissance à des pseudos bordels en plein air et autres scènes du genre. Les combats au corps-à-corps, les membres tranchés, les intestins perforés... On est face à une vraie guerre, immonde, cruelle, mais criante de réalisme.

Le tome s'achève sur une révélation qui remet en cause les fondements de tout ce qui est connu. Un revirement incroyable, qui ébranle notre narrateur et son maître. On ne sait que trop ce que la suite lui réserve, mais j'ai hâte de le découvrir. En tout cas, ces premiers pas en territoire cathare ont été très agréables.

Un mystère, une Vérité, un damné en terre cathare en pleine croisade... Une belle aventure en perspective sur fond de religion.

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Titre : Le Fardeau de Lucifer (#2)
Auteur : Harvé Gagnon
Date de parution : 2010
Nombre de pages : 420
Genre : Historique, Aventure
Décor : France (Sud)
Lu en : Mai 2016

10/10

Quatrième de couverture :Je trouve que la quatrième de couverture en dévoile un petit peu trop... C'est vraiment dommage, mieux vaut garder quelques surprises tout de même. Mais en gros, Gondemar suit sa quête, surtout après les révélations en fin du tome 1. Mais je vous laisse avec une petite citation pour vous mettre dans l'ambiance :

« Il s'acharnait particulièrement sur les terres de Foix, espérant affaiblir l'adversaire qui lui avait tenu tête, et les histoires d'horreur qui nous étaient rapportées étaient à la hauteur de sa triste réputation. Elles parlaient de Parfaits torturés et brûlés, de femmes violées, d'enfants éventrés, de chevaliers pendus, de maisons incendiées, de fortifications rasées, de terres confisquées et de toutes ces choses qui composaient mon ordinaire. »


Mon avis : Autant dire que vu la révélation sur laquelle se termine le tome 1, il est très dur de ne pas vouloir enchaîner de suite avec le tome 2. C'est ce que j'ai fait, et vu à quel point il m'a captivée, il a été terminé très vite, mais ce ne fut que du plaisir.

Donc, sans en dévoiler trop, la fin du tome 1 nous apprenait ce qu'était cette fameuse Vérité que Gondemar doit protéger s'il veut sauver son âme. Dans ce tome, il va découvrir qu'il n'est pas la seul à la protéger et à y vouer sa vie pour ce faire. En fait, il s'agit même d'un ordre qui s'est créé autour. Toute une hiérarchie s'est mise en place afin de préserver certains secrets d'une importance capitale. Mais que vient faire Gondemar là-dedans ? Je vous laisserai l'apprendre au fil des pages.

Parallèlement, la guerre fait toujours rage entre les croisés et les hérétiques, nous offrant son lot d'horreur, de sang et de cruauté. Les scènes décrivent toujours aussi bien l'ambiance des combats. Nous allons apprendre à connaître de nouveaux personnages et certains ne seront pas épargnés par les atrocités de la guerre et autres événements tragiques. Mais l'auteur fait bien, le tout n'en est que plus crédible.

Pour ne pas en dire trop, mais me faire comprendre de ceux qui ont déjà lu ce tome, je dirai qu'une scène en particulier m'a profondément marquée. Lorsque sous une tente, un événement empreint de cruauté et d'une atrocité redoutable se produit. Mais encore une fois, l'auteur sait ne pas épargner ses lecteurs en ménageant les personnages amicaux ou non. Même si j'ai été attristée par la fin des événements, je les trouve très bien menés.

Sinon, que dire de plus ? Pas grand-chose en fait, le rythme est tellement fort et il se passe tellement de choses que je ne peux rien dire de plus sans vous gâcher le plaisir de certaines révélations. Mais autant dire qu'il y a de l'action, des rebondissements, des retournements de situations, des trahisons, des blessures, des coups durs, des morts, mais aussi de l'espoir, des révélations et une nouvelle quête qui se met en place pour le fameux "Lucifer" dont il est question dans le titre. D'ailleurs, que de questions derrière le nom de cet ange déchu, je suis curieuse de voir ce que la suite nous apprendra sur son compte et sur sa quête.

En quelques mots, c'est une très bonne saga sur fond historique qui me plaît toujours autant. Vu que ce deuxième tome finit encore une fois sur un élément captivant et intrigant, je n'ai encore une fois qu'une seule envie : connaître la suite ! Ce que je n'ai pas hésité à faire en me lançant directement dans le tome 3 et je sais déjà d'avance qu'il ne me décevra pas. Je ne trouve aucun point négatif ni à l'histoire ni au style de l'auteur et encore moins au choix qu'il fait. En un mot comme en cent : j'adore !

Que de révélations et de rebondissements. Dur d'en dire plus, c'est tellement mieux de se laisser surprendre. Ahh, j'adore !

