mardi 14 juillet 2015

Légendes du Guatemala - Miguel Angel ASTURIAS

Titre : Légendes du Guatemala
Titre original : Leyendas de Guatemala
Auteur : Miguel Angel Asturias
Prix Nobel : 1967
Édition : Folio
Date de parution : 1985
Nombre de pages : 175^9
Genre : Légendes
Décor : Guatemala
Lu en : Juillet 2015

3/10

Quatrième de couverture : Quel mélange que ce mélange de nature torride, de botanique aberrante, de magie indigène, de théologie de Salamanque, où le volcan, les moines, l'Homme-Pavot, le Marchand de bijoux sans prix, les " bandes d'ivrognesses dominicales ", les " maîtres mages qui vont dans les villes enseigner la fabrication des tissus et la valeur du Zéro ", composent les plus délirants des songes.

Ma lecture me fut un philtre, car cet ouvrage se boit plus qu'il ne se lit. Il me fut l'agent d'un cauchemar tropical, vécu non sans un singulier délice, j'ai cru avoir absorbé le suc de plantes incroyables, ou une décoction de ces fleurs qui capturent et digèrent les oiseaux.
Paul Valéry


Mon avis : Ce livre est une immense déception, je ne m’attendais pas du tout à cela. Le Guatemala est un pays plein de légendes fantastiques et de croyances millénaires auxquelles croient encore la majorité des Guatémaltèques. J’ai étudié deux mois au Guatemala et j’ai été accueillie dans une famille locale, qui a partagé ses croyances, légendes et superstitions avec moi. J’ai adoré, en plus, c’est un pays plein de mystères et d’histoire, notamment avec les sites archéologiques mayas, aux nombreuses histoires. J’avais donc eu un aperçu des légendes, parce qu’on m’en a contées et parce que j’en ai lu quelques-unes à l’école sur place. Je me réjouissais donc de me plonger dans Légendes du Guatemala, écrit par Miguel Angel Asturias, prix Nobel de littérature de 1967 et une véritable fierté pour les Guatémaltèques.

Après quelques pages, je me suis déjà rendu compte que les sentiments n’étaient pas les mêmes, j’ai trouvé l’écriture beaucoup trop alambiquée et loin du style qui me fait habituellement vibrer quand je lis des légendes. Bien sûr, au travers de quelques descriptions, j’ai été transportée quelques minutes à Antigua ou Atitlán par exemple, mais c’et tout. J’ai été parfaitement insensible à plusieurs métaphores, qui allaient beaucoup trop loin pour moi. Comparer le ciel à la bouche et filer la métaphore sur plusieurs pages pourquoi pas, mais était-ce vraiment nécessaire de la pousser jusqu’à « il fronçait les sourcils - brosses que l'attention charge d'un dentifrice invisible ». Je n’ai tout simplement pas réussi à entrer dans le livre.

Et que dire de la multitude de notes en tout genre ! Précisions de l’auteur, notes du traducteur... Il y a de tout et on se retrouve à feuilleter son livre pour retrouver les astérisques (à noter que les mots sont en plus classés de façon très étrange : alphabétique tout en étant découpé par groupe de légendes), sans oublier que parfois, l’astérisque n’est même pas mise à la première occurrence du mot, d’autre fois, l’astérisque est après un groupe de mot et on ne sait même plus quoi chercher. Et franchement, j’ai vraiment l’impression d’avoir perdu mon temps quand je m’embête à chercher une information pour apprendre sur Pedro de Bétancourt : « [...] il était de taille moyenne, brun, très barbu, le front large avec une cicatrice et les yeux noirs et vifs. [...] » Cela rend la lecture lente, lourde, pénible et difficilement compréhensible... Et pourtant, je connaissais déjà quelques légendes, ainsi que les lieux et plusieurs coutumes.

Je n’ai pas beaucoup apprécié les premières légendes courtes, et je n’ai juste rien compris à la dernière ! Ce livre est très loin de ce que j’attendais et d’un style trop ampoulé et impersonnel pour apprécier la lecture. Au final, j’ai préféré les légendes plus « bruts », rédigées d’une façon plus orale et proche du lecteur que j’avais lues sur place (Quetzal, Llorona, Sombrerón) que la version de Miguel Angel Asturias. J’ai vraiment eu l’impression qu’à force de vouloir faire trop bien, on en arrive à quelque chose de trop compliqué et sans saveur.

Je suis bien triste, mais je ne conseille pas vraiment ce livre, pourtant, j’aime les légendes et j’adore le Guatemala... Par contre, si j’arrive remettre la main sur celles que j’avais lues à Antigua, (de mémoire écrites par des anonymes, ça va être facile...) je vous tiens au courant. Elle étaient vibrantes de couleur, mystérieuses et vivantes.

Énorme déception !

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