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Titre : L'Étoffe du Juste (#3)
Auteur : Hervé Gagnon
Date de parution : ici
Nombre de pages : ici
Genre : Aventure, historique
Décor : France (Toulouse)
Lu en : Mai 2016

10+/10

Quatrième de couverture : [Allez, comme pour le tome 2, je ne vous donne pas la quatrième de couverture officielle qui en dévoile bien trop. Sachez seulement que Gondemar n'est pas au bout de ses peines et ses aventures vont le mener à chercher la deuxième moitié de l'objet de sa quête. Et que ce tome est brillantissime !]

Mon avis : Rha la la, encore un tome génial avec son lot d'actions, de révélations, de retournements de situation, etc. En gros, tous les points positifs que j'ai déjà évoqués dans les avis des deux tomes précédents. Encore une fois, c'est vraiment difficile d'en dire plus ou de détailler davantage.

Je peux toutefois dire que ce tome est un petit peu plus axé aventure que les deux premiers et j'ai encore plus aimé, si tant est que ce soit possible. J'ai été une fois de plus happée du début jusqu'à la fin et je suis passée par toute une gamme d'émotions encore plus large que pour les autres ! De la surprise, de la tension, de la peur, de l'espoir, du dégoût et j'en passe. Il ne manque rien selon moi. J'ai adoré. Et ce n'est qu'une fois arrivée à la toute fin que j'ai repassé l'intégralité de l'histoire dans ma tête et que je me suis rendu compte que tout avait été amené en temps et en heure pour nous donner les éléments suffisants et que tout se tient parfaitement bien. Le récit est tellement bien ficelé... quel talent !

J'ai été subjuguée par la description du dernier endroit que Gondemar visite. J'en aurais voulu encore plus, tellement j'y ressentais le suspense et le poids des révélations. D'ailleurs, des révélations, il y en a encore mais, de nouveau, elles nous amènent à d'autres questions et forcément, je n'ai eu qu'une envie : lire la suite, une fois de plus. Alors ça on peut le dire: cette saga est addictive.

Je suis aussi impressionnée par la justesse du choix des titres. Chaque fois, ils nous titillent un peu sans tout nous dévoiler, jusqu'au moment où tout s'éclaire. Ce titre ne fait pas exception. Une fois que l'on découvre sa signification, on se dit que l'on aurait pu y penser, et pourtant non, je ne suis pas sûre que cela soit possible. La découverte de cette signification m'a juste emportée encore un peu plus dans les profondeurs de cette folle histoire.

Même si un personnage commence un peu à prendre trop souvent des risques inutiles à mon goût, mais bon, c'est son caractère, ça s'explique parfaitement. Mais forcément, en tant que lecteur, on a envie de lui crier "non, juste non !" Le passage avec le feu sacré, la rencontre avec Guy, la découverte de la signification du titre... Que de passages incroyables et captivants qui s'entremêlent à la perfection.

Une vraie merveille !

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Titre : Le Baptême de Judas (#4)
Auteur : Hervé Gagnon
Date de parution : 2011
Nombre de pages : 440
Genre : Aventure, historique
Décor : France
Lu en : Mai 2016

10/10

Quatrième de couverture : [Encore une fois je ne vais pas mettre la quatrième de couverture. Non, vraiment, je me désole un peu des choix qui ont été faits.]

Mon avis : Et voilà que je termine cette saga que j'ai trouvée géniale de A à Z. J'ai adoré les quatre tomes, même s'il y a un petit quelque chose en plus dans le tome 3 qui a su encore davantage me captiver. Autant dire qu'il s'agit là d'un petit bilan sur toute la saga qui est des plus positifs. Tout se tient jusqu'à la fin. D'ailleurs, j'avoue que c'était bien ça qui me faisait peur avant d'attaquer ce tome... La fin ! Eh bien j'ai été ravie de découvrir qu'elle est bien trouvée et ne vient que clore cette histoire en beauté, je n'en attendais pas moins. Superbe.

Pour parler plus particulièrement de ce quatrième tome, je peux vous dire que Gondemar et ses amis sont loin de s'imaginer la tournure que vont prendre certains événements ! Déjà que nous en tant que lecteurs, nous tombons des nues, alors j'ose à peine imaginer ce que la petite bande a pu ressentir sur le moment. Les rebondissements sont vraiment menés d'une main de maître et seront sans doute ce que je retiendrai de toute la saga.

Les premiers chapitres que je qualifierais de "voyage à cheval" peuvent sembler un peu longs, mais en réalité sont importants pour bien cerner l'état d'esprit de Gondemar afin de pouvoir mieux profiter de la suite. Je crois que j'étais un peu trop impatiente. Mais maintenant, avec la tête froide, je me rends bien compte qu'il n'y a aucun reproche à faire. Tout le reste du tome, nous allons arpenter les terres du Sud afin de pouvoir enfin découvrir toute la vérité sur la Vérité. (Huhu.)

Par contre, je souris en pensant que j'avais fait l'éloge du choix des titres dans mon avis précédent, alors que je reste un peu perplexe du choix de celui-ci. Mais bon, il vient peut-être bêtement de ma mauvaise connaissance de la religion qui m'empêche de faire certains liens. J'ai bien une idée, mais il n'empêche que je reste un peu perplexe.

Bref, je ne sais que dire de plus, sinon que c'était brillantissime, que la fin était à la hauteur de la saga et que j'ai adoré !

Tudieu que c'était bien !

dimanche 23 août 2015

Sa Majesté des Mouches - William GOLDING

Titre : Sa Majesté des Mouches
Titre original : Lord of the Flies
Auteur : William Golding
Édition : Folio
Date de parution : 1954
Nombre de pages : 245
Genre : Aventure
Décor : Une île
Lu en : Juillet 2015

3/10

Quatrième de couverture : Une bande de garçons de six à douze ans se trouve jetée par un naufrage sur une île déserte montagneuse, où poussent des arbres tropicaux et gîtent des animaux sauvages. L'aventure apparaît d'abord aux enfants comme de merveilleuses vacances. On peut se nourrir de fruits, se baigner, jouer à Robinson.

Mais il faut s'organiser. Suivant les meilleures traditions des collèges anglais, on élit un chef. C'est Ralph, qui s'entoure de Porcinet, « l'intellectuel » un peu ridicule, et de Simon. Mais bientôt un rival de Ralph se porte à la tête d'une bande rivale, et la bagarre entre les deux bandes devient rapidement si grave que Simon et Porcinet sont tués. Ralph échappe de justesse, sauvé par l'arrivée des adultes.

Ce roman remarquable a un sens allégorique qu'il n'est pas difficile de comprendre : c'est l'aventure des sociétés humaines qui est tragiquement mise en scène par les enfants. Mais l'œuvre vaut avant tout par la description de leur comportement et par l'atmosphère de joie, de mystère et d'effroi qui la baigne.


Mon avis : Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce livre. Pourtant, le titre ne m’était pas inconnu. Même si j’ai bien aimé le fait de voir un semblant de société se créer sur une île déserte (ainsi que la critique qui en est faite), je dois avouer que l’histoire en elle-même n’est pas des plus passionnantes. L’intrigue met du temps à s’installer et les personnages sont très superficiels. D’ailleurs, on ne sait rien de la plupart d’entre eux et ils ne semblent pas plus traumatisés que ça que de se retrouver seuls au monde sur une île déserte suite à un accident d’avion, dont on ne sait rien non plus... Autre élément qui m’a perturbée ; à croire que tout le monde s’en fiche royalement.

On imagine bien qu’un événement va venir troubler la nouvelle vie de nos survivants, mais on attend un bon moment avant d’en avoir un aperçu. J’ai eu un peu de peine à avaler autant de pages inutiles avant d’enfin ressentir un peu l’urgence de la situation.

En fait, j’ai l’impression que tout se passe dans le dernier cinquième du livre. En lisant la quatrième de couverture on peut facilement se passer de toute l’installation sur l’île et profiter des 50 dernières pages. Par contre, ces 50 dernières pages sont intenses et font froid dans le dos, on les lit d’une traite. Heureusement, ça vient un peu remonter mon avis sur le livre... Parce que même la plume de l’auteur (ou peut-être du traducteur, je ne sais pas) ne m’a pas totalement convaincue. De nombreuses phrases sont très « enfantine » peut-être pour bien montrer au lecteur qu’on se retrouver parmi des enfants. J’ai bien aimé par exemple que l’auteur appelle les adultes « grandes personnes » notamment, je trouve que cela sonne très juste et rend la narration plus vraie, mais d’autres phrases ne m’ont vraiment pas plu. Je pense notamment à « il commença une crise d’asthme ». Parfois, pour installer un peu de suspense, les faits sont cachés derrières des descriptions imagées auxquelles j’ai été totalement insensible. Pire, je n’ai souvent même pas compris à quoi elles étaient censées se référer.

J’ai été contente par contre de pouvoir mettre une signification au titre de cette œuvre bien singulier. D’ailleurs, c’est aussi à partir de ce moment-là que le livre prend une drôle de tournure, que le rythme s’accélère un peu et que la lecture devient enfin intéressante.

Lecture pour : C’est censé être un livre jeunesse, mais qui peut être lu par tous. La fin est surprenante, la critique de la société est très sympa, mais l’histoire en elle-même ne casse pas des briques et ne nous tient pas vraiment en haleine.

Mouais, ça casse pas des briques...

dimanche 15 mars 2015

Le Sauveteur de Touristes - Éric LANGE

Titre : Le Sauveteur de touristes
Auteur : Éric Lange
Édition : Taurnada
Date de parution : 10 fév. 2015 (numérique) / 25 mars 2015 (papier)
Nombre de pages : 170 (num.) / 268 (pap.)
Genre : Thriller
Décor : France, États-Unis, Bangkok - Thaïlande, Goa - Inde, Tanger - Maroc, Ceuta - Espagne, Alice Springs - Australie
Lu en : Février 2015

10/10

Quatrième de couverture : Je suis le sauveteur de touristes. C'est mon métier, une sorte de détective privé ne travaillant que sur des affaires de touristes en perdition. Les cas les plus courants sont les emprisonnements pour trafic et consommation de drogues illégales, mais les plus intéressants sont les disparitions, volontaires ou non.

Cette histoire est celle de ma première enquête. Elle m'entraîne à New York, Bangkok, Goa, Tanger et Alice Springs, à la recherche d'Émilie. Émilie, la fille qui peut détruire notre monde. Si elle le veut.


Mon avis : Le Sauveteur de Touristes… Rien que ce titre percutant me donnait envie d’en savoir plus. La quatrième de couverture était elle aussi très alléchante et prometteuse. On se voit déjà embarqué dans une aventure fascinante et pleine de suspense, qui nous entraîne sur les cinq continents. C’est donc avec un enthousiasme digne d’une petite fille qui ouvre ses cadeaux de Noël que je me suis plongée dans ce livre !

Dès les premières lignes (que j’ai reconnues comme étant le premier paragraphe du résumé de l’œuvre) j’ai su que je n’allais pas être déçue. Un sauveteur de touristes, un concept totalement nouveau, très intrigant et presque « palpable ». Chaque année, des centaines de touristes disparaissent dans le monde. Que deviennent-ils ? Très rapidement, nous découvrons que la police est limitée dans ses recherches pour de tels cas, puisque rien n’empêche un adulte de tout quitter du jour au lendemain sans laisser de trace ni prévenir ses proches. On se retrouve donc face à un dilemme cornélien, car si certains souhaitent en effet disparaître volontairement, d’autres sont en fait en grand danger.

C’est là que Tom Harlem, ancien journaliste de terrain, fait son entrée, le jour où Florence de Laferrière lui demande d’enquêter sur la disparition de sa nièce en Thaïlande, le jour où il devient « le sauveteur de touristes ». Les indices qu’ils découvrent vont le mener à Bangkok, aux États-Unis, à Goa, à Tanger, en Australie… J’ai fait le tour de monde en 170 pages ! Corruption, pauvreté, grands hôtels dénués d’âme, impunité… Sont autant de sujets passionnants abordés en toile de fond tout au long de l’histoire. C’est vite vu, je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

J’adore voyager et Éric Lange a su me faire voyager à travers ses descriptions factuelles à chaque fois que Tom foule le sol d’un nouveau pays. Ajoutons à cela quelques explications historiques bien placées pour présenter l’atmosphère actuelle de chaque lieu, et ça y est, j’y suis ; je comprends cette Bangkok aux deux visages, je visualise cette Tanger aux nombreuses maisons en construction sur plusieurs générations, je vois ces migrants affluer par milliers contre les remparts de Ceuta... Des mots bien choisis, une plume fluide, très agréable à lire et quelques phrases suffisent à nous transporter.

Attention, il ne faut pas croire là que nous avons affaire à une balade de santé. Bien au contraire, ces passages s’imbriquent dans une narration au rythme soutenu tout au long de cette enquête passionnante, véritable enchevêtrement d’évènements logiques et cohérents. De plus, on s’attache très vite à Tom Harlem et on suit donc ses aventures avec encore plus de cœur. Les premières pages du livre nous plongent dans son passé, juste avant de devenir « sauveteur de touriste », lorsqu’il est encore journaliste et on en apprend beaucoup sur son caractère. Sans oublier que ses péripéties autour du monde ainsi que ses nombreux indics n’en sont que plus crédibles. J’ai adoré ces détails sur sa vie, Tom est un personnage très réaliste, charismatique, avec un passé, un présent et un futur.

Pour conclure en quelques mots : j’ai été totalement conquise par cette course contre la montre aux quatre coins du monde pleine de suspense ; et la plume d’Éric Lange ne m’a pas laissée insensible.

Je remercie du fond du cœur les Éditions Taurnada et le forum A&M pour cette belle découverte, ainsi que pour leur confiance.

Une fantastique découverte ! Je recommande vivement aux amateurs de thrillers et de voyages. À LIRE !